PROCRASTINER UTILE, C’EST POSSIBLE !

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Je suis comme tout un chacun une grande procrastinatrice. J’ai du mal à me lancer dans la rédaction de grands documents complexes, et hélas, cela constitue souvent la plus grande partie de mon travail. L’analyse de mes forces m’a prouvé que j’étais créative en toutes situations (j’ai de la ressource), mais aussi que l’amour de l’apprentissage me portait en toutes choses.

Ces deux qualités, associées à mes forces les moins “exprimées”, l’auto-discipline et la persévérance, font de moi une procrastinatrice de grand talent. Je sais que je trouverai toujours une solution pour fournir un travail de qualité dans les temps, et à côté de ça je suis distraite par le moindre titre d’article un peu alléchant sur le net. Je vous livre donc aujourd’hui mes trucs et astuces pour contourner et contrer la procrastination, et les jours où ce n’est pas possible, faire de ces moments de non-travail des périodes pas si inutiles que ça.

  1. ACCEPTER LA PROCRASTINATION : accepter la procrastination, c’est déjà ne plus en faire vraiment. Je m’explique : ok je n’ai pas envie de faire ce truc urgent. Pas envie du tout, pas l’énergie, pas envie de réfléchir. Ok. Pas envie, alors je ne le fais pas. Je ne le fais pas, je ne vais pas le faire, je le ferai plus tard. Voilà. Ne serait-ce que s’autoriser clairement, en le formulant, de décider de ne pas faire une corvée ou un travail un peu oppressant, réduit déjà drastiquement l’envie de ne pas le faire. La procrastination est un peu l’esprit de contradiction, aller dans son sens, c’est également s’en affranchir. C’est bon, je vais le faire, maintenant.
  1. COMPRENDRE LA PROCRASTINATION : beaucoup de procrastinateurs sont des rêveurs qui ont besoin d’une phase de maturation pour mettre en oeuvre leur motivation. L’air de rien, la procrastination est un espace de réflexion où sous l’apparence de tâches futiles, de vraies réflexions initiées en amont se développent et s’enrichissent inconsciemment, en “back office”. Il s’agit donc de se prendre le temps de formuler les grandes questions des dossiers en cours ou des problèmes à résoudre de façon très claire, afin que les périodes de procrastination qui suivent soient le théâtre d’un travail inconscient mais bien réel sur ces problématiques. (c’est la version diurne de “la nuit porte conseil”).
  1. ORGANISER LA PROCRASTINATION : n’avez-vous pas remarqué que vous avez du mal à vous lancer dans des tâches complexes et longues à certaines heures de la journée ? Personnellement, impossible de commencer un travail d’ampleur entre 14h et 17h. Mon cerveau est mou. Dommage, c’est une grande partie de mon après-midi (de travail). En revanche, de 8h à 11h du matin, je suis au top de ma concentration et de mon hyperlucidité intellectuelle. Mais ça ne revient que vers 17h. Forte de la connaissance de ce rythme (au bout de quelques années, ça finit par rentrer), je consacre mes matinées aux tâches complexes, et je procrastine utile (voir point suivant) l’après-midi, histoire de ne pas perdre complètement mon temps, puis je reprends le flambeau en fin de journée. A chacun d’identifier ses propres plages d’efficacité pour les exploiter au mieux, et cesser de culpabiliser pendant les périodes “creuses” en énergie, pour rêvasser ou faire des mini-tâches le coeur léger.
  1. PROCRASTINER UTILE : quitte à ne pas faire LA chose à faire, autant en profiter pour évacuer les mille petites tâches moins utiles, mais chronophages. Pendant ce temps, ayez à l’esprit le gros travail à faire et surtout ayez le sentiment de prendre soin de vous en vous occupant CONSCIEMMENT d’autre chose que de votre dossier. Ne vous voilez pas la face. J’écris cet article précisément dans cette circonstance : je fais quelque chose qui me plaît au lieu de faire un travail qui me coûte un peu, mais je le fais en ayant conscience de le faire, sans culpabilité et avec plaisir. Interdiction bien sûr d’aller sur Facebook (on parle de procrastination utile) vous pouvez par contre surfer sur Pinterest, qui est le réseau social le plus inspirant du monde. Il vous apportera toujours quelque chose pour votre travail ou votre réflexion. (J’espère que vous y suivrez les tableaux de l’Oeuf du Neuf !)
  1. REFUSER LA PROCRASTINATION COMME FACADE DE LA PEUR DE MAL FAIRE : produire quelque chose, c’est le soumettre à un jugement. La peur de se lancer dans une tâche vaste peut être bloquante. Ecrasé par l’ampleur de la mission, nous ne savons pas par où commencer, donc nous ne faisons rien, en stressant. La solution, toute simple, mais à garder en tête : séquencer le projet en étapes moins difficiles à réaliser correctement que la tâche dans sa globalité. Tracer son plan sur un bloc-note avant d’attaquer, pour le visualiser. Noter à la main au fur et à mesure ce qui ne doit pas être oublié, et ainsi limiter les risques d’erreur ou d’oubli. Ces mesures faciles mais réconfortantes peuvent vous aider à vous mettre au travail dans un bon état d’esprit.
  1. COMBATTRE DE FRONT LA PROCRASTINATION : parfois, en dépit de ces astuces, l’envie de s’y mettre ne vient pas. On cesse alors le contournement, et on attaque l’adversaire frontalement. C’est la manière forte pour me mettre au travail. Dans un premier temps, je visualise en amont la plage de travail bien délimitée réservée à LA tâche. Puis je coupe délibérément l’accès aux sources de distractions (dans mon cas, sur Internet, mes abonnements à des magazines, et Facebook), grâce à ce petit logiciel très bien fait. Comme je n’aime pas téléphoner, je n’ai pas besoin de couper mon téléphone, c’est même plutôt un confort de m’autoriser à ne pas y répondre. Je me répète ensuite 5 fois ma citation préférée “On se sent bien quand on fait les choses bien”. Je mets cette playlist de David Bowie et c’est parti ! (je me fais une boisson chaude aussi, un très grand café très sucré, mais faites ce que vous aimez…)

