Les petits bonhommes d’allumettes

bonhommesCet exercice consiste à dessiner les lignes d’attachement conscientes et inconscientes qui nous relient à une autre personne puis à les couper. Pourquoi ? Parce que, nous dit Jacques Martel, l’attachement ce n’est pas de l’amour. L’attachement c’est une forme de contrôle de l’autre tandis que l’amour est inconditionnel. Couper les liens qui nous rattachent à une autre personne, c’est se donner plus de liberté, à soi-même comme à l’autre. Les personnes qui ont fait cet exercice constatent très souvent des changements en elles et autour d’elles. L’inconscient enregistre en effet plus efficacement ce qui est écrit ou dessiné.

Pour faire cet exercice, il suffit de se munir d’une feuille blanche, d’un crayon et d’une paire de ciseaux et de suivre les 7 étapes suivantes :

1) Commencer par se dessiner soi-même, sur la partie gauche de la feuille : tracer un bonhomme allumette : la tête, les yeux, le nez, un sourire, le corps, les bras, les jambes. Écrire son prénom en-dessous du bonhomme avec l’initiale de son nom de famille.

2) Puis dessiner une 2ème personne à côté : notre partenaire, un de nos parents, notre enfant, un(e) collègue de travail, un(e) ami(e), son guide spirituel, une personne avec laquelle nous éprouvons de la frustration, des attentes, de la colère, etc. Écrire le prénom de cette personne et l’initiale de son nom de famille.

3) Tracer un cercle de lumière autour de son bonhomme pour symboliser que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour soi.

4) Tracer un cercle de lumière autour du 2ème bonhomme pour symboliser que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour cette personne.

5) Tracer un cercle de lumière autour des deux bonhommes, en rajoutant des petits rayons de lumière qui symbolisent que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour les deux personnes, sans donner d’intention précise.

6) A présent, tracer les lignes d’attachement conscientes ou inconscientes entre les 2 bonhommes au niveau des différents centres d’énergie (chakras). Il doit y avoir 7 lignes qui relient les 7 chakras, soit, de bas en haut : chakra racine (sacrum), chakra sacré (nombril), chakra du plexus solaire, chakra cœur, chakra gorge, chakra du 3ème œil (entre les deux yeux) et chakra couronne (sommet du crâne).

7) Avec les ciseaux, couper la feuille de papier au niveau des lignes d’attachement.

Et le tour est joué !

Quelques précisions :

– Faire l’exercice du bonhomme allumette ce n’est pas se couper de la personne représentée mais seulement rompre l’attachement, qui n’est pas de l’amour.

– Les demandes n’ont pas d’intention précise ; il s’agit de souhaiter ce qu’il y a de mieux pour soi en laissant faire son inconscient.

– Il ne faut jamais faire cet exercice pour d’autres personnes et s’immiscer ainsi dans leur relation ! Il faut toujours se dessiner soi-même avec une autre personne, représenter une relation dans laquelle nous sommes directement impliqué(e).

– Quand une relation est harmonieuse, on ne réalise pas forcément les liens d’attachement. Faire un bonhomme allumette avec une personne avec laquelle on s’entend très bien permet de faire disparaître l’attachement, laissant ainsi plus de place à l’amour véritable.

– Il est possible de faire cet exercice avec une personne décédée.

– Il est possible d’utiliser les couleurs des chakras pour matérialiser les lignes d’attachement : rouge pour le chakra racine (sacrum), orange pour le chakra sacré (nombril), jaune pour le chakra du plexus solaire, vert pour le chakra cœur, bleu pour le chakra gorge, indigo pour le chakra du 3ème œil (entre les deux yeux) et violet pour le chakra couronne (sommet du crâne).

– L’exercice ne se fait en principe qu’une seule fois, puisque l’inconscient a enregistré que les lignes d’attachement ont été coupées. Il est toutefois possible de le répéter aussi souvent que l’on ressent des émotions.

– Une fois les lignes coupées, le papier peut être jeté simplement à la poubelle.

J’ai essayé, je vous dirais si ça a marché !

Tiré du blog en un mot 

MANGER LE COEUR DE SON ENNEMI

coeur

Aujourd’hui je vais vous parler d’une expérience amusante, qui n’a rien à voir avec Ko-Lanta et qui va vous changer pour toujours. Il faut être deux (c’est toujours mieux) ou tout seul, mais alors parfaitement honnête et objectif. Car il va s’agir de critiquer les gens qu’on n’aime pas !

Ah ! Mais ce n’est pas POSSIBLE, MOI j’aime TOUT LE MONDE ! Et bien tant pis pour vous alors, car vous allez vous priver d’une possibilité de vous améliorer… un peu. Allez, vous allez bien trouver quelqu’un à critiquer, non? Même pas votre mère ? Ou votre BELLE-mère ? De toutes façons, comme nous sommes ici dans une rubrique de psychologie positive, il va nous falloir être hyper constructif, même en matière de critique.

