9 NOUVEAUX BRAINSTORMINGS

brainstormingJe ne vous oublie pas mais le temps passe si vite, et nous sommes tous tellement occupés ! Voici un petit article pour booster votre créativité. Des bonnes idées pour renouveler vos brainstormings, à tester ou redécouvrir !

#1 – La pensée inverse

Au lieu de chercher des solutions à votre problème, vous allez vous intéresser à son contraire. Par exemple :  « Comment être plus proche de ses clients ? ». La technique de la pensée inverse consiste à s’intéresser à la question « Comment être encore moins proche de ses clients ? ». Les solutions trouvées n’auront plus qu’à être inversées positivement.

#2 – Message court

La contrainte de 140 caractères que chacun connait sur Twitter devient ici le cadre imposé pour la réflexion. Cette approche vous oblige à aller à l’essentiel.

#3 – Retour vers le futur

Essayez aussi de transporter la question que vous vous posez dans le futur. Ainsi, dans 500 ans, quelles solutions imagineriez-vous ? Cette technique de brainstorming permettra à votre équipe d’imaginer des solutions qui n’existent pas encore.

#4 – Les mots tremplins

Pour générer un maximum d’idées en un temps record, vous pouvez utiliser une série de mots inscrits séparément sur des feuilles de papier ou des post-it. Cela vous permettra de lancer la discussion et rebondir quand le rythme retombe en intensité.

#5 – L’écriture réfléchie

Regroupez plusieurs personnes et faites-leur écrire leurs idées sur une feuille de papier. Après dix minutes, chacun passe sa feuille à son voisin. Celui-ci doit commenter et développer les idées du premier. Continuez jusqu’à ce que tout le monde ait commenté chaque feuille.

#6 – Créer une passerelle imaginaire

L’enjeu ici est d’identifier votre point de départ et votre objectif. Comment combler l’espace entre les deux ? Faites une liste de choses dont vous auriez besoin pour combler l’espace, et voyez comment l’objectif est atteignable.

#7 – A la manière de…

Si vous étiez d’un autre genre ? D’une autre nationalité ? D’un autre âge ? Proposer à votre auditoire d’incarner quelques instants un autre personnage et de penser comme lui. Ainsi, dans la peau de Leonard de Vinci, Pasteur, Lindberg, Marie Curie, vous repousserez les limites.

#8 – Laissez une place au hasard

Ouvrez un livre et notez la première phrase sur laquelle vous tombez. Faites la même chose avec des images trouvées sur internet. Voyez ensuite si ce stimulus pris au hasard et sorti de son contexte peut s’intégrer dans votre réflexion.

#9 – Double brainstorming

Cette méthode consiste à trouver le plus d’idées possible, à retenir les meilleures et refaire un brainstorming complet pour chacune d’entre elles. Vous pouvez répéter cette méthode jusqu’à trouver la solution idéale.

Repris d’après Creads.

La méthode Alpha

Aujourd’hui je vous parle d’une technique de « mise en concentration » que j’utilise sans le savoir, spontanément, depuis des années. J’ai découvert le blog de Nicolas Berreti, qui a développé le concept et qui me permet de formaliser ce que j’exploitais naturellement comme une intuition. Il s’agit d’une méthode qu’il a baptisée Alpha, et il a même mis un petit copyright dessus, genre.

Le rythme Alpha du cerveau correspond à une activité cérébrale tranquille. Les ondes dites Alpha sont émises dans certaines situations de relâchement, détente, repos… Elles correspondraient donc un à état de bien-être, loin du stress, angoisses et autres excitations nocives à la concentration.

L’idée de la méthode Alpha consiste simplement à provoquer artificiellement un passage du cerveau en mode Alpha, immédiatement et à chaque fois que je souhaite travailler efficacement. Comment faire ? Utiliser une bonne vieille méthode de derrière les fagots : le conditionnement (Pavlov, les chiens, la salive, la cloche toussa toussa). On associe un stimulus à l’état Alpha du cerveau, pour que le premier provoque le deuxième. Ouaf.

chiot

Comment faire ?