Si aucune de ces astuces ne vous permet de vous mettre au travail dans un état d’esprit positif, c’est que votre tâche n’est plus capable de vous apporter du plaisir. A ce moment, c’est peut-être un changement de job ou de métier qui s’annonce … La dernière chance avant cette étape, c’est le job crafting de votre activité !

ça tombe bien, on en parle demain !

LES CHAPEAUX DE BONO

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L’article d’hier était costaud, avec un test, des forces, des choses complexes à digérer. Aujourd’hui, c’est plus léger, mais tout aussi utile au travail, pour la prise de décision comme pour la résolution de problèmes. Je vais vous parler des chapeaux De Bono. Rien à voir avec les couvre-chefs du leader de U2 (désolée). Cette théorie tire son nom de celui de son créateur, Edward De Bono. C’est beaucoup moins rigolo, je sais, mais c’est comme ça. Ecoutez pourtant : l’idée générale est que lorsque nous réfléchissons, nous recevons un tas d’idées en même temps. Et là, c’est la CONFUSION ! Le tri s’opère très rapidement et automatiquement, en fonction de nos croyances, de nos expériences, de notre culture. Ce qui est bien dommage, car sans le savoir nous éliminons ainsi des idées potentiellement excellentes, simplement parce qu’elles déstabilisent notre façon de penser.

En découpant notre réflexion en séquences distinctes, nous parvenons à nous concentrer sur une chose à la fois, et empêchons notre censure interne d’éliminer directement des idées qui nous déconcertent. Edward De Bono (Ed pour les intimes) propose de diviser la recherche de solutions en 6 phases, chacune représentée par un chapeau de couleur qui va symboliser physiquement une façon de penser.

Quel intérêt ? Carnaval ?

Petits cyniques, vous allez être bien déçus ; cette technique est très utile pour notamment voir la situation sous des angles différents et ainsi admettre la multiplicité des points de vue, ce qui permet d’explorer de nouveaux champs de réflexion. Ainsi, nous pouvons construire une vision à la fois globale et détaillée du sujet.

Concrètement, il s’agit tout simplement de passer la situation et les solutions possibles par les filtres des 6 chapeaux. Mais voyons-les plutôt, ces fameux chapeaux.

  •  Le chapeau blanc représente la neutralité : les faits, dénués d’interprétations. Il peut s’agir de chiffres, d’informations factuelles, de dates, de délais, de montants, de lieux en lien avec le sujet.

Dans votre situation: quels sont les faits?

  •  Le chapeau rouge représente les émotions, sentiments, impressions, intuitions associées à la situation.

Dans cette situation, que ressentez-vous? Qu’est ce que qui compte pour vous ?

  • Le chapeau vert représente la créativité sans censure, la fertilité des idées.

Quelles sont les solutions possibles, y compris les plus folles?

  •  Le chapeau jaune représente l’optimisme, la critique positive, les bénéfices à tirer des solutions proposées.

Pour chacune de ces solutions, on peut faire quelque chose : quoi mettre en oeuvre concrètement ?

  •  Le chapeau noir représente les objections, l’anticipation des dangers et des risques, la prudence.

Pour chacune de ces solutions : quels sont les risques? Les avantages et inconvénients?

  • Le chapeau bleu représente l’organisation, la canalisation des idées, la synthèse gagnante : c’est le chapeau qui englobe tous les autres.

En prenant tout cela en compte: quelle est la solution à retenir? Comment organiser sa mise en oeuvre ?

Je vous ai illustré ici avec un croquis rapide un exemple de questionnement classique dans le parcours professionnel : Should I stay or should I go ? (est ce que je pars ou est ce que je reste?) évalué grâce à la technique des chapeaux De Bono et d’une sorte de Mind Map (ça aussi on va en reparler…)

Les chapeaux fonctionnent aussi lors de réunions, pendant lesquelles on va attribuer aux participants une couleur qui va déterminer la nature de leurs interventions. En faisant circuler les chapeaux, on s’ouvre à des modes de pensée qui nous sont moins naturels que d’autres.