Je vais donc tester, en direct, sous vos yeux ébahis et dégoûtés, ce qu’on appelle « Manger le cœur de son ennemi ». Tout cru ! Miam ! Mais pourquoi ? Explication. Il y a forcément autour de vous des gens qui vous impressionnent, qui vous font sentir tout petit, vulnérable, intellectuellement ou émotionnellement. En essayant de verbaliser le pourquoi de cet inconfort dans l’oreille charitable (et de confiance si possible, choisissez bien) d’une amie, ou en les rapportant par écrit (c’est plus sûr, mais moins convivial), nous devons essayer d’identifier les conséquences positives (oui, po-si-tives !) du comportement de ces personnes qui nous stressent à mourir.

Pour ma part, je suis souvent impressionnée par les femmes ultra féminines, très maquillées, bijoutées, parfumées, les talons au menton, qui en dépit de ces artifices visibles respirent quand même la confiance en elles (appelons-les les Paonnes). Je suis parallèlement aussi très perturbée par les gens qui ne font aucun effort pour être appréciés (appelons-les les Ours). Qu’en déduis-je, mon cher Watson ? L’audace et le détachement, voilà deux traits de caractères qui semblent clairement me déranger chez les gens. Ceux qui en font trop m’ennuient et m’agacent, et ceux qui n’en font pas assez m’énervent tout autant. Mais moi, qu’est ce que je fais alors ? Bonne question, car souvent, ce qui nous inquiète chez les autres est ce que nous ne maitrisons pas. Alors qu’est ce que manger le cœur de mes ennemis Les Paonnes et Les Ours pourrait bien m’apporter ? Toutes ces personnes, je les sens capables de toujours avancer sans douter, et je les envie !

J’aimerais tellement ne pas tout prendre autant à cœur, me poser moins de questions, et ne pas me préoccuper de ce qu’on pensera de moi, si je me maquille trop, si je me mets trop en avant, si j’ai l’air de me la raconter, si je ne prends pas assez soin des gens, si je suis trop sûre de moi, même quand je maîtrise parfaitement un sujet ! Je n’ai pas leur assurance (liée à leur culot ou leur égoïsme), et pourtant j’en vois bien les bénéfices. Et si je pouvais faire pareil ? Audace et détachement ! Paonne et Ours à la fois… au moins de temps en temps ?

Curieuse de savoir si cet exercice vous aura aidé, et quels cœurs vous aurez dévoré… Au pire, vous aurez passé une bonne soirée ! A bientôt dans l’Oeuf !

POUR OU CONTRE LE CARNET DE GRATITUDE

carnet pinup

La gratitude est l’action de remercier et d’être reconnaissant pour quelque chose. C’est un levier de satisfaction au centre de nombreuses études sur le bonheur. Tenir un carnet de gratitude (ou de kifs), c’est-à-dire noter chaque jour trois faits pour lesquels on est reconnaissant ou content, permet de se forcer à prendre conscience de l’importance que peuvent avoir des petites ou grandes choses, et ainsi à tirer davantage de plaisir du quotidien.

 Est ce que ça marche ? Pour le savoir, j’ai testé, pour vous, pendant 6 mois, le carnet de gratitude. Suspens.

 Jour 1 : je note mes kifs mais je n’y crois pas. Je n’arrive pas du tout à dire « merci la vie » pour des bricoles. Si je gagne à l’Euromillions on en reparlera, mais pour le moment je n’en suis clairement pas là.

 Jour 3 : j’arrive à trouver l’élan pour remercier « la vie » de m’avoir fait connaître un bon ami il y a 7 ans, même si on ne se voit plus depuis 6. Cette rencontre parfaitement platonique a été inspirante et continue à me nourrir. Et j’ai eu cet élan juste après m’être dit que je n’arrivais pas à formuler en moi l’élan de gratitude pour mes kifs quotidiens, comme quoi, on a l’esprit de contradiction, ou on ne l’a pas.

 Jour 4 : rien à signaler, je suis sur un projet et je suis plutôt crispée. J’ai eu dans la soirée un élan de gratitude envers mes parents qui gardent ma fille, ce qui me permet de travailler plus tranquillement.

 Jours 6, 7 et 8 : rien de spécial, sinon que je me sens plus assurée et plus à l’aise dans la vie. Je dis les choses plus facilement aux gens, je suis plus authentique. Mais je ne sais pas si c’est lié aux kifs. Je ne suis toujours pas dans le remerciement. Mais je ne fais peut être pas assez d’efforts.