D’abord il faut une musique douce que vous aimez bien, pas trop bruyante, idéalement sans parole. Mon conseil : un morceau de musique classique plutôt calme, un morceau « lounge » ou bien de relaxation – style musique d’ascenseur. C’est à dire un morceau qui se laisse plus entendre qu’écouter. Personnellement j’ai deux albums de prédilection pour cet usage : Chopin et quelques motets baroques.

Ensuite, prenez l’habitude, pendant quelques jours, de vous endormir (le soir ou pendant une sieste) avec ledit morceau en fond sonore, en boucle et pas trop fort. Le volume parfait sera celui où vous pourrez, au bout d’un moment, ne plus prêter attention à la musique. De cette manière, votre cerveau finira par associer d’une manière ou d’une autre ce morceau de musique à un état de détente et de relaxation. Comme Pavlov et ses chiens, votre cloche sera le morceau de musique, tandis que vous remplacerez avantageusement la salivation par un passage en ondes Alpha.

Avec votre petit Pavlov rien qu’à vous, vous êtes maintenant conditionné. Au moment de vous mettre au travail, recréez votre fond sonore personnel, plutôt au avec un casque (pour recréer votre fond sonore pavlovien, mais aussi pour favoriser votre « isolement » auditif).

Et vous serez alors en mesure de réaliser votre travail de réflexion, rédaction, création très facilement, le tout sans avoir même l’impression de travailler.

En me rapprochant d’un état d’hypnose très légère, la méthode Alpha focalise à l’extrême mon attention, en soustrayant de ma conscience immédiate les notions de temps et d’environnement. Et ça fonctionne au top !!! Je dépote !

 Essayez, vous serez épatés !

MEDIOCRE MAIS SATISFAISANT

Capture d’écran 2015-07-02 à 14.28.10

Chers poussins, j’ai lu dernièrement un petit livre amusant sur la procrastination intitulé « La procrastination : L’art de reporter au lendemain ». Ecrit par John Perry, un universitaire américain, sa pertinence globale atteignait vite ses limites, dès qu’elle abordait le domaine du travail hors du service public. Néanmoins, quelques éléments sont exploitables pour tous, notamment un d’entre eux, qui a été pour moi, procratinatrice de génie, une véritable révélation.

Revenons à l’origine du problème : le procrastinateur, qui a comme tout le monde des choses urgentes à faire, leur préfère toujours une tâche sans rapport, dont il se persuade qu’elle est plus importante. C’est habituellement le cas de ceux que l’auteur nomme les « procrastinateurs structurés » : ceux qui s’activent sans cesse à mille choses, mais qui rendent toujours leurs productions en retard.

La tâche la plus importante, située en haut de la liste des choses à faire du procrastinateur, permet de placer dessous d’autres tâches moins stressantes, qui vont occuper le temps et retarder le moment de « s’y mettre ». Le procrastinateur structuré n’est donc pas un feignant, loin de là, mais se mettre au travail pour ce qu’on attend de lui lui pose un problème inexplicable.

Plusieurs pistes sont évoquées :

  1. Un refus de la prise de contrôle par autrui : en retardant la mise en œuvre de la mission qu’on lui a confié, le procrastinateur garde une forme de contrôle sur une tâche subalterne
  2. Un perfectionnisme exacerbé : lorsqu’il reçoit sa mission, le procrastinateur fantasme un rendu idéal, un article parfait, un rapport stupéfiant de pertinence, qui restera dans les annales. Et c’est là que démarrent les ennuis ! En tous cas pour moi, qui me retrouve là-dedans à 100 %.

Enthousiaste, je me mets toute seule une folle pression pour élaborer un travail titanesque, au-delà des attentes. Tout d’un coup, forcément, il m’écrase et me terrifie. Résultat : je ne parviens même plus à le démarrer, et il devient la corvée tout en haut de ma liste, à côté de laquelle toutes les autres tâches deviennent plus urgentes ou plus intéressantes. Et je deviens en retard. Et le client me presse. Et je stresse. Et je rends finalement un document bâclé, hors délais, agaçant, et je culpabilise atrocement de la croûte livrée à la place de l’œuvre d’art imaginée.

