9 NOUVEAUX BRAINSTORMINGS

brainstormingJe ne vous oublie pas mais le temps passe si vite, et nous sommes tous tellement occupés ! Voici un petit article pour booster votre créativité. Des bonnes idées pour renouveler vos brainstormings, à tester ou redécouvrir !

#1 – La pensée inverse

Au lieu de chercher des solutions à votre problème, vous allez vous intéresser à son contraire. Par exemple :  « Comment être plus proche de ses clients ? ». La technique de la pensée inverse consiste à s’intéresser à la question « Comment être encore moins proche de ses clients ? ». Les solutions trouvées n’auront plus qu’à être inversées positivement.

#2 – Message court

La contrainte de 140 caractères que chacun connait sur Twitter devient ici le cadre imposé pour la réflexion. Cette approche vous oblige à aller à l’essentiel.

#3 – Retour vers le futur

Essayez aussi de transporter la question que vous vous posez dans le futur. Ainsi, dans 500 ans, quelles solutions imagineriez-vous ? Cette technique de brainstorming permettra à votre équipe d’imaginer des solutions qui n’existent pas encore.

#4 – Les mots tremplins

Pour générer un maximum d’idées en un temps record, vous pouvez utiliser une série de mots inscrits séparément sur des feuilles de papier ou des post-it. Cela vous permettra de lancer la discussion et rebondir quand le rythme retombe en intensité.

#5 – L’écriture réfléchie

Regroupez plusieurs personnes et faites-leur écrire leurs idées sur une feuille de papier. Après dix minutes, chacun passe sa feuille à son voisin. Celui-ci doit commenter et développer les idées du premier. Continuez jusqu’à ce que tout le monde ait commenté chaque feuille.

#6 – Créer une passerelle imaginaire

L’enjeu ici est d’identifier votre point de départ et votre objectif. Comment combler l’espace entre les deux ? Faites une liste de choses dont vous auriez besoin pour combler l’espace, et voyez comment l’objectif est atteignable.

#7 – A la manière de…

Si vous étiez d’un autre genre ? D’une autre nationalité ? D’un autre âge ? Proposer à votre auditoire d’incarner quelques instants un autre personnage et de penser comme lui. Ainsi, dans la peau de Leonard de Vinci, Pasteur, Lindberg, Marie Curie, vous repousserez les limites.

#8 – Laissez une place au hasard

Ouvrez un livre et notez la première phrase sur laquelle vous tombez. Faites la même chose avec des images trouvées sur internet. Voyez ensuite si ce stimulus pris au hasard et sorti de son contexte peut s’intégrer dans votre réflexion.

#9 – Double brainstorming

Cette méthode consiste à trouver le plus d’idées possible, à retenir les meilleures et refaire un brainstorming complet pour chacune d’entre elles. Vous pouvez répéter cette méthode jusqu’à trouver la solution idéale.

Repris d’après Creads.

Les petits bonhommes d’allumettes

bonhommesCet exercice consiste à dessiner les lignes d’attachement conscientes et inconscientes qui nous relient à une autre personne puis à les couper. Pourquoi ? Parce que, nous dit Jacques Martel, l’attachement ce n’est pas de l’amour. L’attachement c’est une forme de contrôle de l’autre tandis que l’amour est inconditionnel. Couper les liens qui nous rattachent à une autre personne, c’est se donner plus de liberté, à soi-même comme à l’autre. Les personnes qui ont fait cet exercice constatent très souvent des changements en elles et autour d’elles. L’inconscient enregistre en effet plus efficacement ce qui est écrit ou dessiné.

Pour faire cet exercice, il suffit de se munir d’une feuille blanche, d’un crayon et d’une paire de ciseaux et de suivre les 7 étapes suivantes :

1) Commencer par se dessiner soi-même, sur la partie gauche de la feuille : tracer un bonhomme allumette : la tête, les yeux, le nez, un sourire, le corps, les bras, les jambes. Écrire son prénom en-dessous du bonhomme avec l’initiale de son nom de famille.

2) Puis dessiner une 2ème personne à côté : notre partenaire, un de nos parents, notre enfant, un(e) collègue de travail, un(e) ami(e), son guide spirituel, une personne avec laquelle nous éprouvons de la frustration, des attentes, de la colère, etc. Écrire le prénom de cette personne et l’initiale de son nom de famille.

3) Tracer un cercle de lumière autour de son bonhomme pour symboliser que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour soi.

4) Tracer un cercle de lumière autour du 2ème bonhomme pour symboliser que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour cette personne.