Par exemple dans mon cas, le chapeau noir est ma couronne. Il n’y a pas meilleure Cassandre que moi, pour détecter instantanément toutes les faiblesses d’un projet (ça ne marchera JAMAIS ! Heureusement que je ne travaille pas dans la R&D). Je me force donc à porter le chapeau jaune pour penser plus positif et croire en des idées mêmes très étonnantes !

Penser “chapeau” me permet aussi de me dégager des situations émotionnellement tendues ; en cas de crise, je jette mon chapeau rouge par terre pour prendre mon chapeau blanc et faire le point sur les faits sans affect… Ou au contraire, je pose mon chapeau blanc ou vert pour passer mon chapeau rouge quand il s’agit d’être à l’écoute…

A présent, à vous de tirer les bonnes solutions de vos chapeaux !

A demain pour un nouvel article !

CONNAISSEZ-VOUS VOS FORCES ?

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Bonjour les poussins ! Bienvenue dans le premier article de notre 1ère Working Week ! Une série de thématiques qui a pour ambition de vous rendre plus confortable au travail, plus efficace plus facilement, et surtout plus heureux.

La première étape, et non des moindres, pour démarrer, va consister en la découverte des qualités qui vous caractérisent. Car impossible de bien travailler si nous ne savons pas nous-même comment nous travaillons, c’est-à-dire comment nous fonctionnons et avec quels leviers.

 Pour ce faire, vous allez identifier parmi les 24 forces, qui sont les pièces du puzzle des personnalités de l’humanité entière, lesquelles vous animent et vous guident naturellement.

 Ces forces ont été identifiées dans les années 90 et 2000, sous l’égide des psychologues Seligman, Myers et Peterson, et pas en claquant des doigts. Plus de 40 chercheurs ont parcouru le monde pendant plusieurs années, pour rencontrer les peuples, du plus premier au plus évolué, et examiner leurs habitudes et leurs histoires. Ils ont parlé, écouté, échangé, pour identifier les valeurs positives communes les plus fondamentales à notre espèce. Des concepts bénéfiques importants et précieux selon toutes les cultures. Ces valeurs positives élémentaires ont été synthétisées en 6 catégories, dites « vertues », qui se déclinent chacune en « forces de caractère ». Ces forces, ou qualités, sont au nombre de 24. Vous pouvez les découvrir ici.

 Chacun d’entre nous les possède. Il y a en nous au moins un tout petit peu de ces 24 qualités élémentaires. Cependant, elles existent chez chacun à des niveaux d’expression variés, et cette combinaison unique fait la singularité de nos personnalités, de nos caractères et de nos modes de réaction personnels aux situations que nous rencontrons. Ce cocktail précis est notre arme secrète, puisqu’elle n’appartient qu’à nous.

 Pourquoi est-ce important de connaître ses forces ?

 Pour bien travailler, on a besoin d’être heureux. Et à fortiori que notre tâche nous rende heureux aussi. Fonctionner en exprimant ce que l’on a en soit de plus naturel, de plus évident, nous garantit une place à notre mesure. Une place qui nous va bien, qui nous rend bien, qui nous procure bonheur et satisfaction. Nous sommes dans cette situation quand nous utilisons les forces qui nous caractérisent : elles sont les outils préférés de notre boite, nous les connaissons par cœur et les manions à merveille. Votre gentillesse vous permet de vous sortir de toutes les situations ? Pour un autre, cela sera sa persévérance, et un autre sa créativité, sa curiosité ou son sens de la justice.

L’outil que nous utilisons prioritairement n’est pas le plus adapté à la situation ? Peu importe, son utilisation nous rend heureux d’effectuer la tâche, et le chemin pour atteindre l’objectif nous ravira davantage qu’en nous contraignant à utiliser un outil plus adapté, mais que nous avons moins l’habitude d’utiliser. Nous avons donc plus intérêt à nourrir nos forces, qui sont nos prédispositions, qu’à essayer de lutter contre nos défauts.

La connaissance de nos forces nous permet aussi de nous connaître en toute objectivité, sans risque de vantardise ; tout le monde possède des forces, chacun sa combinaison secrète ! On gagne ainsi le droit de se bichonner et de s’encourager, de croire en soi et d’apprécier sa propre façon d’être… On a pas encore trouvé mieux pour la confiance en soi !

 Toutes les combinaisons de forces sont valables pour obtenir un résultat !

Pour connaître votre combinaison personnelle, votre boite à outils, votre trousseau de clés, réalisez ce test en ligne, en français. Il est piloté par les scientifiques de l’institut VIAME de Minneapolis. Il est gratuit et accessible à tous. Il vous prendra une 12aine de minutes. Répondez le plus spontanément possible, en évitant les réponses neutres. L’adresse email que vous communiquez pour faire le test vous permet de recevoir par email la fiche récapitulative des résultats de votre test. Ne cliquez pas sur les options qui proposent des versions commentées à 20 ou 40 dollars, vous n’en avez pas besoin.

 Votre résultat ne va pas vous donner de pourcentages, mais une liste des 24 forces dans l’ordre où elles s’expriment chez vous. Les 5 premières seront votre trousseau magique. Les 5 dernières ne seront pas des défauts, elles restent des forces à part entière, mais simplement leur position signifie que vous avez moins l’habitude de les utiliser. Mettez-les en perspective à la lumière de votre activité, et elles vous donneront aussi des informations sur vous.