 Mois 1: J’ai acheté une fougasse pour un SDF qui fouillait les poubelles à côté de la boulangerie. Je ne sais pas si j’aurai fais ça avant. Je ne sais pas si c’est lié aux kifs. J’ai toujours du mal avec la reconnaissance, mais j’arrive à avoir un élan quand cela concerne l’amour des autres humains (famille, amis) et les états de grâce (quand j’écris, que je peins ou que je chante – ce qui je précise n’est un état de grâce que pour moi).

Mois 2 : J’ai de plus en plus l’impression que tout est à nouveau possible, qu’il n’y a plus de limite à mes projets. Je pense à nouveau, mon esprit s’est remis en marche. Il y a quand même des jours où je sens que j’ai moins de force et où je rentre à nouveau la tête dans les épaules.

Mois 3: je pense plus à faire plaisir aux autres… J’ai envie d’avoir des petites attentions raisonnables pour chacun. J’ai toujours du mal avec la gratitude vis à vis de mes kifs, c’est comme une pudeur qui m’empêche d’avoir l’élan nécessaire pour vraiment remercier dans le vide.

 Mois 4 : je pense aller à la salle de sport qui vient d’ouvrir à côté. Les choses me paraissent moins compliquées en général. Je pense que je serai un jour blonde comme Kate Moss. J’ai l’impression d’être en marche.

 Mois 5 : je n’ai plus besoin de repenser à ma journée pour noter mes kifs, je les reconnais dès qu’ils arrivent. Je pense être plus souriante, ouverte, détendue. Le regard des gens sur moi change, je me sens par moment toute puissante, présente, en phase.

Et à d’autres moments plus du tout, j’ai peur que cet état ne soit qu’une imposture de mon esprit. Parfois je suis au top, parfois je n’y crois plus une seconde…

Mois 6 : Je ne note plus mes kifs sur mon agenda maintenant, mais je les note mentalement. Je les remarque, je les distingue dès qu’ils arrivent. Je ne sais pas si c’est lié, mais j’ai le sentiment de recevoir beaucoup d’amour en ce moment, et ça me rend heureuse. J’ai l’impression de nager dans un pot de confiture.

 Conclusion sur 6 moins de gratitude : Même si je ne le formule toujours pas verbalement, je parviens à exprimer une gratitude vis à vis des choses, que j’analyse plutôt comme une bouffée de bien-être et de satisfaction. Dire merci, au fond, c’est être content de ce que l’on a.

 Mais sans se voiler la face sur la réalité, et c’est fondamental. Ce genre de méthode ne doit pas rendre irresponsable. Un arc en ciel et des bons amis ne rajoutent pas des sous sur mon compte (ou alors ce sont VRAIMENT de très bons amis) et ne guérissent pas les malades…Mais leur présence améliore le quotidien, et c’est déjà ça !

Article en collaboration avec Zen&Zolie

Journée du bonheur

pinup jaune

Il semblerait d’après les réseaux sociaux que le 20 mars soit la Journée Internationale du Bonheur. Je ne peux pas ne pas en parler, mais c’est un peu le même problème que pour la Journée (des droits) de la Femme, ou la Journée contre le cancer… Cela permet d’attirer l’attention sur un thème, mais au fond, cela concerne toujours des sujets auxquels il faut penser tous les jours.

Le bonheur, c’est par défaut, le silence des soucis, et c’est déjà un bon point. Le cran au-dessus, c’est d’éprouver des satisfactions, des émotions positives, d’avancer un petit pas plus loin vers les choses qui nous tiennent à coeur. Le bonheur, c’est activer notre intelligence pour être plus présent, plus créatifs, plu pertinents, plus en contrôle.

Aujourd’hui n’est donc pas le jour des citations débiles mais le jour d’une réflexion un peu consciente sur ce qui nous fait nous sentir vraiment bien, apaisé, serein, enlevé, joyeux, avec l’envie de faire des blagues ou des câlins. Chez moi, c’est le vin (ok, facile) et les belles images de pin-up. En voici une avec une robe jaune, un jour d’été, appuyée à une auto du temps d’avant. Je trouve que ça sent l’amour et la citronnade, les Etats-Unis de la conquête spatiale et les vacances.

Alors je vous souhaite dans cette ambiance oldies une belle journée du bonheur !

Pensez-y !

 

Toujours porter sa couronne invisible

couronne

On parle aujourd’hui de self-estim, et de l’impact que l’attitude de notre corps peut avoir sur nous-même et sur les autres. Ou le contraire. Puisque tout est lié. Et c’est un petit truc tout simple que vous allez pouvoir essayer tout de suite !

 J’ai toujours eu des difficultés à marcher avec des talons. Un jour, j’ai vu cette vidéo d’une minute, qui m’a inspirée sur un tout autre sujet.

 http://www.dailymotion.com/video/x7kdlk_comment-marcher-avec-des-talons-aig_lifestyle

 Souvent j’avais lu que pour avoir de l’assurance et « en imposer », il fallait se tenir droite. Conseil d’autant plus valable pour moi, qui fait partie des personnes mesurant moins d’un mètre soixante, ce qui, même pour une fille, n’est pas bien haut ! D’où ma volonté d’essayer d’apprendre à marcher avec grâce sur des talons.