5) Tracer un cercle de lumière autour des deux bonhommes, en rajoutant des petits rayons de lumière qui symbolisent que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour les deux personnes, sans donner d’intention précise.

6) A présent, tracer les lignes d’attachement conscientes ou inconscientes entre les 2 bonhommes au niveau des différents centres d’énergie (chakras). Il doit y avoir 7 lignes qui relient les 7 chakras, soit, de bas en haut : chakra racine (sacrum), chakra sacré (nombril), chakra du plexus solaire, chakra cœur, chakra gorge, chakra du 3ème œil (entre les deux yeux) et chakra couronne (sommet du crâne).

7) Avec les ciseaux, couper la feuille de papier au niveau des lignes d’attachement.

Et le tour est joué !

Quelques précisions :

– Faire l’exercice du bonhomme allumette ce n’est pas se couper de la personne représentée mais seulement rompre l’attachement, qui n’est pas de l’amour.

– Les demandes n’ont pas d’intention précise ; il s’agit de souhaiter ce qu’il y a de mieux pour soi en laissant faire son inconscient.

– Il ne faut jamais faire cet exercice pour d’autres personnes et s’immiscer ainsi dans leur relation ! Il faut toujours se dessiner soi-même avec une autre personne, représenter une relation dans laquelle nous sommes directement impliqué(e).

– Quand une relation est harmonieuse, on ne réalise pas forcément les liens d’attachement. Faire un bonhomme allumette avec une personne avec laquelle on s’entend très bien permet de faire disparaître l’attachement, laissant ainsi plus de place à l’amour véritable.

– Il est possible de faire cet exercice avec une personne décédée.

– Il est possible d’utiliser les couleurs des chakras pour matérialiser les lignes d’attachement : rouge pour le chakra racine (sacrum), orange pour le chakra sacré (nombril), jaune pour le chakra du plexus solaire, vert pour le chakra cœur, bleu pour le chakra gorge, indigo pour le chakra du 3ème œil (entre les deux yeux) et violet pour le chakra couronne (sommet du crâne).

– L’exercice ne se fait en principe qu’une seule fois, puisque l’inconscient a enregistré que les lignes d’attachement ont été coupées. Il est toutefois possible de le répéter aussi souvent que l’on ressent des émotions.

– Une fois les lignes coupées, le papier peut être jeté simplement à la poubelle.

J’ai essayé, je vous dirais si ça a marché !

Tiré du blog en un mot 

MANGER LE COEUR DE SON ENNEMI

coeur

Aujourd’hui je vais vous parler d’une expérience amusante, qui n’a rien à voir avec Ko-Lanta et qui va vous changer pour toujours. Il faut être deux (c’est toujours mieux) ou tout seul, mais alors parfaitement honnête et objectif. Car il va s’agir de critiquer les gens qu’on n’aime pas !

Ah ! Mais ce n’est pas POSSIBLE, MOI j’aime TOUT LE MONDE ! Et bien tant pis pour vous alors, car vous allez vous priver d’une possibilité de vous améliorer… un peu. Allez, vous allez bien trouver quelqu’un à critiquer, non? Même pas votre mère ? Ou votre BELLE-mère ? De toutes façons, comme nous sommes ici dans une rubrique de psychologie positive, il va nous falloir être hyper constructif, même en matière de critique.

Je vais donc tester, en direct, sous vos yeux ébahis et dégoûtés, ce qu’on appelle « Manger le cœur de son ennemi ». Tout cru ! Miam ! Mais pourquoi ? Explication. Il y a forcément autour de vous des gens qui vous impressionnent, qui vous font sentir tout petit, vulnérable, intellectuellement ou émotionnellement. En essayant de verbaliser le pourquoi de cet inconfort dans l’oreille charitable (et de confiance si possible, choisissez bien) d’une amie, ou en les rapportant par écrit (c’est plus sûr, mais moins convivial), nous devons essayer d’identifier les conséquences positives (oui, po-si-tives !) du comportement de ces personnes qui nous stressent à mourir.

