Pourquoi la Psychologie Positive dans l’Oeuf ?

 

(Attention spoiler, c’est un peu long, je raconte ma vie)

La panne

Comme tout le monde j’ai des hauts et des bas, mais globalement, jusqu’à il y a quelques années, j’avais plutôt des hauts. J’avais le sentiment que la vie était belle, que j’avais de la chance pour tout et que tous mes projets se réalisaient facilement. Cela paraissait presque magique. Ce que j’ignorais à ce moment, c’est que j’étais en fait naturellement douée pour le bonheur. Dans mon état originel, j’activais en permanence et sans en avoir conscience les leviers d’un optimisme franc mais réaliste, d’une estime de moi sincère mais sans crânerie, de relations authentiques et fortes avec les autres.

Et puis un jour, je suis tombée en panne.

C’est venu d’un coup, précisément le jour (la nuit plutôt) où exceptionnellement, je ne m’étais pas fait confiance. Je devais aller signer le compromis de vente de l’achat d’une maison. Après une nuit d’angoisse dramatique durant laquelle j’ai convoqué à mon chevet des amis décontenancés par mon état d’hystérie avancée, j’ai annulé la vente et j’ai laissé passer une occasion que j’ai longtemps regrettée. En fait, c’est le projet que j’ai regretté. La maison en soi nécessitait beaucoup de travaux, ma fille ainée n’avait pas 2 ans et l’énergie et l’argent auraient peut-être manqué. Mais écoeurée, je n’ai plus regardé d’annonces depuis.

J’avais au même moment des difficultés professionnelles, liées au management de personnalités complexes dans mon équipe, l’état de santé de mon enfant restait préoccupant, comme le chômage de mon conjoint, et je me sentais en permanence coupable de vivre si loin de ma famille. Est-ce la somme de tout cela ? La goutte qui a fait déborder mon vase ? Quoi qu’il en soit, depuis cette nuit-là, je n’avais plus jamais été la même.

Rock’n roll suicide

Je commençais d’ailleurs, au fil des années, à m’habituer à ce nouveau moi, moins gai, moins dynamique, moins présent, plus mécanique. Je me disais qu’après tout c’était normal, qu’on change en vieillissant, avec les enfants, patati patata…Quand par le plus grand des hasards de l’Internet, je suis tombée sur le top 10 des cadeaux à s’offrir entre copines. Un livre y figurait en 5ème position, après la batterie externe pour smartphone, et avant le sèche-cheveux pour boucles wavy. Le titre m’a plu, en 2 clics j’étais sur Google livres, où je l’ai acheté au format dématérialisé après en avoir lu les premières pages. (je lis beaucoup sur mon smartphone, je vous en parlerai peut-être).

Ni délire positiviste, ni secte zen ; une discipline scientifique à part entière

J’ai découvert avec ce livre le concept de psychologie positive. J’ai alors mis un nom, des mots et du vocabulaire sur tout ce qui était si intuitif pour moi auparavant, sur tout ce qui avait aidé ma réussite passée sans effort et avec peu de stress, tout ce qui m’avait toujours permis de transcender les difficultés et de flotter agréablement dans une existence tendre et douillette, émotionnellement confortable et heureuse.

Ainsi passionnée par le bonheur, la joie et le bien-être (mon hypersensibilité serait-elle en cause ?) depuis l’adolescence, la philosophie m’avait autrefois fascinée, mais elle ne donnait pas de réponses ; elle ne proposait que des méthodes pour s’interroger. Plus tard, plus âgée, la psychologie m’a parut une piste intéressante… Hélas pour moi (et le bonheur), cette discipline ne cherche qu’à guérir les esprits blessés… et a trop à faire pour s’occuper de ceux qui vont bien !

J’ai retrouvé au travers des lectures qui ont suivi de plus en plus de bribes de moi-même, comme si je recollais les morceaux d’une photo déchirée. J’ai ainsi découvert les fondements d’une science, testée, approuvée, dont les résultats quantifiables conféraient aux expériences menées une validité sans réserve. Cet aspect a été essentiel. Peu spirituelle et plutôt cartésienne, je ne crois que ce que je vois, c’est à dire ce qui peut m’être prouvé par des protocoles scientifiques clairs, accessibles à ma compréhension.

PSY PO !

La psychologie positive (je l’appelle déjà familièrement psypo), qui doit être clairement dissociée de la pensée positive (horreur !) n’a rien d’ésotérique, de zen ou de sectaire. Cette discipline a pour objectif d’optimiser la capacité de chacun à être plus heureux, à partir d’attitudes et d’exercices validés scientifiquement sur nos petits cerveaux d’animaux. L’idée est de « re-câbler » les esprits (comme le mien par exemple) sclérosés par la vie quotidienne ou des chocs ponctuels. Il s’agit de retrouver les automatismes de l’optimisme, pour mieux saisir les opportunités, réduire le stress, s’adapter aux changements et globalement, se sentir mieux durablement. Pour moi cela a bien fonctionné, et je suis repartie sur les rails de ma vraie personnalité, je me suis retrouvée en phase avec un moi que j’aime à nouveau, et qui me va bien comme une bonne chaussette.

C’est comme cela que la psychologie positive a trouvé sa place sur ce blog, car elle m’est apparue comme un outil en plus pour m’améliorer, en cultivant l’optimisme, l’humour et la bienveillance…

Il n’y a pas de mal à se faire du bien, non ?

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