 Dans cette vidéo, on parle d’ouvrir ses épaules (je visualise, ok, comme un coquillage), et de « porter la poitrine vers le ciel ». On explique ensuite qu’il faut détendre les muscles des cuisses et des hanches, et glisser le pas. C’est moins important que cette histoire de poitrine et de ciel. Cette phrase a été une révélation. Il ne s’agissait plus de lever le menton, de serrer le ventre ou d’imaginer une ficelle invisible qui me tendrait vers le haut (comme si j’étais une marionnette ??? Je n’ai jamais pu me faire à cette idée).

En une phrase, « poitrine vers le ciel », je m’étais redressée. Je visualisais le bombé satiné de mon décolleté offert aux nuages, pile au-dessus de moi, et cela me portait.

 Je marche différemment depuis. Cette position me regonfle et me détend à la fois, et renforce nettement mon assurance. Pourtant je reste naturelle. C’est ma position de repos. Si je suis stressée ou préoccupée pendant que je marche d’un endroit à l’autre, j’aurais le regard au sol, les épaules rentrées, le souffle court. Je pense alors « poitrine vers le ciel », et hop, comme par magie, je respire, je m’éclaire, je délie mes épaules et je redresse mon regard. Souvent même je souris. Cela me fait du bien physiquement au milieu du dos, je me sens plus présente, plus enveloppante aussi, et globalement plus en contrôle.

 Et les jours où j’ai vraiment la pêche, les jours où les choses roulent bien et où je me sens la reine du quartier, et bien en plus de ma poitrine au ciel, je porte ma couronne invisible. Ma tête est encore plus droite, mon sourire bienveillant (pour moi et pour les autres) et je suis pleine d’une énergie saine et productive.

 Essayez, vous allez voir, ça fonctionne !

En route pour la joie (en 9 petits pas)

Comme nous sommes en travaux sur le blog et que cela n’avance pas aussi vite que je voudrais, je vous ai fait pour patienter une petite traduction d’un article américain (ouhlala, vilain vilain), mais qui a bien compris que pour que les gens travaillent bien et restent performants, ils ont fondamentalement BESOIN d’être heureux. Cela donne 9 promesses faciles à tenir pour nous mettre sur la bonne piste.

9

9 promesses à soi-même pour être bien tous les jours

Par Geoffrey James, traduit de l’anglais par l’Oeuf du neuf.

Pour atteindre à la fois le bonheur et la réussite dans vos projets quotidiens (rien que ça !), faites-vous à vous-même, dès aujourd’hui et pour tous les jours à venir, ces 9 promesses un peu magiques.

  1. Je serai conscient(e) de mon être, mais pas égocentrique

Seuls les perdants sont égocentriques. Ils voient le monde à travers le prisme de leur intérêt personnel. L’éthique ne fait pas partie de leurs motivations lorsqu’ils évaluent une situation. Alors au lieu de me focaliser totalement sur moi, je me promets d’être plus conscient(e) de mon être. Je tâcherai de comprendre ce que je ressens et les pourquoi je le ressens. J’analyserai mes émotions comme mes sentiments, afin de comprendre comment ils peuvent influencer mes décisions.

  1. Je serai ferme mais jamais agressif(ve)

Seule les perdants sont agressifs. Ils pensent devoir contrôler toutes les conversations et imposent leurs arguments en permanence. Au lieu d’être agressif, je serai fort(e) et posé(e). J’aurai assez de confiance en moi pour être ferme dans mes idées sans me sentir attaqué(e), sans pour autant heurter ceux qui ne partagent pas mon opinion.

  1. Je serai empathique mais surtout pas drama queen

Les drama queen (et kings) ont besoin d’attention, raison pour laquelle elles transforment chaque situation en conflit ou en crise (de joie ou de larmes). Toujours trop. Au lieu d’être une drama, je serai le (la) plus empathique et à l’écoute possible, et m’efforcerai sincèrement de comprendre et d’apprécier les idées de mes amis, de mon équipe, de ma famille.

  1. Je serai indépendant(e) mais pas isolé(e)

Ceux qui s’isolent ont tendance à se créer tous seuls des obstacles qui les empêchent de communiquer avec autrui. Au lieu d’être isolé(e), je serai indépendant(e) et autonome. Je serai conscient(e) de mes capacités en mon for intérieur mais je construirai des ponts qui me relient aux autres.