Pour ma part, je suis souvent impressionnée par les femmes ultra féminines, très maquillées, bijoutées, parfumées, les talons au menton, qui en dépit de ces artifices visibles respirent quand même la confiance en elles (appelons-les les Paonnes). Je suis parallèlement aussi très perturbée par les gens qui ne font aucun effort pour être appréciés (appelons-les les Ours). Qu’en déduis-je, mon cher Watson ? L’audace et le détachement, voilà deux traits de caractères qui semblent clairement me déranger chez les gens. Ceux qui en font trop m’ennuient et m’agacent, et ceux qui n’en font pas assez m’énervent tout autant. Mais moi, qu’est ce que je fais alors ? Bonne question, car souvent, ce qui nous inquiète chez les autres est ce que nous ne maitrisons pas. Alors qu’est ce que manger le cœur de mes ennemis Les Paonnes et Les Ours pourrait bien m’apporter ? Toutes ces personnes, je les sens capables de toujours avancer sans douter, et je les envie !

J’aimerais tellement ne pas tout prendre autant à cœur, me poser moins de questions, et ne pas me préoccuper de ce qu’on pensera de moi, si je me maquille trop, si je me mets trop en avant, si j’ai l’air de me la raconter, si je ne prends pas assez soin des gens, si je suis trop sûre de moi, même quand je maîtrise parfaitement un sujet ! Je n’ai pas leur assurance (liée à leur culot ou leur égoïsme), et pourtant j’en vois bien les bénéfices. Et si je pouvais faire pareil ? Audace et détachement ! Paonne et Ours à la fois… au moins de temps en temps ?

Curieuse de savoir si cet exercice vous aura aidé, et quels cœurs vous aurez dévoré… Au pire, vous aurez passé une bonne soirée ! A bientôt dans l’Oeuf !

La méthode Alpha

Aujourd’hui je vous parle d’une technique de « mise en concentration » que j’utilise sans le savoir, spontanément, depuis des années. J’ai découvert le blog de Nicolas Berreti, qui a développé le concept et qui me permet de formaliser ce que j’exploitais naturellement comme une intuition. Il s’agit d’une méthode qu’il a baptisée Alpha, et il a même mis un petit copyright dessus, genre.

Le rythme Alpha du cerveau correspond à une activité cérébrale tranquille. Les ondes dites Alpha sont émises dans certaines situations de relâchement, détente, repos… Elles correspondraient donc un à état de bien-être, loin du stress, angoisses et autres excitations nocives à la concentration.

L’idée de la méthode Alpha consiste simplement à provoquer artificiellement un passage du cerveau en mode Alpha, immédiatement et à chaque fois que je souhaite travailler efficacement. Comment faire ? Utiliser une bonne vieille méthode de derrière les fagots : le conditionnement (Pavlov, les chiens, la salive, la cloche toussa toussa). On associe un stimulus à l’état Alpha du cerveau, pour que le premier provoque le deuxième. Ouaf.

chiot

Comment faire ?

D’abord il faut une musique douce que vous aimez bien, pas trop bruyante, idéalement sans parole. Mon conseil : un morceau de musique classique plutôt calme, un morceau « lounge » ou bien de relaxation – style musique d’ascenseur. C’est à dire un morceau qui se laisse plus entendre qu’écouter. Personnellement j’ai deux albums de prédilection pour cet usage : Chopin et quelques motets baroques.

Ensuite, prenez l’habitude, pendant quelques jours, de vous endormir (le soir ou pendant une sieste) avec ledit morceau en fond sonore, en boucle et pas trop fort. Le volume parfait sera celui où vous pourrez, au bout d’un moment, ne plus prêter attention à la musique. De cette manière, votre cerveau finira par associer d’une manière ou d’une autre ce morceau de musique à un état de détente et de relaxation. Comme Pavlov et ses chiens, votre cloche sera le morceau de musique, tandis que vous remplacerez avantageusement la salivation par un passage en ondes Alpha.

Avec votre petit Pavlov rien qu’à vous, vous êtes maintenant conditionné. Au moment de vous mettre au travail, recréez votre fond sonore personnel, plutôt au avec un casque (pour recréer votre fond sonore pavlovien, mais aussi pour favoriser votre « isolement » auditif).

Et vous serez alors en mesure de réaliser votre travail de réflexion, rédaction, création très facilement, le tout sans avoir même l’impression de travailler.

En me rapprochant d’un état d’hypnose très légère, la méthode Alpha focalise à l’extrême mon attention, en soustrayant de ma conscience immédiate les notions de temps et d’environnement. Et ça fonctionne au top !!! Je dépote !

 Essayez, vous serez épatés !

CREATIVITE : FAIRE PLUS AVEC (BEAUCOUP) MOINS

Fixies-black

Vous connaissez les vélos fixies ? Sans dérailleurs, sans vitesses, sans garde-boue, sans porte-bagages et même sans freins. Qui voudrait d’un vélo qui n’a presque rien ? Paradoxe, ces vélos cartonnent et se vendent même très cher. Comment expliquer ce succès ? Avant d’en parler, voici un autre exemple.

