Les petits bonhommes d’allumettes

bonhommesCet exercice consiste à dessiner les lignes d’attachement conscientes et inconscientes qui nous relient à une autre personne puis à les couper. Pourquoi ? Parce que, nous dit Jacques Martel, l’attachement ce n’est pas de l’amour. L’attachement c’est une forme de contrôle de l’autre tandis que l’amour est inconditionnel. Couper les liens qui nous rattachent à une autre personne, c’est se donner plus de liberté, à soi-même comme à l’autre. Les personnes qui ont fait cet exercice constatent très souvent des changements en elles et autour d’elles. L’inconscient enregistre en effet plus efficacement ce qui est écrit ou dessiné.

Pour faire cet exercice, il suffit de se munir d’une feuille blanche, d’un crayon et d’une paire de ciseaux et de suivre les 7 étapes suivantes :

1) Commencer par se dessiner soi-même, sur la partie gauche de la feuille : tracer un bonhomme allumette : la tête, les yeux, le nez, un sourire, le corps, les bras, les jambes. Écrire son prénom en-dessous du bonhomme avec l’initiale de son nom de famille.

2) Puis dessiner une 2ème personne à côté : notre partenaire, un de nos parents, notre enfant, un(e) collègue de travail, un(e) ami(e), son guide spirituel, une personne avec laquelle nous éprouvons de la frustration, des attentes, de la colère, etc. Écrire le prénom de cette personne et l’initiale de son nom de famille.

3) Tracer un cercle de lumière autour de son bonhomme pour symboliser que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour soi.

4) Tracer un cercle de lumière autour du 2ème bonhomme pour symboliser que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour cette personne.

5) Tracer un cercle de lumière autour des deux bonhommes, en rajoutant des petits rayons de lumière qui symbolisent que l’on souhaite ce qu’il y a de mieux pour les deux personnes, sans donner d’intention précise.

6) A présent, tracer les lignes d’attachement conscientes ou inconscientes entre les 2 bonhommes au niveau des différents centres d’énergie (chakras). Il doit y avoir 7 lignes qui relient les 7 chakras, soit, de bas en haut : chakra racine (sacrum), chakra sacré (nombril), chakra du plexus solaire, chakra cœur, chakra gorge, chakra du 3ème œil (entre les deux yeux) et chakra couronne (sommet du crâne).

7) Avec les ciseaux, couper la feuille de papier au niveau des lignes d’attachement.

Et le tour est joué !

Quelques précisions :

– Faire l’exercice du bonhomme allumette ce n’est pas se couper de la personne représentée mais seulement rompre l’attachement, qui n’est pas de l’amour.

– Les demandes n’ont pas d’intention précise ; il s’agit de souhaiter ce qu’il y a de mieux pour soi en laissant faire son inconscient.

– Il ne faut jamais faire cet exercice pour d’autres personnes et s’immiscer ainsi dans leur relation ! Il faut toujours se dessiner soi-même avec une autre personne, représenter une relation dans laquelle nous sommes directement impliqué(e).

– Quand une relation est harmonieuse, on ne réalise pas forcément les liens d’attachement. Faire un bonhomme allumette avec une personne avec laquelle on s’entend très bien permet de faire disparaître l’attachement, laissant ainsi plus de place à l’amour véritable.

– Il est possible de faire cet exercice avec une personne décédée.

– Il est possible d’utiliser les couleurs des chakras pour matérialiser les lignes d’attachement : rouge pour le chakra racine (sacrum), orange pour le chakra sacré (nombril), jaune pour le chakra du plexus solaire, vert pour le chakra cœur, bleu pour le chakra gorge, indigo pour le chakra du 3ème œil (entre les deux yeux) et violet pour le chakra couronne (sommet du crâne).

– L’exercice ne se fait en principe qu’une seule fois, puisque l’inconscient a enregistré que les lignes d’attachement ont été coupées. Il est toutefois possible de le répéter aussi souvent que l’on ressent des émotions.

– Une fois les lignes coupées, le papier peut être jeté simplement à la poubelle.

J’ai essayé, je vous dirais si ça a marché !

Tiré du blog en un mot 

TESTEZ LES MICRO-MOMENTS D’AMOUR

panda mignon

Une petite collaboration de l’Oeuf avec le nouveau magazine réunionnais et décalé Zen&Zolie : cet article est parut dans l’excellent premier numéro, retrouvez toutes les infos ici !