  1. Je serai fier(e) mais pas orgueilleux(se)

Les orgueilleux(ses) se croient supérieur(e)s en tout et ne jugent personne dignes d’eux. Au lieu d’être orgueilleux, je serai fier. J’éprouverai du plaisir et de la fierté pour mes propres réussites et pour celles de mon entourage.

  1. Je serai souple mais jamais passif(ve)

Lorsque leurs plans sont bousculés, les personnes passives se laissent balloter au grès des événements. Au lieu d’être passif, je serai flexible, souple. Je m’adapterai aux circonstances du moment, et je modifierai mes plans au besoin pour atteindre mes objectifs.

  1. Je serai concentré(e) sur mes objectifs mais pas psychorigide

Les psychorigides restent campé(e)s sur leurs positions alors même qu’ils sont dans l’erreur (et qu’ils le savent !). Au lieu de faire preuve de rigidité, je tâcherai de rester moi-même et je laisserai mon intuition et mon sens moral guider mes décisions et mes actions dans la bonne direction.

  1. Je serai optimiste mais pas crédule

Les personnes crédules peuvent croire en l’impossible, alors même lorsque la situation est clairement trop belle pour être vraie. Au lieu d’être crédule, je serai optimiste. Je cultiverai une attitude positive qui m’aidera concrètement dans les bons et les mauvais moments.

  1. Je serai réaliste mais pas pessimiste

Les pessimistes ne croient pas que les choses peuvent changer, ou craignent le changement, qui à leur sens ne peut être porteur de mieux. Au lieu d’être pessimiste, je serai réaliste. J’appréhenderai le monde tel qu’il est vraiment, et je travaillerai à mon échelle à le rendre meilleur.

Voilà, j’espère que vous pourrez mettre deux ou trois points en pratique cette semaine… Etant d’une nature plutôt réservée, j’aime particulièrement celui des drama-queen ^

Note de traduction : chaque paragraphe de la version originale commençait par « Only loosers …», c’est-à-dire « seuls les perdants sont ceci ou cela ». Moins agressive, ma traduction conserve les promesses décrites par l’auteur, tout en étant plus tendre dans le ton :o)

Psy-po : pas un truc de hippies !

pinuphippie

Il n’y a pas longtemps, c’était l’anniversaire d’une copine. J’y ai rencontré beaucoup de mes amis proches, j’y ai bu des cocktails excellents et badiné comme tout un chacun dans ces circonstances. Au rayon des « tu fais quoi en ce moment ? », j’ai essayé de parler de psychologie positive à mes amis, et de ce blog.

 Je n’avais peut-être pas choisi les meilleures personnes pour en parler, puisqu’il s’agissait de gens qui avaient déjà tout choisi dans leur vie : leur façon de vivre, d’habiter, de travailler, de voyager… Donc la notion d’être acteur de sa vie et d’essayer de l’optimiser pour en avoir les meilleurs souvenirs possible était pour eux une notion aussi évidente que de se moucher quand on a le nez qui coule au lieu de se laisser déborder par la morve. Bref.

 J’ai tout de même expérimenté à ce moment la difficulté de communiquer à mes amis ce que je voulais personnellement tirer de la psychologie positive. J’ai aussi été confrontée à leurs idées reçues, notamment la confusion avec la pensée positive, et surtout, je me suis sentie bête de devoir admettre que j’avais cherché une béquille pour me soutenir et me relancer à un moment ou je n’étais pas au mieux.

Pour moi, c’est de ça qu’il s’agit :

Rêve en grand, travaille dur, reste concentré et entoure-toi des bonnes personnes.

Mais j’avais honte qu’ils pensent que c’était de ça qu’il s’agissait :

« Vous donnez peu lorsque vous donnez vos biens.
C’est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez vraiment. »

C’est à dire la soupe développement personnel de supermarché…Tout ça parce que je n’arrivais pas à leur expliquer clairement les enjeux de mon sujet. Je vais donc tâcher de m’éclaircir moi-même les idées avec la rédaction de cet article, car

 « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement – Et les mots pour le dire arrivent aisément »

(Nico Boileau Despréaux).

 Et je ne veux plus jamais me retrouver dans cette situation de confusion décrédibilisante pour moi et mon sujet, que je trouve plus que passionnant : fondateur.

 Dès le départ, la psychologie positive est difficile à expliquer à cause de son intitulé. S’intéresser à la psychologie, c’est avoir un problème à résoudre. (Si tu veux faire un régime, c’est que tu es grosse). La psychologie étudie les âmes cabossées, les esprits en miettes ou juste écornés, mais pas les esprits sains, vigoureux et prêts à grandir. Et si en plus on qualifie cette psychologie déjà suspicieuse de « positive », on achève de la faire passer pour une méthode Coué prétentieuse et surtout peu cartésienne. Zéro crédit.