En Europe, une prothèse de jambe coûte une fortune. En Inde, des prothèses pour presque rien ont été créées et permettent de marcher sur terrain accidenté. C’est l’innovation dite Jugaad : l’art de faire plus avec (vraiment) moins.

Mais pourquoi moins peut faire plus ? Revenons sur ces fameux vélos fixies.

L’avantage d’un fixie c’est justement sa simplicité. Un vélo normal, c’est beaucoup de petites pièces qu’il faut changer ou entretenir souvent. Sur un fixie, pas besoin. Pas besoin de freins, car lorsqu’on bloque les pédales, ça freine. Sa simplicité facilite l’interchangeabilité et donc sa personnalisation. On peut choisir son cadre, sa selle, ses roues et avoir un vélo unique.

Les inconvénients peuvent devenir des avantages !

Vos faiblesses peuvent devenir vos forces. Moins peut devenir plus, si on réfléchit un peu. Regardez, les consoles Wii. A leur sortie, Nintendo était au bord de la faillite. Pour survivre, l’entreprise devait innover. Jusque là, les créateurs de consoles rivalisaient de technique pour toujours augmenter la puissance et la qualité de l’image. Qu’a fait Nintendo ? Ils ont diminué la puissance, la qualité graphique, et ont cherché le plaisir du jeu ailleurs. Ainsi, ils ont non seulement relevé la barre, mais sont également devenu leader du marché.

Innover, c’est parfois regarder où personne ne veut regarder. L’innovation Jugaad, c’est regarder vers ce qui semble négatif à tous: le moins bien, le moins beau, le moins costaud, voir le moins tout court. Navi Radjou, consultant en innovation dans la Silicon Valley, est le père du Jugaad. Bien plus qu’un mouvement, Jugaad, qui signifie en hindi « savoir se débrouiller et trouver des solutions dans des conditions hostiles » est un véritable état d’esprit.

Cet indien de Pondichery est devenu célèbre grâce à son ouvrage L’innovation Jugaad, redevenons ingénieux ! (Think Frugal, Be Flexible, Generate Breakthrough Growth en VO) paru en 2013 aux éditions Diateino, pour lequel il a obtenu le prix Thinkers50 Innovation Award, qui récompense les penseurs les plus influents du monde de l’entreprise. Son livre, devenu un best-seller, a également été salué par le très prestigieux The Economist.

La théorie de Navi Radjou se répand désormais dans les entreprises occidentales. Bien souvent, des produits conçus pour les pays émergents connaissent un succès au-delà de leur marché initial. Dès 2007, General Electrics s’était lancé dans l’innovation Jugaad en commercialisant  aux États-Unis un électrocardiographe conçu en 2007 pour les habitants de villages indiens reculés. La Logan de Renault a quant à elle connu un succès énorme dans les pays développés alors qu’elle était à l’origine conçue pour les pays émergents. Le groupe allemand Siemens a lui aussi franchi le pas en créant des gammes plus abordables mais tout a fait fonctionnelles.

On sait bien que c’est au pied du mur qu’on voit le mieux le mur (citation personnelle, liée à ma capacité naturelle à la proscratination, contre laquelle je lutte constamment ;) ) et l’innovation frugale exploite notre créativité en mettant à disposition des ressources plus que limitées. Au même titre que les guerres ont été des creusets d’innovation, les ressources limitées et l’urgence des besoins catalysent la pensée humaine, qui exploite alors ) plein régime sa créativité dans ces circonstances.

DEMANDER (ENFIN) DE L’AIDE

Je fais partie des gens pour qui une réussite n’est pas complète si elle n’est pas personnelle. 

Si quelqu’un m’a aidé à réaliser un projet, et que ce projet est un succès, je ne peux pas l’apprécier avec autant de satisfaction que si j’en étais la seule à l’origine.

Les conséquences de ce caractère un peu solitaire sont multiples :

  • Dans ma vie professionnelle, comme manager, j’ai du mal à déléguer
  • Dans ma vie de famille, j’ai du mal à déléguer
  • Dans ma vie personnelle, j’ai du mal à déléguer

Résultat : Comme je fais beaucoup de choses moi-même parce que je ne fais pas confiance aux autres, les choses deviennent difficiles. Je deviens fatiguée.

Du coup :

soit j’en oublie la moitié, et je culpabilise,

soit je ne les réalise pas de façon satisfaisantes, et je culpabilise,

soit je les annule carrément, et je culpabilise.