Pour résoudre ce dilemme, John Perry propose une méthode blessante pour les idéalistes, mais fantastique pour la TO-DO list.

« Fournir, dans les temps,

un travail médiocre,

mais satisfaisant ». 

Médiocre ici ne signifie pas mauvais, mais simplement moyen, dans la norme, correspondant aux attentes.

Tout devient alors plus aisé, et le travail se fait plus facilement. « Dans les temps, médiocre, mais satisfaisant », est beaucoup plus efficace au quotidien que « Terrible ! Mais trop tard » ou « Magnifique ! Mais jamais ».

Arrêter de fantasmer, fabriquer du concret, du productif, et à l’heure. Tant pis pour l’excellence (rêvée), finie la culpabilité ! Bonjour les délais respectés, bonjour la confiance en soi ! Voilà la clé de mon efficacité et de ma sérénité aujourd’hui.

Pour finir, suite à ces réflexions, j’en suis arrivée à une dernière méthode, réservée aux cas désespérés ; je vous préviens, elle est de moi ! Elle consiste à se créer une tâche imaginaire plus vaste et ambitieuse (mais aussi plus enthousiasmante) que celle du travail à effectuer au quotidien. Par exemple, écrire un ouvrage de référence sur un thème spécifique, avec un angle innovant validé par une enquête minutieuse, inédite et spectaculaire. Rien que ça. Et c’est précisément à ce moment que la magie du processus naturel de procrastination se met en marche. D’un coup, les tâches du quotidien sont effectuées avec rapidité et efficacité, à la place de votre grand œuvre pourtant en haut de la liste.

Alors, procrastineurs structurés du monde, réveillez-vous !

Quelle méthode choisirez-vous pour booster votre productivité ?

PROCRASTINER UTILE, C’EST POSSIBLE !

trombones

Je suis comme tout un chacun une grande procrastinatrice. J’ai du mal à me lancer dans la rédaction de grands documents complexes, et hélas, cela constitue souvent la plus grande partie de mon travail. L’analyse de mes forces m’a prouvé que j’étais créative en toutes situations (j’ai de la ressource), mais aussi que l’amour de l’apprentissage me portait en toutes choses.

Ces deux qualités, associées à mes forces les moins “exprimées”, l’auto-discipline et la persévérance, font de moi une procrastinatrice de grand talent. Je sais que je trouverai toujours une solution pour fournir un travail de qualité dans les temps, et à côté de ça je suis distraite par le moindre titre d’article un peu alléchant sur le net. Je vous livre donc aujourd’hui mes trucs et astuces pour contourner et contrer la procrastination, et les jours où ce n’est pas possible, faire de ces moments de non-travail des périodes pas si inutiles que ça.