 Peut-être que si déjà on changeait son nom, on pourrait en parler plus facilement, sans devoir mettre des gants et prendre des milliers de précautions, du type : « Tu me connais, moi, les machins ésotériques, c’est vraiment pas mon truc, blabla, mais ça…bon, c’est mon avis… ». Alors qu’il ne devrait rien y avoir à justifier de plus que par exemple, pour parler d’une technique managériale à un dîner. Personne n’y verrait une quelconque inclination chamanique.

 La psychologie positive n’est pas une croyance ni une béquille morale, c’est un trousseau de clés, une boite à outils pour un bien-être et une réussite personnels optimisés. Qui a en général pour conséquence finale une satisfaction augmentée, donc plus de bonheur. Et le cercle vertueux est alors amorcé, pour d’autres projets qui vont réussir, et accentuer le bonheur déjà acquis. C’est un cercle d’actions qui offre un avenir dynamisé, efficace, avec des perspectives amplifiées.

 Ce sont des méthodes, à la carte, pour se donner le coup de pouce qu’il peut parfois nous manquer pour nous bouger les fesses. Le reste, nous le faisons tous seuls. Et ce sont ces méthodes pratiques que je tâche d’explorer dans ce blog, pour vous en faire le témoignage le plus objectif possible.

 La psychologie positive souffre en français d’un déficit d’image :

  • à cause de son nom, qui manque de concret,
  • à cause de son origine américaine, qui suscite méfiance et vilaines valeurs capitalistes
  • à cause de son objectif, en inadéquation avec notre environnement judéo-chrétien, au sein duquel la recherche du bonheur individualiste serait malvenu, égoïste et vaguement répréhensible.

Je me propose dans un prochain article de réfléchir à un nom plus juste et plus attractif…Je pense sincèrement que la discipline y gagnerait.

Mise à jour du 19 avril 2015 : En poursuivant mes lectures, j’ai pu apprendre que « psychologie positive » est la traduction scientifique de la « psychologie humaniste » (Rogers, Maslow…), elle-même issue de la pensée existentialiste née en réaction aux horreurs de la Seconde guerre mondiale. Cette appellation de psychologie humaniste est effectivement bien plus adaptée, dans le sens où elle fait référence à un concept plus ancien et ancré dans une réalité référante pour tous.

Ecrire un avenir qui se réalise : la lettre jaune

boitelettres

J’adore recevoir du courrier.

 Postal, électronique, petit mots sur un post-it, même un texto. J’aime les choses écrites, petites messagères pleines de recul entre mon interlocuteur et moi. Non seulement les écrits restent, alors que les paroles s’envolent, mais en plus ils vous aident bien mieux que vous ne pourriez l’imaginer à réaliser vos projets.

 Je vais vous parler aujourd’hui de la lettre bleue, décrite ainsi par Florence Servan-Schreiber. C’est un nom très poétique, bien qu’un peu triste, pour une méthode pourtant gaie et positive. (Vous êtes bien d’accord qu’être bleu, c’est être mélancolique, et qu’un bleu au cœur ou au genou, ça fait mal !). Du coup dans l’œuf du neuf, cela s’appellera la lettre jaune. Et toc ! En vérité, peu importe la couleur du papier et de l’enveloppe, il s’agit simplement d’écrire quelque chose d’important dessus.

UN AVENIR DE REVE

Ce quelque chose d’important, c’est votre avenir rêvé. Décrivez votre année 2015 idéale. Mais pas une liste de points avec en tête « gagner au loto ». Il s’agit de ce que vous serez, allez faire cette année, et les suivantes si vous souhaitez vous projeter plus loin. Vous commencerez cette lettre par « Bravo, je te félicite pour ce que je t’ai vu réussir cette année… ». Vous allez inscrire des détails, dire ce que vos événements vous ont apporté, quels bénéfices vous en avez tiré. Vous pouvez y écrire également les obstacles ou les difficultés que vous anticipez, et la façon dont vous imaginez les avoir surmontés. Vous pouvez décider d’écrire votre lettre à votre vous-même de dans un an, mais aussi à celui de dans 5 ans. C’est juste plus compliqué, car il faut penser à tous les détails.

 UN GESTE IMPORTANT POUR VOUS

C’est un exercice sérieux qui ne s’improvise pas. Choisissez votre papier, mettez-vous dans un endroit calme où vous ne serez pas dérangés. Et lancez-vous. Tant pis pour les ratures et l’orthographe. Lâchez tout, vos rêves, vos envies de voyages, vos désirs professionnels, les problèmes à régler, les personnes à retrouver ou à exclure, les défis à relever, les envies à concrétiser. N’oubliez rien, ne laissez rien de côté. Tout ce qui est faisable d’ici décembre prochain et qui vous gratifierait doit être consigné.