Je fais moins de choses, car tout me paraît difficile, et, toute cette culpabilité plombe mes idées, en me procurant le sentiment de ne plus avoir l’énergie de mes envies.

Et bing, re-culpabilité.

La solution à tout cela serait simplement d’accepter de m’en remettre un peu plus à autrui.

J’ai eu une conversation intéressante au sujet du lâcher-prise, terme dont le sens m’échappe, sémantiquement et conceptuellement.

Je ne vois pas de quoi il s’agit, mais j’ai l’intuition que s’appuyer sur les autres et donc accepter leur façon de faire sans stress est une forme de ce fameux lâcher-prise.

S’appuyer sur les autres, les remercier pour leur aide, apprécier ensemble les succès permet forcément la réalisation de plus de projets.

Partager les tâches, mais aussi les doutes qui enrayent la motivation, les peurs qui bloquent les réflexions constructives, c’est se donner des chances supplémentaires d’avancer sur le chemin des réalisations concrètes.

Il n’y a pas de honte à demander de l’aide, même si j’ai toujours l’impression, que si, un peu.

Je vous laisse avec cette jolie illustration de Chibird, qui a toujours le mot (et l’image) qu’il faut !

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Cela sera donc ma résolution 2016, parler davantage, moins rester dans mon coin, échanger pour avancer… Mais ce n’est pas gagné ! :D

Et vous, vous y arrivez facilement ?

POUR OU CONTRE LE CARNET DE GRATITUDE

carnet pinup

La gratitude est l’action de remercier et d’être reconnaissant pour quelque chose. C’est un levier de satisfaction au centre de nombreuses études sur le bonheur. Tenir un carnet de gratitude (ou de kifs), c’est-à-dire noter chaque jour trois faits pour lesquels on est reconnaissant ou content, permet de se forcer à prendre conscience de l’importance que peuvent avoir des petites ou grandes choses, et ainsi à tirer davantage de plaisir du quotidien.

 Est ce que ça marche ? Pour le savoir, j’ai testé, pour vous, pendant 6 mois, le carnet de gratitude. Suspens.

 Jour 1 : je note mes kifs mais je n’y crois pas. Je n’arrive pas du tout à dire « merci la vie » pour des bricoles. Si je gagne à l’Euromillions on en reparlera, mais pour le moment je n’en suis clairement pas là.

 Jour 3 : j’arrive à trouver l’élan pour remercier « la vie » de m’avoir fait connaître un bon ami il y a 7 ans, même si on ne se voit plus depuis 6. Cette rencontre parfaitement platonique a été inspirante et continue à me nourrir. Et j’ai eu cet élan juste après m’être dit que je n’arrivais pas à formuler en moi l’élan de gratitude pour mes kifs quotidiens, comme quoi, on a l’esprit de contradiction, ou on ne l’a pas.

 Jour 4 : rien à signaler, je suis sur un projet et je suis plutôt crispée. J’ai eu dans la soirée un élan de gratitude envers mes parents qui gardent ma fille, ce qui me permet de travailler plus tranquillement.

 Jours 6, 7 et 8 : rien de spécial, sinon que je me sens plus assurée et plus à l’aise dans la vie. Je dis les choses plus facilement aux gens, je suis plus authentique. Mais je ne sais pas si c’est lié aux kifs. Je ne suis toujours pas dans le remerciement. Mais je ne fais peut être pas assez d’efforts.

 Mois 1: J’ai acheté une fougasse pour un SDF qui fouillait les poubelles à côté de la boulangerie. Je ne sais pas si j’aurai fais ça avant. Je ne sais pas si c’est lié aux kifs. J’ai toujours du mal avec la reconnaissance, mais j’arrive à avoir un élan quand cela concerne l’amour des autres humains (famille, amis) et les états de grâce (quand j’écris, que je peins ou que je chante – ce qui je précise n’est un état de grâce que pour moi).

Mois 2 : J’ai de plus en plus l’impression que tout est à nouveau possible, qu’il n’y a plus de limite à mes projets. Je pense à nouveau, mon esprit s’est remis en marche. Il y a quand même des jours où je sens que j’ai moins de force et où je rentre à nouveau la tête dans les épaules.

Mois 3: je pense plus à faire plaisir aux autres… J’ai envie d’avoir des petites attentions raisonnables pour chacun. J’ai toujours du mal avec la gratitude vis à vis de mes kifs, c’est comme une pudeur qui m’empêche d’avoir l’élan nécessaire pour vraiment remercier dans le vide.