  1. ACCEPTER LA PROCRASTINATION : accepter la procrastination, c’est déjà ne plus en faire vraiment. Je m’explique : ok je n’ai pas envie de faire ce truc urgent. Pas envie du tout, pas l’énergie, pas envie de réfléchir. Ok. Pas envie, alors je ne le fais pas. Je ne le fais pas, je ne vais pas le faire, je le ferai plus tard. Voilà. Ne serait-ce que s’autoriser clairement, en le formulant, de décider de ne pas faire une corvée ou un travail un peu oppressant, réduit déjà drastiquement l’envie de ne pas le faire. La procrastination est un peu l’esprit de contradiction, aller dans son sens, c’est également s’en affranchir. C’est bon, je vais le faire, maintenant.
  1. COMPRENDRE LA PROCRASTINATION : beaucoup de procrastinateurs sont des rêveurs qui ont besoin d’une phase de maturation pour mettre en oeuvre leur motivation. L’air de rien, la procrastination est un espace de réflexion où sous l’apparence de tâches futiles, de vraies réflexions initiées en amont se développent et s’enrichissent inconsciemment, en “back office”. Il s’agit donc de se prendre le temps de formuler les grandes questions des dossiers en cours ou des problèmes à résoudre de façon très claire, afin que les périodes de procrastination qui suivent soient le théâtre d’un travail inconscient mais bien réel sur ces problématiques. (c’est la version diurne de “la nuit porte conseil”).
  1. ORGANISER LA PROCRASTINATION : n’avez-vous pas remarqué que vous avez du mal à vous lancer dans des tâches complexes et longues à certaines heures de la journée ? Personnellement, impossible de commencer un travail d’ampleur entre 14h et 17h. Mon cerveau est mou. Dommage, c’est une grande partie de mon après-midi (de travail). En revanche, de 8h à 11h du matin, je suis au top de ma concentration et de mon hyperlucidité intellectuelle. Mais ça ne revient que vers 17h. Forte de la connaissance de ce rythme (au bout de quelques années, ça finit par rentrer), je consacre mes matinées aux tâches complexes, et je procrastine utile (voir point suivant) l’après-midi, histoire de ne pas perdre complètement mon temps, puis je reprends le flambeau en fin de journée. A chacun d’identifier ses propres plages d’efficacité pour les exploiter au mieux, et cesser de culpabiliser pendant les périodes “creuses” en énergie, pour rêvasser ou faire des mini-tâches le coeur léger.
  1. PROCRASTINER UTILE : quitte à ne pas faire LA chose à faire, autant en profiter pour évacuer les mille petites tâches moins utiles, mais chronophages. Pendant ce temps, ayez à l’esprit le gros travail à faire et surtout ayez le sentiment de prendre soin de vous en vous occupant CONSCIEMMENT d’autre chose que de votre dossier. Ne vous voilez pas la face. J’écris cet article précisément dans cette circonstance : je fais quelque chose qui me plaît au lieu de faire un travail qui me coûte un peu, mais je le fais en ayant conscience de le faire, sans culpabilité et avec plaisir. Interdiction bien sûr d’aller sur Facebook (on parle de procrastination utile) vous pouvez par contre surfer sur Pinterest, qui est le réseau social le plus inspirant du monde. Il vous apportera toujours quelque chose pour votre travail ou votre réflexion. (J’espère que vous y suivrez les tableaux de l’Oeuf du Neuf !)
  1. REFUSER LA PROCRASTINATION COMME FACADE DE LA PEUR DE MAL FAIRE : produire quelque chose, c’est le soumettre à un jugement. La peur de se lancer dans une tâche vaste peut être bloquante. Ecrasé par l’ampleur de la mission, nous ne savons pas par où commencer, donc nous ne faisons rien, en stressant. La solution, toute simple, mais à garder en tête : séquencer le projet en étapes moins difficiles à réaliser correctement que la tâche dans sa globalité. Tracer son plan sur un bloc-note avant d’attaquer, pour le visualiser. Noter à la main au fur et à mesure ce qui ne doit pas être oublié, et ainsi limiter les risques d’erreur ou d’oubli. Ces mesures faciles mais réconfortantes peuvent vous aider à vous mettre au travail dans un bon état d’esprit.
  1. COMBATTRE DE FRONT LA PROCRASTINATION : parfois, en dépit de ces astuces, l’envie de s’y mettre ne vient pas. On cesse alors le contournement, et on attaque l’adversaire frontalement. C’est la manière forte pour me mettre au travail. Dans un premier temps, je visualise en amont la plage de travail bien délimitée réservée à LA tâche. Puis je coupe délibérément l’accès aux sources de distractions (dans mon cas, sur Internet, mes abonnements à des magazines, et Facebook), grâce à ce petit logiciel très bien fait. Comme je n’aime pas téléphoner, je n’ai pas besoin de couper mon téléphone, c’est même plutôt un confort de m’autoriser à ne pas y répondre. Je me répète ensuite 5 fois ma citation préférée “On se sent bien quand on fait les choses bien”. Je mets cette playlist de David Bowie et c’est parti ! (je me fais une boisson chaude aussi, un très grand café très sucré, mais faites ce que vous aimez…)

Si aucune de ces astuces ne vous permet de vous mettre au travail dans un état d’esprit positif, c’est que votre tâche n’est plus capable de vous apporter du plaisir. A ce moment, c’est peut-être un changement de job ou de métier qui s’annonce … La dernière chance avant cette étape, c’est le job crafting de votre activité !