 Il est intéressant de refaire ce test régulièrement, car vous remarquerez alors qu’on peut gagner des forces ou en abandonner au profit d’autres, en fonction des événements et du cours de la vie.

 Par exemple, mon premier test montrait 5 qualités qui semblaient bien me convenir :

Prudence, Appréciation de la beauté et de l’excellence, Discernement, Amour de l’apprentissage, Créativité. Intello droite dans mes bottes, j’avais un petit moral à ce moment. La prudence me caractérise tellement qu’elle me bloque parfois (souvent). Mon cœur bat pour la beauté sous toutes ses formes, je suis assez lucide globalement et rien ne me rend plus heureuse que d’apprendre de nouvelles choses. J’étais très fière de ces qualités toutes neuves qui pourtant faisaient partie de moi depuis toujours. Je me suis sentie confortée, voir légitimée dans un caractère un peu introverti et des façons de faire jugées parfois inadéquates.

 Mes 5 dernières forces étaient : courage, persévérance, auto-discipline, spiritualité et pardon. OK, c’est vrai, je suis une franche rancunière ultra-cartésienne : la mer est pleine de poissons, je ne vois pas pourquoi je donnerai une seconde chance à ceux qui m’ont déçu alors que tant d’autres qui ne m’ont rien fait restent à découvrir. Je n’ai pas de spiritualité, c’est une réalité, et le groupe « auto-discipline/persévérance/courage » prouve bien que je ne suis pas la reine de l’effort. Effectivement, je ne peux fournir un travail de qualité que s’il a du sens pour moi. Ce trousseau de «queue » m’a permis d’accepter ma façon de travailler. Je travaille extrêmement vite quand je le décide, je qui me laisse le loisirs de ne le faire que lorsque cela devient nécessaire. En ayant intégré ce principe, j’ai arrêté d’essayer de me forcer à des plages de travail stériles et ennuyeuses. Si ce n’est pas le moment, ce n’est pas le moment. J’organise depuis mon temps différemment et de façon beaucoup plus efficace et satisfaisante.

 Connaître mes forces m’a aussi affranchi de la culpabilité de les nourrir : je m’accorde une demi-heure minimum de surf sur les sites de mes abonnements à des magazines qui me permettent d’apprendre des choses chaque jour. Et j’ai décoré récemment mon bureau avec des objets qui réjouissent mon regard. Et ces actions ne sont plus de la procrastination, mais de l’enrichissement du moi qui donnera ainsi le meilleur au moment opportun.

 4 mois plus tard, après avoir expérimenté dans le cadre de mes réflexions un exercice de psychologie positive appelé «  le journal de gratitude », et avoir malgré moi job-crafté (on en parle demain) mon activité, mon résultat avait légèrement changé. Seules les 5 forces de queue étaient identiques. En revanche, la prudence était passée à la 7ème place et avait été remplacée dans mon trousseau de tête par la capacité à aimer et être aimé, auparavant en 9ème position.

 Cette détermination de vos forces doit vous permettre de vous sentir vous-même à tout moment, et en pleine conscience. Ce que vous êtes est beau et bien, ce que vous êtes fonctionne.

Comme dirait Oscar Wilde : « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris ! ».

Faites le test, réfléchissez-y et partagez votre trousseau de tête ! Et préparez-vous pour demain, on parlera de job crafting, ou alors de chapeaux, ça sera la surprise !

SOURIEZ, ça va MARCHER !

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Le bien-être nous fait sourire, mais l’inverse est-il vrai ? Est-ce que simplement sourire peut nous apaiser et peut nous aider à réduire notre stress ? C’est objet de cette étude publiée en 2012 dans la revue Psychological Science.

Nous sommes capables de sourire de deux façons :

  1. en utilisant uniquement les muscles entourant la bouche, pour un sourire dit standard, utilisé comme une forme de politesse ou de défense.
  2. en engageant les muscles qui entourent la bouche et les yeux. Ces sourires véritables, appelés aussi sourire de Duchenne, sont les sourires sincères et spontanés.

Tara Kraft et Sarah Pressman, toutes deux psychologues et chercheuses à l’Université du Kansas, ont mené une expérience visant à étudier comment différents types de sourire et la conscience de ces différents types de sourire affectent la capacité des personnes à récupérer d’un épisode de stress.

169 étudiants ont été soumis à des situations dites “de stress”, c’est à dire inconfortables, comme reproduire avec la main non dominante un motif présenté dans un miroir, ou plonger une main dans une bassine d’eau froide. Parallèllement, ils devaient, selon le groupe dans lequel ils avaient été répartis au hasard, tenir dans la bouche un bâtonnet de manière à engager les muscles du visage utilisés pour créer une expression neutre, un sourire standard ou un sourire de Duchenne.

La moitié des étudiants seulement recevait la consigne explicite de sourire, alors que l’autre n’avait pas de consigne spécifique, mais tenait un bâtonnet de telle façon qu’ils exprimaient une expression neutre, un sourire standard ou de Duchenne. Le rythme cardiaque des étudiants était mesuré et les participants rapportaient individuellement leur niveau de stress ressenti.