 Mois 4 : je pense aller à la salle de sport qui vient d’ouvrir à côté. Les choses me paraissent moins compliquées en général. Je pense que je serai un jour blonde comme Kate Moss. J’ai l’impression d’être en marche.

 Mois 5 : je n’ai plus besoin de repenser à ma journée pour noter mes kifs, je les reconnais dès qu’ils arrivent. Je pense être plus souriante, ouverte, détendue. Le regard des gens sur moi change, je me sens par moment toute puissante, présente, en phase.

Et à d’autres moments plus du tout, j’ai peur que cet état ne soit qu’une imposture de mon esprit. Parfois je suis au top, parfois je n’y crois plus une seconde…

Mois 6 : Je ne note plus mes kifs sur mon agenda maintenant, mais je les note mentalement. Je les remarque, je les distingue dès qu’ils arrivent. Je ne sais pas si c’est lié, mais j’ai le sentiment de recevoir beaucoup d’amour en ce moment, et ça me rend heureuse. J’ai l’impression de nager dans un pot de confiture.

 Conclusion sur 6 moins de gratitude : Même si je ne le formule toujours pas verbalement, je parviens à exprimer une gratitude vis à vis des choses, que j’analyse plutôt comme une bouffée de bien-être et de satisfaction. Dire merci, au fond, c’est être content de ce que l’on a.

 Mais sans se voiler la face sur la réalité, et c’est fondamental. Ce genre de méthode ne doit pas rendre irresponsable. Un arc en ciel et des bons amis ne rajoutent pas des sous sur mon compte (ou alors ce sont VRAIMENT de très bons amis) et ne guérissent pas les malades…Mais leur présence améliore le quotidien, et c’est déjà ça !

Article en collaboration avec Zen&Zolie

PLEINE CONSCIENCE EN TOUTE CONSCIENCE

nirvana

Dernièrement on parle beaucoup de pleine conscience. Mindfulness. 

Je tourne autour du truc depuis un petit moment, en l’observant du coin de l’œil, d’une part parce qu’il est inratable médiatiquement, et d’autre part parce que tout ce qui touche au yoga et à la méditation me fait bien rire, et que je suis trop snob pour me pencher dessus avec bienveillance.

Cela me fait bien rire car j’ai l’impression, comme d’habitude, que la terre entière va tout d’un coup méditer par effet de mode, que tout l’occident va tomber dans la pleine conscience comme elle est tombée dans le running il y a quelques années. Si vous n’en avez jamais entendu parler, en voici une définition sur Wiki. Ainsi, bien que la pratique et ses bénéfices potentiels me tentaient, je n’osais y tremper l’orteil. Par chance, j’ai rencontré quelqu’un de calé sur la question dans le cadre de mon travail. Il m’a indiqué que fondamentalement, la méditation, la pleine conscience, la mindfulness, c’était juste la concentration, tout simplement, mais pour les nuls. Comme je suis prétentieuse, ça m’a rassuré. Je me suis dis que si c’était juste ça, je savais déjà le faire, qu’il suffisait de le mettre en pratique pour en tirer tous les bénéfices vantés sur la toile et au-delà.

Et puis je n’y ai plus pensé. Et puis je suis tombée sur cet article là, qui définissait enfin un peu plus précisément la question.

Je me enfin suis dis : « bon, je vais QUAND MEME essayer, mais DISCRETOS ».

J’ai commencé facile. Au volant de ma voiture, parce que c’est typiquement l’endroit et le moment où je pense à tout sauf à ce que je fais. Pas vous ? Et puis personne ne peut alors savoir ce que je suis en train de mindfuler, même en public. Aucun risque de ridicule. Donc j’ai commencé à prêter délibérément attention à mon environnement, visuel dans un premier temps. Et vous savez ce que j’ai vu en premier ? Les panneaux de signalisation du code de la route !

Je n’avais jamais remarqué qu’il y en avait autant ! Il y en a partout, beaucoup, ils me sautaient au visage ! Ensuite, j’ai fait attention aux palmes des cocotiers qui bougeaient dans le vent, et puis au ciel, et puis à la montagne. Et puis à nouveau aux panneaux (c’est ce qu’on voit le mieux quand on conduit on dirait !).

Alors que j’étais dans cet état de conscience « concentrée », ou attentive plutôt, un son est tombé dans mon oreille surprise. La radio annonçait « le GRAND David Bowie« . Ceci m’a forcément interpellé, avec le morceau « the man who sold the world ».