ça tombe bien, on en parle demain !

LES CHAPEAUX DE BONO

chapeau bono 2

L’article d’hier était costaud, avec un test, des forces, des choses complexes à digérer. Aujourd’hui, c’est plus léger, mais tout aussi utile au travail, pour la prise de décision comme pour la résolution de problèmes. Je vais vous parler des chapeaux De Bono. Rien à voir avec les couvre-chefs du leader de U2 (désolée). Cette théorie tire son nom de celui de son créateur, Edward De Bono. C’est beaucoup moins rigolo, je sais, mais c’est comme ça. Ecoutez pourtant : l’idée générale est que lorsque nous réfléchissons, nous recevons un tas d’idées en même temps. Et là, c’est la CONFUSION ! Le tri s’opère très rapidement et automatiquement, en fonction de nos croyances, de nos expériences, de notre culture. Ce qui est bien dommage, car sans le savoir nous éliminons ainsi des idées potentiellement excellentes, simplement parce qu’elles déstabilisent notre façon de penser.

En découpant notre réflexion en séquences distinctes, nous parvenons à nous concentrer sur une chose à la fois, et empêchons notre censure interne d’éliminer directement des idées qui nous déconcertent. Edward De Bono (Ed pour les intimes) propose de diviser la recherche de solutions en 6 phases, chacune représentée par un chapeau de couleur qui va symboliser physiquement une façon de penser.

Quel intérêt ? Carnaval ?

Petits cyniques, vous allez être bien déçus ; cette technique est très utile pour notamment voir la situation sous des angles différents et ainsi admettre la multiplicité des points de vue, ce qui permet d’explorer de nouveaux champs de réflexion. Ainsi, nous pouvons construire une vision à la fois globale et détaillée du sujet.

Concrètement, il s’agit tout simplement de passer la situation et les solutions possibles par les filtres des 6 chapeaux. Mais voyons-les plutôt, ces fameux chapeaux.

  •  Le chapeau blanc représente la neutralité : les faits, dénués d’interprétations. Il peut s’agir de chiffres, d’informations factuelles, de dates, de délais, de montants, de lieux en lien avec le sujet.

Dans votre situation: quels sont les faits?

  •  Le chapeau rouge représente les émotions, sentiments, impressions, intuitions associées à la situation.

Dans cette situation, que ressentez-vous? Qu’est ce que qui compte pour vous ?

  • Le chapeau vert représente la créativité sans censure, la fertilité des idées.

Quelles sont les solutions possibles, y compris les plus folles?

  •  Le chapeau jaune représente l’optimisme, la critique positive, les bénéfices à tirer des solutions proposées.

Pour chacune de ces solutions, on peut faire quelque chose : quoi mettre en oeuvre concrètement ?

  •  Le chapeau noir représente les objections, l’anticipation des dangers et des risques, la prudence.

Pour chacune de ces solutions : quels sont les risques? Les avantages et inconvénients?

  • Le chapeau bleu représente l’organisation, la canalisation des idées, la synthèse gagnante : c’est le chapeau qui englobe tous les autres.

En prenant tout cela en compte: quelle est la solution à retenir? Comment organiser sa mise en oeuvre ?

Je vous ai illustré ici avec un croquis rapide un exemple de questionnement classique dans le parcours professionnel : Should I stay or should I go ? (est ce que je pars ou est ce que je reste?) évalué grâce à la technique des chapeaux De Bono et d’une sorte de Mind Map (ça aussi on va en reparler…)

Les chapeaux fonctionnent aussi lors de réunions, pendant lesquelles on va attribuer aux participants une couleur qui va déterminer la nature de leurs interventions. En faisant circuler les chapeaux, on s’ouvre à des modes de pensée qui nous sont moins naturels que d’autres.