Les conclusions de l’études sont extrêmement intéressantes, car elles tendent à suggérer que le sourire peut effectivement influencer l’état physique.

En effet, les participants qui présentaient des expressions faciales neutres, avaient une fréquence cardiaque plus élevée après les activités stressantes que ceux qui devaient sourire, et la l’écart était encore plus flagrant avec le groupe qui devait produire un sourire de Duchenne,.

Ceux qui devait tenir les bâtonnets d’une manière qui les obligeait à sourire, mais qui n’avaient pas la consigne explicite de le faire, ont aussi rapporté un bien-être moins affecté par les épisodes inconfortables que ceux qui devaient présenter des expressions neutres.

Conclusion : sourire durant de brefs épisodes de stress peut donc aider à réduire l’intensité de la réponse de notre corps à ce stress, indépendamment du fait de se sentir heureux.

Le message est clair ! Essayez au moins une fois aujourd’hui, souriez pour rien, juste pour vous sentir mieux…

Vous allez être bluffé, parce que ça fonctionne !

Théorie de l’élargissement

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Barbara Fredrickson, l’une des figures de proue de la recherche en émotions positives, a établi la « théorie de l’élargissement et de la construction des émotions positives », selon laquelle les émotions positives élargiraient nos capacités attentionnelles, nous permettant de voir les situations de manière plus globale, tandis que nos émotions négatives nous focaliseraient sur ce qui ne va pas, ou qui nous fait peur, nous éloignant ainsi des solutions possibles.

Les émotions positives élargissent notre perception, nous permettant ainsi de percevoir ce qui n’était pas visible auparavant, et de rassembler des idées et des informations dans de nouveaux moyens créatifs et utiles. En revanche, les émotions négatives restreignent nos perceptions et notre manière de penser, principalement en concentrant l’attention sur le stimulus qui a déclenché l’émotion : le chien menaçant, l’ennemi détesté, l’examinateur, le client, le N+1 ou simplement les conséquences négatives de l’échec.

Ces manières de percevoir et de penser sont utiles, car toutes deux sont le fruit de la sélection naturelle. Quand nous ne sommes pas confrontés à des menaces immédiates pour notre survie, nous mettons à profit notre esprit pour nous construire et faire prospérer notre communauté, c’est-à-dire apprendre, créer, trouver de nouvelles manières pour faire les choses, aider les autres, se réaliser, s’améliorer.

En revanche, quand nous sommes confrontés à des dangers immédiats, notre esprit cherche, naturellement, à faire face à cette menace. Si un tigre vous pourchasse, le mieux à faire est d’utiliser des méthodes connues et habituelles pour échapper au tigre, plutôt que d’innover. En utilisant des moyens créatifs, nous courrons le risque d’échouer. Nous sommes donc biologiquement construits pour mettre en veille notre créativité quand l’échec peut engendrer de graves conséquences.

Un élargissement nécessaire au bien-être

Aujourd’hui, dans nos vies quotidiennes, le poids du jugement constant d’autrui, la comparaison omniprésente, l’obligation de la course au succès, ont remplacé le tigre menaçant. Le plus souvent, pour répondre à ces sollicitations sociétales de plus en plus pressantes, nous enclenchons naturellement le mode survie. C’est ce qu’on appelle « avoir le nez dans le guidon ». Nous ne focalisons que sur les problèmes à résoudre, sans avoir une vision globale sur ce qui fonctionne bien ou ce qui est déjà réalisé.

Ceci serait pourtant encourageant et installerait de meilleures conditions pour la résolution du problème en cours. Cette théorie de l’élargissement propose donc le moyen de prendre du recul, de relativiser les obstacles et de prendre un élan positif vis à vis des situations, pour optimiser notre capacité à les appréhender de la meilleure manière possible.

POURQUOI TU COURS ?

Capture d’écran 2015-04-15 à 12.02.18chacun ses objectifs…

Je n’aime pas courir. Je trouve cela difficile et ennuyeux. Je trouve cela dur, ça me fait perdre mon temps. Ce temps qui déjà me manque tous les jours. Alors courir, et courir pour rien en plus, vous n’y pensez pas !

C’était ma vision ferme et définitive, jusqu’à ce que je lise ce point de vue, qui a fait voler en éclats mon préjugé. Ce témoignage tout simple a enfin donné du sens à cette activité qui m’en paraissait totalement dénudé. Ce texte m’a donné envie de me mettre en marche, moi aussi. De ne pas me laisser faire par l’existence, mais d’en prendre une partie du contrôle. 

« La course et (est ?) la vie.