J’ai écouté l’intro dans mon état de conscience attentive, donc, et là, forcément, ma pensée a dérapé. Dès les premiers accords, on note clairement la déformation de la voix, très avant-gardiste. Mon esprit a pilé net sur ce détail, et s’est précipité en 1994, année de la multidiffusion sur les ondes du MTV Unplugged in New-York de Nirvana. Dans cet album et son mythique DVD, cette chanson est interprétée sobrement en gilet déchiré par le roi Kurt… Qu’est ce qu’il était beau ! Si blond, si froid, assis tout recroquevillé sur sa chaise de bureau avec sa guitare sèche dans les lumières roses et bleues de la scène, entouré de toutes ces fleurs de lys blanches, et puis il y avait des bougies aussi je crois… Et sa voix… J’ai fais un effort pour me remettre dans l’attention du moment présent. J’étais partie dans mes 15 ans comme en quarante, complètement déconnectée. J’ai recentré mon attention sur le morceau de musique. (Je conduisais toujours, hein, mais on mindful sur ce que l’on peut, surtout la première fois!). J’en ai écouté les finesses que je n’avais finalement jamais vraiment entendues. Cette rythmique qui semble jouée avec une crécelle ou une horloge qu’on remonte, puis avec une boite de riz, et cet écho dans le mixage, cette distance vertigineuse de la voix… Ou alors c’est parce que j’étais trop habituée à la version de Nirvana. Qui sait? J’étais déjà repartie. Pas facile la pleine conscience !

Comme il me faut 8 minutes pour rentrer chez moi et que j’ai quand même fait attention aux voitures en face et aux fossés au bord de la chaussée, j’ai rapidement interrompu l’expérience. J’ai voulu le refaire au lit une fois couchée, mais je me suis endormie trop vite. J’ai recommencé plusieurs fois au volant, avec les mêmes résultats : une hyper vigilance proche de celle qu’on met en œuvre dans le cadre de l’apprentissage.

Car cette « pleine conscience » ressemble à s’y méprendre chez moi au « mode » dans lequel je me mets inconsciemment quand je dois retenir quelque chose. Et de fait, cela fonctionne très bien. Je pense que je me souviendrais à présent toujours du son de la rythmique de la version originale de « the man who sold the world »…

Et de ma première expérience de pleine conscience… consciente !

Je ne sais pas encore si les bénéfices de cette pratique sont palpables, mais je vais poursuivre mon entrainement secrètement…Je vous tiens au courant !

BRILLEZ AVEC LE MAGRET SALé MAISON

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Je suis une grande partisane de ce qui facilite la vie en TOUTE SIMPLICITE.

Avec ce magret cuisiné en 1 minute montre en main (sans compter l’ouverture du sachet de gros sel), vous allez briller dans les dîners comme un fin gastronome épicurien,et j’en passe. Libre à vous de dire ou non à quel point cette recette est simplissime.

Ingrédients : 

  • Un magret de canard frais (le moins gras possible)
  • 1 kilo de gros sel
  • Un torchon en coton propre
  • Un lien (ficelle, ruban, bolduc…)
  • Optionnel, mais qui fera toute la personnalité de votre œuvre : herbes de provence, poivre, baies roses, sauge, laurier, piment…

Recette : 30 premières secondes de la recette : 

  • Dans le fond d’un saladier, déposez 2 à 3 cm de gros sel.
  • Posez le magret dessus, le gras vers le bas. (selon vos goûts, coupez un peu le gras qui dépasse.)
  • Recouvrez intégralement le magret d’un à deux centimètres de gros sel, tassez bien, que rien ne dépasse.
  • Couvrez le saladier avec une assiette ou le torchon propre.
  • Laissez reposer à température ambiante 18 heures. (pour moi le degré de salage idéal, plutôt sec, mais pas trop trop)

30 dernières secondes de la recette :

  • 18 heures plus tard, sortez le magret du sel, époussetez-le un peu.
  • Déposez le dans le torchon étalé bien à plat sur une surface propre
  • Ici, c’est la partie optionnelle où vous mettez les aromates que vous voulez (moi je l’aime bien nature aussi).
  • Emballez-le bien serré avec un joli pliage.
  • Nouez (saucissonnez) votre magret dans le torchon avec le lien.
  • Déposez le paquet dans le bac à légumes de votre réfrigérateur pendant minimum 3 semaines.