Par exemple dans mon cas, le chapeau noir est ma couronne. Il n’y a pas meilleure Cassandre que moi, pour détecter instantanément toutes les faiblesses d’un projet (ça ne marchera JAMAIS ! Heureusement que je ne travaille pas dans la R&D). Je me force donc à porter le chapeau jaune pour penser plus positif et croire en des idées mêmes très étonnantes !

Penser “chapeau” me permet aussi de me dégager des situations émotionnellement tendues ; en cas de crise, je jette mon chapeau rouge par terre pour prendre mon chapeau blanc et faire le point sur les faits sans affect… Ou au contraire, je pose mon chapeau blanc ou vert pour passer mon chapeau rouge quand il s’agit d’être à l’écoute…

A présent, à vous de tirer les bonnes solutions de vos chapeaux !

A demain pour un nouvel article !

CONNAISSEZ-VOUS VOS FORCES ?

super heros

Bonjour les poussins ! Bienvenue dans le premier article de notre 1ère Working Week ! Une série de thématiques qui a pour ambition de vous rendre plus confortable au travail, plus efficace plus facilement, et surtout plus heureux.

La première étape, et non des moindres, pour démarrer, va consister en la découverte des qualités qui vous caractérisent. Car impossible de bien travailler si nous ne savons pas nous-même comment nous travaillons, c’est-à-dire comment nous fonctionnons et avec quels leviers.

 Pour ce faire, vous allez identifier parmi les 24 forces, qui sont les pièces du puzzle des personnalités de l’humanité entière, lesquelles vous animent et vous guident naturellement.

 Ces forces ont été identifiées dans les années 90 et 2000, sous l’égide des psychologues Seligman, Myers et Peterson, et pas en claquant des doigts. Plus de 40 chercheurs ont parcouru le monde pendant plusieurs années, pour rencontrer les peuples, du plus premier au plus évolué, et examiner leurs habitudes et leurs histoires. Ils ont parlé, écouté, échangé, pour identifier les valeurs positives communes les plus fondamentales à notre espèce. Des concepts bénéfiques importants et précieux selon toutes les cultures. Ces valeurs positives élémentaires ont été synthétisées en 6 catégories, dites « vertues », qui se déclinent chacune en « forces de caractère ». Ces forces, ou qualités, sont au nombre de 24. Vous pouvez les découvrir ici.

 Chacun d’entre nous les possède. Il y a en nous au moins un tout petit peu de ces 24 qualités élémentaires. Cependant, elles existent chez chacun à des niveaux d’expression variés, et cette combinaison unique fait la singularité de nos personnalités, de nos caractères et de nos modes de réaction personnels aux situations que nous rencontrons. Ce cocktail précis est notre arme secrète, puisqu’elle n’appartient qu’à nous.

 Pourquoi est-ce important de connaître ses forces ?

 Pour bien travailler, on a besoin d’être heureux. Et à fortiori que notre tâche nous rende heureux aussi. Fonctionner en exprimant ce que l’on a en soit de plus naturel, de plus évident, nous garantit une place à notre mesure. Une place qui nous va bien, qui nous rend bien, qui nous procure bonheur et satisfaction. Nous sommes dans cette situation quand nous utilisons les forces qui nous caractérisent : elles sont les outils préférés de notre boite, nous les connaissons par cœur et les manions à merveille. Votre gentillesse vous permet de vous sortir de toutes les situations ? Pour un autre, cela sera sa persévérance, et un autre sa créativité, sa curiosité ou son sens de la justice.

L’outil que nous utilisons prioritairement n’est pas le plus adapté à la situation ? Peu importe, son utilisation nous rend heureux d’effectuer la tâche, et le chemin pour atteindre l’objectif nous ravira davantage qu’en nous contraignant à utiliser un outil plus adapté, mais que nous avons moins l’habitude d’utiliser. Nous avons donc plus intérêt à nourrir nos forces, qui sont nos prédispositions, qu’à essayer de lutter contre nos défauts.