Lorsque je vois un homme ou une femme courir dans la ville, je me dis qu’il ou elle se bat, qu’ils sont debout. Ils pourraient être couchés, à la maison, enfermés, renfermés, fuyants. Non. Ils ont décidé de mettre leur running fluo et d’y aller. La neige, le froid, la canicule, la pluie battante n’y changeront rien. Leur décision est intérieure, métaphysique. Courir, c’est vivre. C’est passer de la passivité à l’activité, affronter son angoisse, ses pensées encombrantes, sa nervosité, son corps trop lourd, sa possible soumission. Chaque mouvement inscrit le coureur dans une action vers le monde et hors d’un soi figé et plus confortable. C’est courageux. Vaillant. Les coureurs sont des chevaliers modernes qui affrontent leur dragon intérieur. Je les admire en silence quand je les croise sur un pont, une piste, une route, un jardin des Plantes. J’y ai un jour rencontré un écrivain dont les foulées s’accordaient aux miennes « Pourquoi tu cours ? – parce que je bois trop. Et toi pourquoi tu cours ? – Parce que je mange trop. » J’ai adoré. Ses mots, comme ses pas, étaient un noble refus de l’anéantissement. (…) Courir, c’est affronter les nuages et les orages de sa vie. »

Marianne MAIRESSE rédactrice en chef de ELLE, édito du mois de février 2015

J’ai commencé à faire du sport. Pas pour mincir, pas pour la fermeté ni le défouloir, mais pour le contrôle. Vous connaissez probablement cette sensation, tellement de gens sont sportifs ! Mais si comme moi vous étiez définitivement réfractaire, j’espere que ce mot vous donnera un angle supplémentaire de réflexion sur le sujet :)

Le passage des cyclones

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Sans cesse dans la comparaison, nos vies quotidiennes ne se satisfont plus que du mieux, du prochain, du pas encore là, tout en critiquant l’actuel et dénigrant le connu. Privez-nous un instant de nos cordons d’alimentation (à se demander qui est alimenté, au final, le smartphone ou nous-même ?), et on se retrouve tout penauds et désoeuvrés… Certains participent même à des stages, à des coachings, pour abandonner leurs machines et se reconnecter se retrouver avec eux-mêmes.

PLUS D’EAU NI D’ELECTRICITE

Ici à la Réunion, on a des smartphones (si si), et on a aussi des cyclones. Nous subissons régulièrement, environ une fois par an, ce qu’on appelle un épisode cyclonique. Une grosse tempête avec des vents impressionnants, beaucoup de pluie et pas d’autre possibilité que celle de se préparer le mieux possible, de se mettre à l’abri et d’attendre que ça passe. Et la grosse surprise de l’épisode, c’est la découverte de ce qui va être coupé (comme un cordon) : l’eau ou l’électricité ? Ou les deux ? Et pendant combien de jours ?

Ces périodes sont précieuses. Le danger est réel, et les procédures et les réflexes sont rôdés, côté autorités et côté citoyens. On s’invite les uns chez les autres, on se barricade, on remplit la piscine des enfants, la baignoire et des bouteilles d’eau du robinet (pour se laver), on achète des litres d’eau minérale (pour boire), des piles pour les radios et les lampes de poche, des bougies et des allumettes. On prépare des provisions de trucs qui se cuisinent au gaz (on vérifie la bouteille d’ailleurs). On sort les jeux de société. On vide les réfrigérateurs et les congélateurs pour perdre le moins possible de nourriture. On recharge d’avance des batteries de smartphones au cas où on ne perde pas l’électricité. On élague les arbres trop hauts, on rentre les mobiliers et les autos, on enferme les animaux, et on attend. Les enfants adorent ces longs instants pendant lesquels, coupés des engins électroniques, et attentifs à quelque chose qui nous dépasse, on joue et parle davantage avec eux.

LE TEMPS SUSPENDU

Le passage d’un cyclone dure en général 12 heures. Douze heures de jour ou de nuit pendant lesquelles ça castagne dur ! ça tape et ça secoue, il y a des arbres qui cassent et des choses qui volent. Plus personne ne circule, on regarde par l’entrebâillement des fenêtres, on dort mal. Et on a souvent plus d’eau courante. Même préparé, ce n’est pas évident de faire 3 jours la vaisselle dans une eau qui finit par croupir. C’est dur de ne pas prendre de douche pendant autant de temps (climat tropical), de ne pas se laver les mains autant que d’habitude. C’est dur, en étant enfermés, de ne plus profiter de nos loisirs habituels (Internet, télévision, ventilateur).

Une fois l’alerte terminée, la vie reprend doucement son cours. On évalue les dégâts dans son jardin, on ramasse les branches cassées, on remet le portail sortit de ses rails en place. Un solidarité naturelle se créé entre voisins pour ces travaux. On reprend la route dans ces paysages bousculés, arbres déracinés, poteaux brisés, affichages publicitaires couchés au sol. Et on a toujours ni électricité ni eau. On entend à la radio que les équipes d’EDF et des régies de gestion de l’eau sont à pied d’œuvre, et recablent (toujours cette histoire de fils…) les quartiers et les zones d’habitations les unes après les autres. La radio libre fonctionne à plein régime et donne des nouvelles des quatre coins de l’île. Les gens l’utilisent pour parler du temps qui fait dans leur secteur, pour demander un service, pour retrouver un animal échappé pendant la tempête.