Vous pouvez revenir sur la lettre avant de la cacheter dans son enveloppe. La relire, la rectifier, la compléter. Puis la poster à mon adresse avec une enveloppe retour timbrée à votre adresse. Ou l’apporter à un ami ou un proche chargé de vous renvoyer la lettre en janvier 2016. Oubliez alors l’existence même de cette lettre, et reprenez le cours de votre vie.

 ECRIRE REND PLUS HEUREUX 

Quel est l’intérêt de cet exercice ? Ecrire, d’abord, car c’est un magistère puissant. Nous tirons de substantiels bénéfices à nous exprimer ainsi. Là où l’expression orale manque à structurer nos propos et peut nous égarer, l’écrit est un dialogue avec nous-même. Nous y faisons inconsciemment les questions et les réponses. La cohérence est assurée par notre besoin de logique, et alors nous apprenons mieux, nous atténuons nos angoisses en les rationnalisant, nous améliorons nos relations sociales et même notre santé.

 Ecrire cette lettre jaune, bleue ou arc-en-ciel, c’est tracer mentalement le chemin de ce que vous désirez vraiment, et il est toujours plus facile de suivre un chemin existant plutôt que de le réinventer à chaque intersection. Vous augmentez vos chances d’atteindre vos objectifs et de vous y réaliser si vous admettez ce que vous souhaitez vraiment pour vous.

 Cette méthode agit comme un tuteur mental, efficace, souple et robuste. Et c’est FACILE à faire. La lettre jaune, qui s’applique aujourd’hui à un sujet positif et tourné vers demain, peut aussi prendre la forme d’une lettre « grise », qui aide à surmonter chocs ou traumatismes passés. Nous en parlerons une prochaine fois, si vous voulez bien.

En attendant, à vos stylos, claviers, n’hésitez pas à m’envoyez vos courriers par email à loeufduneuf(a)gmail.com (confidentialité garantie), je m’engage à vous les renvoyer dans un an et à recueillir vos impressions.

 Jolie résolution pour 2015, non ?

Détecter ses talents – 3 minutes de Strength Spotting

trainspotting

J’ai mis une illustration du film Trainspotting pour cet article parce que c’est la seule chose qui me venait à l’esprit quand je pensais à StrengthSpotting…

En France, il nous est difficile de nous présenter à l’aune de nos qualités.

On préfère largement pratiquer l’auto-dévalorisation, qui sous couvert d’autodérision nous permet de nous inscrire dans la norme d’une humilité consensuelle et de bon aloi.

 La preuve ?

 J’ai voulu il y a quelques temps essayer une méthode toute simple de Strength Spotting. Le Strength Spotting, littéralement « éclairage des forces », est un outil de connaissance de soi, qui aide à détecter ses forces et ses talents personnels. (J’ai toute une série d’articles prévus sur ce thème, soyez un peu patients mes petits poussins du neuf)

J’ai donc testé la méthode la plus simple, qui s’articule autour de trois questions directes, qui servent de point de départ à une discussion avec soi-même ou à plusieurs. Et bien pour moi, ce fut le gouffre.

 Impossible de répondre à la première question :

1- Racontez une situation qui vous rend particulièrement fièr(e)

 Le grand vide. Pourtant, à mon âge et à l’heure qu’il est, j’ai tout de même dû réussir quelques trucs pour en arriver là ! Impossible pourtant de penser à une situation ou j’ai assuré, où j’ai été bonne, de me souvenir d’une réussite ou d’un succès. Le grand blanc. Comme si mon cerveau verrouillait délibérément tous ces souvenirs.

 Quel dommage tout de même ! Donc je renonce à la question 1 et passe à la question 2 :

2- Qu’est ce que je trouve excitant dans ma vie en ce moment ?

 Alors là, facile ! Ce qui me plait en ce moment c’est d’écrire des articles pour ce blog, de penser que son design sera bientôt amélioré, et de réfléchir – vous n’imaginez pas à quel point, et c’est le plus dur pour moi – aux illustrations de chaque billet. J’essaye aussi de mieux maîtriser mon alimentation et ma vie en général, ça c’est assez nouveau en revanche, et ça me plait. J’étais plutôt ballotée dernièrement. Bref, c’est quand même un peu le serpent qui se mord la queue, et ça n’apporte pas grand chose au moulin de mes talents cachés (qui le sont vraiment très bien ; serait-ce cela ma qualité ? Cacher efficacement mes atouts ? ).

 Passons à la question 3 :

3- De quoi ai-je à me réjouir dans les jours qui viennent ? Qu’est ce que j’attends avec impatience ?

J’attends le week-end pour avoir le temps (je l’espère, car mes enfants m’occupent pas mal) de travailler sur le blog, de me lancer à faire enfin ma première vidéo (j’y tiens beaucoup). J’ai vraiment envie de vous parler, et qu’on échange, qu’on apprenne et s’apprenne des choses, qu’on partage ce qui est beau et bon.