La connaissance de nos forces nous permet aussi de nous connaître en toute objectivité, sans risque de vantardise ; tout le monde possède des forces, chacun sa combinaison secrète ! On gagne ainsi le droit de se bichonner et de s’encourager, de croire en soi et d’apprécier sa propre façon d’être… On a pas encore trouvé mieux pour la confiance en soi !

 Toutes les combinaisons de forces sont valables pour obtenir un résultat !

Pour connaître votre combinaison personnelle, votre boite à outils, votre trousseau de clés, réalisez ce test en ligne, en français. Il est piloté par les scientifiques de l’institut VIAME de Minneapolis. Il est gratuit et accessible à tous. Il vous prendra une 12aine de minutes. Répondez le plus spontanément possible, en évitant les réponses neutres. L’adresse email que vous communiquez pour faire le test vous permet de recevoir par email la fiche récapitulative des résultats de votre test. Ne cliquez pas sur les options qui proposent des versions commentées à 20 ou 40 dollars, vous n’en avez pas besoin.

 Votre résultat ne va pas vous donner de pourcentages, mais une liste des 24 forces dans l’ordre où elles s’expriment chez vous. Les 5 premières seront votre trousseau magique. Les 5 dernières ne seront pas des défauts, elles restent des forces à part entière, mais simplement leur position signifie que vous avez moins l’habitude de les utiliser. Mettez-les en perspective à la lumière de votre activité, et elles vous donneront aussi des informations sur vous.

 Il est intéressant de refaire ce test régulièrement, car vous remarquerez alors qu’on peut gagner des forces ou en abandonner au profit d’autres, en fonction des événements et du cours de la vie.

 Par exemple, mon premier test montrait 5 qualités qui semblaient bien me convenir :

Prudence, Appréciation de la beauté et de l’excellence, Discernement, Amour de l’apprentissage, Créativité. Intello droite dans mes bottes, j’avais un petit moral à ce moment. La prudence me caractérise tellement qu’elle me bloque parfois (souvent). Mon cœur bat pour la beauté sous toutes ses formes, je suis assez lucide globalement et rien ne me rend plus heureuse que d’apprendre de nouvelles choses. J’étais très fière de ces qualités toutes neuves qui pourtant faisaient partie de moi depuis toujours. Je me suis sentie confortée, voir légitimée dans un caractère un peu introverti et des façons de faire jugées parfois inadéquates.

 Mes 5 dernières forces étaient : courage, persévérance, auto-discipline, spiritualité et pardon. OK, c’est vrai, je suis une franche rancunière ultra-cartésienne : la mer est pleine de poissons, je ne vois pas pourquoi je donnerai une seconde chance à ceux qui m’ont déçu alors que tant d’autres qui ne m’ont rien fait restent à découvrir. Je n’ai pas de spiritualité, c’est une réalité, et le groupe « auto-discipline/persévérance/courage » prouve bien que je ne suis pas la reine de l’effort. Effectivement, je ne peux fournir un travail de qualité que s’il a du sens pour moi. Ce trousseau de «queue » m’a permis d’accepter ma façon de travailler. Je travaille extrêmement vite quand je le décide, je qui me laisse le loisirs de ne le faire que lorsque cela devient nécessaire. En ayant intégré ce principe, j’ai arrêté d’essayer de me forcer à des plages de travail stériles et ennuyeuses. Si ce n’est pas le moment, ce n’est pas le moment. J’organise depuis mon temps différemment et de façon beaucoup plus efficace et satisfaisante.

 Connaître mes forces m’a aussi affranchi de la culpabilité de les nourrir : je m’accorde une demi-heure minimum de surf sur les sites de mes abonnements à des magazines qui me permettent d’apprendre des choses chaque jour. Et j’ai décoré récemment mon bureau avec des objets qui réjouissent mon regard. Et ces actions ne sont plus de la procrastination, mais de l’enrichissement du moi qui donnera ainsi le meilleur au moment opportun.