UN QUOTIDIEN SI DOUX

Et puis un jour, l’eau revient. Elle coule à nouveau du robinet qui était devenu inutile. Surprise ! Joie de se laver les mains avec du savon et de rincer généreusement ! Joie d’une douche et d’une vaisselle à grande eau. Et puis c’est l’électricité qui revient, avec son crépitement. Le ventilateur de plafond démarre lentement sa rotation, le grésillement familier du réfrigérateur emplit à nouveau la cuisine. Internet, la télévision et le téléphone sont à nouveau effectifs.

Et là, avec l’eau potable à profusion pour boire et se laver, avec de l’électricité à foison pour nous éclairer, conserver nos aliments, nous rafraichir et communiquer, on a pour une heure ou deux le sentiment délicieux de vivre dans un confort et un luxe infini.

Ce qui est fondamentalement vrai. C’est bien de s’en rappeler une fois par an.

La photo d’illustration a été prise pendant Béjisa (et oui, les cyclones ont leur petit nom) le 2 janvier 2014.

GRAND JEU : Attrapez la poule ! LES GAGNANTS !

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Salut les poussins !

A l’occasion de Pâques, je vous propose un petit jeu de chasse à l’oeuf (ou plutôt à la poule) pour gagner deux des formidables livres de Florence Servan-Schreiber : « Power Patate » et « 3 kifs par jour ». Gagnez aussi le livre « Une tête bien faite » de Tony Buzan, de jolies trousses en coton pour ranger vos crayons préférés (et arrêter de vous les faire piquer) et des tote-bags de toute beauté pour la gym, la bibliothèque ou vos pique-niques.

  3kifs      guide buzan      powerpatate

Il y aura en tout 40 gagnants, qui seront tirés au sort parmi les bonnes réponses, le 1er mai. ( 1 exemplaire d’Une tête bien faite – 2 exemplaires de 3 kifs par jour – 2 exemplaires de Power patate – 20 trousses en coton zippées avec un marquage sérigraphié – 15 sacs en coton avec un marquage sérigraphié.)

Pour jouer, c’est très facile, il suffit de trouver dans quel article du blog se cache Poupou, la Poule de l’Oeuf.

poupoule

et de m’envoyer en message privé sur Facebook le titre de l’article du blog dans lequel elle est est cachée.

Puis pour valider votre participation et pour soutenir ce blog, cliquez sur la poule que vous aurez trouvé et aimez la page Facebook de l’Oeuf du Neuf (ou en haut à droite de cette page ou tout en bas si vous êtes sur un smartphone) puis partagez cet article (en cliquant sur le petit logo Facebook à la fin de l’article).

Un tirage au sort déterminera les gagnants !

J’espère que la découverte des articles du blog vous donnera envie de revenir…

Une grand merci pour votre soutien, amusez-vous bien, et Joyeuses Pâques !

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MISE A JOUR : Voici les gagnants ! Bravo et merci pour votre soutien ! Je vous contacterai individuellement pour obtenir vos adresses postales :)

  • Gagne Une tete bien faite : Alban Beccard
  • Gagne 3 kifs par Jour : Nathalie Leroy – Elodie gressel
  • Gagne Power Patate : Elodie Feber – Caroline Roy

Gagnent un tote bag : Carole fappani cherraoui, Ischraf Shal, Ideole troma, aude pinaud, lia matet, Rodolphe jeffredo, Pauline Stefanelli, Mélouille Meli, vanessa M vanessa, catherine dambreville, michael petit, AI YI, Elodie Stein, Audefromtheisland, Alba nita.

Gagnent une trousse ou un Karnet de Kifs : sandra vb, beetweentwolouloute, Emilie Courard, Cecile lsj, Dominique Bechet, Nadege caillette, nathalie bonnet, berny mithieux, Olivier Boirivant, Mazerac pascale, Naiis cast, Ally Méloche, Jud amarante, Estelle pattiama, edwin robertson, mimi pinson, Helene Roustant, Anne le gac, Stephanie grotto, Pierre Hubert Plessis.

poupoule

33 trucs pour être créatif – Partie 2

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Si vous avez raté le début de la liste, découvrez-le ici !

Si non, c’est partit pour 16 nouvelles astuces pour booster votre créativité !

18. Octroyez-vous le droit de faire des erreurs. En France, l’apprentissage par l’échec est systématiquement présenté (et vécu) comme une erreur. Aux Etats-Unis par exemple, une erreur ne constitue pas un drame, tant qu’il s’agit d’être créatif.

19. Allez dans un endroit où vous n’avez jamais été. Idéalement on parle ici d’un pays étranger, pour garder à l’esprit que le monde et la pensée sont multiples. Mais visiter une région de votre pays ou un quartier inconnu fait aussi très bien l’affaire. L’important est de voir du neuf.

20. Regardez des films étrangers. En VO. Pour améliorer votre niveau de langue, d’une part (mais si !) et pour regarder par la fenêtre du cinéma comment vivent, réagissent et interagissent les autres…Et comment se forment leurs idées.

21. Comptez vos kifs quotidiens. C’est-à-dire soyez conscients des mini petits trucs qui vous font plaisir chaque jour, et comptez-les. Pour réaliser que votre vie est pleine de petits rien charmants qui vous enchantent et vous inspirent.