Voilà. Je suis un peu déçue.

 Car il semblerait, d’après l’ouvrage 3 kifs par jour de Flo (Florence Schreiber), que j’aurai du me mettre à « clignoter » en parlant de tout ce que je réussis super bien grâce à ces 3 questions. Je devrais m’animer, parler plus vite et plus aigu de certains sujets, avec des paillettes dans les yeux, et cela serait l’indicateur que je serai en train de causer de mon talent, de ce que je maîtrise parfaitement, qui fait partie de moi, forgé par mon inné et mon acquis.

 Mais bof, rien.

A vrai dire, je suis un peu de mauvaise foi. Je vois bien ce dont elle parle. Je l’ai déjà ressenti et expérimenté avec mes bons amis, lors de discussions intéressantes et inspirantes. Mais la difficulté revient à la question N°1 : je ne me souviens plus du tout de quoi je parlais, ni quel thème était alors évoqué.

 J’ai donc encore du chemin à faire dans le domaine de la détection de mes forces et de mes talents… heureusement, il existe plein d’autres méthodes (Suspens haha ! Stay tuned !). L’étape suivante, en plus (car les talents ne sont pas une fin en soi, il faut s’en servir après !), c’est de trouver comment exploiter ces forces au mieux.

 Aristote nous a dit il y a longtemps :

« Où tes talents et les besoins du monde se rencontrent, là est ta vocation ».

Quel programme !

 En attendant que je trouve mes talents et ma vocation, essayez de répondre aux trois questions, et dites-moi si vous clignotez, ça m’intéresse…

 PS : Une petite astuce tout de même, il paraît que ça fonctionne mieux si on le fait oralement, à deux au minimum. (je rappelle que je parle de Strength Spotting)

La vie est-elle plus belle en anglais ?

J’ai eu la chance de faire un an d’études à Londres en 2001, grâce au dispositif Erasmus. L’anglais est depuis une langue que je lis couramment, que j’écris moyennement et que je parle avec un accent léger comme une vache normande. C’est pour cette raison que je me limite à la lecture. Et grand bien m’en fait.

english
Brian is in the kitchen.

 Avez-vous remarqué à quel point l’anglais est direct, simple, synthétique ? Bien entendu, je ne parle pas de l’anglais littéraire, pointu, délicat, et dont les subtilités m’échappent probablement. Je parle de l’anglais d’Internet, de l’anglais des médias et des blogs, celui qui va droit au but pour être compris le plus vite possible par le plus grand nombre.

 Quand je m’embourbe un peu dans mes préoccupations quotidiennes, j’apprécie particulièrement de prendre l’air en lisant des blogs ou des supports anglophones. Je me surprends même à commenter des articles, à me lancer dans des discussions, à échanger dans cette langue.

 Et c’est souvent là que la magie opère.

 A cause de mon niveau limité, je me débrouille, je copie et m’approprie ce style sans détour, et je change. Je m’échappe de moi-même, de ce moi compliqué et toujours en questionnement, ce moi qui explique comment on fait la montre au lieu de donner l’heure, qui vénère le détail et fustige le global, qui s’emmêle dans ses propres contradictions et ses mille sujets d’intérêts.

CHANGER DE VISION EN CHANGEANT DE LANGUE

En anglais je m’autorise à prendre moins soin de l’interlocuteur, à moins enluminer mes propos. C’est le sens qui prime. Je fais des phrases plus courtes, sans métaphores, factuelles. J’essaye juste de rester drôle, un minimum. Le bénéfice est quantifiable. Changer de langue pour écouter et pour s’exprimer permet aussi de changer l’angle sur les choses et les gens. Voir les choses différemment, prendre de la hauteur, penser plus global.

The big picture, comme ils disent !

 Mais cette constatation n’est pas si nouvelle. J’avais bien appris au lycée que si les grecs et les allemands avaient eu ce temps d’avance dans l’histoire de la philosophie, c’est bien parce que leur langue comprenait dans sa structure les substantifs, outils pour penser les concepts. Pas d’idées sans mots pour les désigner et les manipuler. Changer les mots pour manipuler les idées change aussi la gymnastique qu’on fait avec elles.

Penser en anglais rendrait plus heureux ? Il faudrait comparer avec d’autres langues, interroger des échantillons de personnes variées sur une longue période. La Vie en Rose parisienne, la Gemütlichkeit allemande sont-elles plus douces que la Dolce Vita italienne ? No sé.

Mais ce que je sais en revanche, c’est qu’utiliser une autre langue permet de prendre une distance avec ses habitudes. Cela nous met en équilibre, et nous donne la possibilité de s’observer soi et les autres sous un nouvel angle, ce qui est toujours bénéfique.

Que votre tailor soit rich, ou non. poupoule