3 semaines plus tard, vous pouvez l’emporter chez les gens, le déballer théâtralement et le découper comme du saucisson à l’apéro sur une jolie planche en bois. (vous n’êtes pas obligé de manger le gras, c’est chacun ses goûts).

Ou bien débiter des tranchettes et les mélanger à une salade gersoise. Ou alors en faire des toasts.

C’est comme vous voulez, mais je vous préviens, ça déchire !!!

Bon appétit

MEDIOCRE MAIS SATISFAISANT

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Chers poussins, j’ai lu dernièrement un petit livre amusant sur la procrastination intitulé « La procrastination : L’art de reporter au lendemain ». Ecrit par John Perry, un universitaire américain, sa pertinence globale atteignait vite ses limites, dès qu’elle abordait le domaine du travail hors du service public. Néanmoins, quelques éléments sont exploitables pour tous, notamment un d’entre eux, qui a été pour moi, procratinatrice de génie, une véritable révélation.

Revenons à l’origine du problème : le procrastinateur, qui a comme tout le monde des choses urgentes à faire, leur préfère toujours une tâche sans rapport, dont il se persuade qu’elle est plus importante. C’est habituellement le cas de ceux que l’auteur nomme les « procrastinateurs structurés » : ceux qui s’activent sans cesse à mille choses, mais qui rendent toujours leurs productions en retard.

La tâche la plus importante, située en haut de la liste des choses à faire du procrastinateur, permet de placer dessous d’autres tâches moins stressantes, qui vont occuper le temps et retarder le moment de « s’y mettre ». Le procrastinateur structuré n’est donc pas un feignant, loin de là, mais se mettre au travail pour ce qu’on attend de lui lui pose un problème inexplicable.

Plusieurs pistes sont évoquées :

  1. Un refus de la prise de contrôle par autrui : en retardant la mise en œuvre de la mission qu’on lui a confié, le procrastinateur garde une forme de contrôle sur une tâche subalterne
  2. Un perfectionnisme exacerbé : lorsqu’il reçoit sa mission, le procrastinateur fantasme un rendu idéal, un article parfait, un rapport stupéfiant de pertinence, qui restera dans les annales. Et c’est là que démarrent les ennuis ! En tous cas pour moi, qui me retrouve là-dedans à 100 %.

Enthousiaste, je me mets toute seule une folle pression pour élaborer un travail titanesque, au-delà des attentes. Tout d’un coup, forcément, il m’écrase et me terrifie. Résultat : je ne parviens même plus à le démarrer, et il devient la corvée tout en haut de ma liste, à côté de laquelle toutes les autres tâches deviennent plus urgentes ou plus intéressantes. Et je deviens en retard. Et le client me presse. Et je stresse. Et je rends finalement un document bâclé, hors délais, agaçant, et je culpabilise atrocement de la croûte livrée à la place de l’œuvre d’art imaginée.

Pour résoudre ce dilemme, John Perry propose une méthode blessante pour les idéalistes, mais fantastique pour la TO-DO list.

« Fournir, dans les temps,

un travail médiocre,

mais satisfaisant ». 

Médiocre ici ne signifie pas mauvais, mais simplement moyen, dans la norme, correspondant aux attentes.

Tout devient alors plus aisé, et le travail se fait plus facilement. « Dans les temps, médiocre, mais satisfaisant », est beaucoup plus efficace au quotidien que « Terrible ! Mais trop tard » ou « Magnifique ! Mais jamais ».

Arrêter de fantasmer, fabriquer du concret, du productif, et à l’heure. Tant pis pour l’excellence (rêvée), finie la culpabilité ! Bonjour les délais respectés, bonjour la confiance en soi ! Voilà la clé de mon efficacité et de ma sérénité aujourd’hui.

Pour finir, suite à ces réflexions, j’en suis arrivée à une dernière méthode, réservée aux cas désespérés ; je vous préviens, elle est de moi ! Elle consiste à se créer une tâche imaginaire plus vaste et ambitieuse (mais aussi plus enthousiasmante) que celle du travail à effectuer au quotidien. Par exemple, écrire un ouvrage de référence sur un thème spécifique, avec un angle innovant validé par une enquête minutieuse, inédite et spectaculaire. Rien que ça. Et c’est précisément à ce moment que la magie du processus naturel de procrastination se met en marche. D’un coup, les tâches du quotidien sont effectuées avec rapidité et efficacité, à la place de votre grand œuvre pourtant en haut de la liste.

Alors, procrastineurs structurés du monde, réveillez-vous !

Quelle méthode choisirez-vous pour booster votre productivité ?