22. Dormez beaucoup, reposez-vous. C’est la source. Quand on est pas en forme, tout est NUL, rien ne vient.

23. Prenez des risques. En anglais, ça se dit « take a chance » (saisis ta chance). Tous est dit.

24. Brisez les lois. Ok, mais en vous souvenant toujours que votre liberté s’arrête là où commence celle des autres. Je pense qu’on peut être créatif en « restant dans la boîte », sans briser les murs (ni les règles)

25. Faites plus des choses qui vous rendent heureux. Laissez de côté de temps en temps les impératifs (laver par terre, aller courir, lire un livre qui ne vous intéresse pas, travailler,…). Faites ce qui vous plaît maintenant, de temps en temps, car demain, c’est aussi bien

26. Ne forcez pas les choses. Si quelque chose ne se déroule pas comme prévu, ne forcez pas le passage… Observez à nouveau, recommencez, mais toujours en douceur.

27. Lisez une page du dictionnaire. Ou de Wikipédia.

28. Créez un cadre. Maîtrisez votre espace (physique et intellectuel). Aménagez votre lieu de vie, votre penderie, vos objectifs personnels. Cessez de subir les cadres des autres, créez le vôtre et installez-vous dedans. A son bord, c’est vous le maître de vos idées.

29. Arrêtez d’être le parfait de quelqu’un d’autre. Vivez pour vous, et faites les choses qui comptent pour vous avant tout. Si la personne dont vous êtes le parfait vient à disparaître, que serez-vous ? Le parfait de rien ? Soyez donc toujours votre propre parfait.

30. Ecrivez TOUTES vos idées. Car certaines se réalisent ;o)

31. Rangez et nettoyez votre espace de travail. A votre façon bien sûr. Mais faire le ménage d’un endroit permet aussi le ménage des idées. C’est une activité qui participe à la créativité car elle éloigne l’esprit conscient du problème à solutionner pour lui permettre d’y revenir un instant après avec un regard neuf.

32. Eclatez-vous. Life is fun ! Allez au bout du potentiel de vos idées, vibrez pour elles, parlez-en sur le net, en vrai à vos amis, saoulez-les, clignotez !!!

33. Terminez quelque chose. Et rangez-le. Et dites que c’est terminé. Ca, c’est fait ! Cela fait de la place pour les idées à venir.

Retrouvez les 16 premières astuces de la liste ici !

Mind Mapping is hot !

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Il faut que je vous parle d’un truc qui me rend dingue. Mais vraiment, et en même temps, c’est quelque chose qui m’apaise, me permet d’être en contrôle, de me sentir au top et d’être hyper productive. Et c’est quelque chose de parfaitement légal, ni blanc ni poudreux.

Je vais vous parler de ce sujet qui me fascine, et dans lequel je ne peux m’empêcher de me rouler avec complaisance, presque lascivement : le mind mapping.

 BING !

Je sais, j’ai l’air folle, mais c’est vraiment l’effet que ça me fait. Florence Servan-Scheiber parle de super pouvoirs dans son livre Power Patate (magistralement chroniqué ici, en vidéo, vu à la TV), qui nous rendent heureux parce que en pleine possession de nos moyens ? Et bien moi, mon super pouvoir, c’est le « mind mapping thinking » permanent. Mon fantasme d’omniscience enfin réalisé. Ou presque.

Je vous explique : le mind mapping une technique d’organisation de l’information sous forme de schémas heuristiques (c’est le nom français) et illustrés. Cette méthode de gestion de l’information est sensée reproduire le schéma en œuvre dans notre cerveau au moment de l’acquisition d’une connaissance, de son traitement, de son archivage et de son exploitation au bon moment.

Je connaissais cette technique pour l’avoir apprise pendant mes études, mais je ne l’avais jamais concrètement mise en œuvre. Je savais seulement que cela existait, et même (fabuleuse mémoire) que le maître créateur de la discipline était un anglais nommé Tony Buzan. J’ai redécouvert ses idées en lisant « une tête bien faite » en français, que j’ai immédiatement mis en application.

Une mind map est dessinée sur du papier ou un écran, et se construit comme suit : au centre est représenté le thème ou sujet de la Mind Map en image et en mots. Depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en image et mot-clé, etc.

Tout d’un coup, on voit, on pense, on projette « global ». Une vue d’ensemble, qui permet de maitriser d’un coup d’œil tous les enjeux, qui s’enchainent logiquement, d’hier à demain, du concept à son application. La relativité toute entière en 2D, créée par moi. (Cette toute puissance a de quoi rendre fou, je vous assure !). Cette méthode peut s’appliquer à absolument tout, depuis le résumé d’un livre jusqu’à la gestion d’un projet demandant des scénarios complexes de solution et d’aide à la décision. Vie privée, vie professionnelle, tout peut être analysé sous ce spectre. Cet angle a l’énorme avantage de permettre une prise de recul conséquente, et par la magie des associations d’idées, de rendre incroyablement créatif.

Et moi je kiffe. Je me surprends même parfois à map minder sans y penser. Et je peux vous assurer que regarder ses propres idées se faire et se défaire, se projeter, rebondir, éclore, s’auto valider ou se supprimer, c’est presque de la pornographie intellectuelle.

 Je vous explique comment faire dans un prochain article…chaud !