 4 mois plus tard, après avoir expérimenté dans le cadre de mes réflexions un exercice de psychologie positive appelé «  le journal de gratitude », et avoir malgré moi job-crafté (on en parle demain) mon activité, mon résultat avait légèrement changé. Seules les 5 forces de queue étaient identiques. En revanche, la prudence était passée à la 7ème place et avait été remplacée dans mon trousseau de tête par la capacité à aimer et être aimé, auparavant en 9ème position.

 Cette détermination de vos forces doit vous permettre de vous sentir vous-même à tout moment, et en pleine conscience. Ce que vous êtes est beau et bien, ce que vous êtes fonctionne.

Comme dirait Oscar Wilde : « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris ! ».

Faites le test, réfléchissez-y et partagez votre trousseau de tête ! Et préparez-vous pour demain, on parlera de job crafting, ou alors de chapeaux, ça sera la surprise !

Mind Mapping is hot !

mindmap

Il faut que je vous parle d’un truc qui me rend dingue. Mais vraiment, et en même temps, c’est quelque chose qui m’apaise, me permet d’être en contrôle, de me sentir au top et d’être hyper productive. Et c’est quelque chose de parfaitement légal, ni blanc ni poudreux.

Je vais vous parler de ce sujet qui me fascine, et dans lequel je ne peux m’empêcher de me rouler avec complaisance, presque lascivement : le mind mapping.

 BING !

Je sais, j’ai l’air folle, mais c’est vraiment l’effet que ça me fait. Florence Servan-Scheiber parle de super pouvoirs dans son livre Power Patate (magistralement chroniqué ici, en vidéo, vu à la TV), qui nous rendent heureux parce que en pleine possession de nos moyens ? Et bien moi, mon super pouvoir, c’est le « mind mapping thinking » permanent. Mon fantasme d’omniscience enfin réalisé. Ou presque.

Je vous explique : le mind mapping une technique d’organisation de l’information sous forme de schémas heuristiques (c’est le nom français) et illustrés. Cette méthode de gestion de l’information est sensée reproduire le schéma en œuvre dans notre cerveau au moment de l’acquisition d’une connaissance, de son traitement, de son archivage et de son exploitation au bon moment.

Je connaissais cette technique pour l’avoir apprise pendant mes études, mais je ne l’avais jamais concrètement mise en œuvre. Je savais seulement que cela existait, et même (fabuleuse mémoire) que le maître créateur de la discipline était un anglais nommé Tony Buzan. J’ai redécouvert ses idées en lisant « une tête bien faite » en français, que j’ai immédiatement mis en application.

Une mind map est dessinée sur du papier ou un écran, et se construit comme suit : au centre est représenté le thème ou sujet de la Mind Map en image et en mots. Depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en image et mot-clé, etc.

Tout d’un coup, on voit, on pense, on projette « global ». Une vue d’ensemble, qui permet de maitriser d’un coup d’œil tous les enjeux, qui s’enchainent logiquement, d’hier à demain, du concept à son application. La relativité toute entière en 2D, créée par moi. (Cette toute puissance a de quoi rendre fou, je vous assure !). Cette méthode peut s’appliquer à absolument tout, depuis le résumé d’un livre jusqu’à la gestion d’un projet demandant des scénarios complexes de solution et d’aide à la décision. Vie privée, vie professionnelle, tout peut être analysé sous ce spectre. Cet angle a l’énorme avantage de permettre une prise de recul conséquente, et par la magie des associations d’idées, de rendre incroyablement créatif.

Et moi je kiffe. Je me surprends même parfois à map minder sans y penser. Et je peux vous assurer que regarder ses propres idées se faire et se défaire, se projeter, rebondir, éclore, s’auto valider ou se supprimer, c’est presque de la pornographie intellectuelle.

 Je vous explique comment faire dans un prochain article…chaud !