Le concept de la rubrique : « La psychologie positive testée et approuvée (ou pas) » : La psychologie positive est un domaine de recherche scientifique qui s‘est donné pour but d’étudier et de renforcer les émotions positives, celles qui nous permettent de devenir de meilleurs êtres humains, tout en éprouvant une plus grande joie de vivre. Etre plus heureux et heureuses en somme ! Cette discipline propose de nombreuses méthodes pour atteindre ces objectifs de folie, alors je les essaie concrètement pour vous, sans langue de bois !

 Aujourd’hui, je teste les MMO : les micro-moments d’amour

 Le postulat de départ :

L’amour dont on parle aujourd’hui est un micro-moment de chaleur et de relation que l’on partage avec quelqu’un d’autre. Fugace et éphémère, cet instant est conditionné par un certain nombre de facteurs que nous pouvons mettre en place volontairement pour le favoriser. Ces micro-moments d’amour (MMO), accumulés au cours des journées et des mois, doivent nous procurer davantage d’énergie et d’engagement dans nos activités quotidiennes, de la sérénité, de la joie et d’autres émotions positives. Le jackpot du bien-être, le grand kif garanti sans mojitos ni louboutins !

Rien que ça. Le test va donc consister à évaluer la portée de quelques MMO judicieusement installés au cours de la journée. Hop.

La méthode de test :

Aujourd’hui, je vais rechercher trois occasions au moins d’établir avec les autres une relation chaleureuse, respectueuse et bienveillante. Chez moi, au travail, dans mon quartier ou dans la rue. Je vais tâcher de m’ouvrir aux autres en leur accordant toute mon attention, en créant un sentiment de sécurité par le regard, la conversation ou même le toucher, si les circonstances s’y prêtent. Hum.

Le TEST :

Je me mets dès le matin en mode MMO. Je visualise « chaleureuse, respectueuse, bienveillante » en fermant les yeux et en respirant par le nez. Je pense tout de suite au panda géant du WWF. (J’étais ado dans les années 90). Je m’habille de façon neutre, robe au genou sans décolleté, chaussures plates. Je fais en sorte que seule mon intention soit chaleureuse, pas ma jupe. Je ne dois pas bi-aiser le test.

- Première rencontre : Une collègue de travail. Hop, mode Panda. Gros yeux chaleureux respectueux et bienveillants (je dois être juste flippante…). Je l’englobe de mon amour bienveillant pour la mode et la complimente sur sa robe. Ce n’est pas vraiment du jeu car je fais ça tous les matins. Alors j’y mets un peu plus de moi-même, et la questionne avec un peu plus de présence et d’intention. Où l’a t elle achetée, et quand ? Et je me prépare à écouter la réponse avec intérêt (panda attentif). Et là, surprise, elle me raconte une anecdote plus personnelle autour de l’achat de la robe. Petit moment rigolo et sympa de partage impromptu entre filles.

- Deuxième rencontre : Je vais acheter des bouchons pour mon déjeuner au snack à côté du travail. Le jeune homme au comptoir a l’air assez débordé et un peu contrarié par la pression que lui mettent les acheteurs d’américains poulet. Lorsqu’il croise mon regard, je le « pandaïse » direct. Mon regard chaleureux doit passer pour de la tendresse puisqu’il me sourit, me sert gentiment en discutant (pendant que je poursuis ma concentration pour le napper de ma bienveillance attentive) et écrit son gsm sur la serviette en papier qu’il me tend avec ma barquette de sauce siav ! La panda attitude serait-elle proche de la drague ? Quoi qu’il en soit, cette flatterie me réjouit le cœur et je me sens plus légère dans mes ballerines.

- Troisième rencontre : Je vous dirais seulement que j’ai rencontré une grand-mère qui avant des grands yeux bleus, et qu’avec mes lunettes de panda, j’y ai vu une vraie personne à part entière et pas une mamie parmi d’autres. J’ai eu l’impression en 3 minutes de faire une vraie rencontre, et je me souviens du visage de cette femme souriante.

 La conclusion : Naturellement, je ne suis pas quelqu’un qui manifeste beaucoup affectivement. Or c’est autant au corps qu’à l’esprit que cette expérience m’a fait du bien. Sans en faire trop, ces MMO aux conséquences variables ont tous eu un effet commun : me procurer des émotions positives. Je me suis sentie un peu comme après la piscine, fraiche, détendue et en forme, avec une petite faim (pour la vie ?).

Alors, vous allez essayer ?

Pour aller plus loin : Love 2.0 de Barbara Fredrickson,

LOVE 2.0 : Everybody gonna love today

love2.0

Aujourd’hui on ne lit pas des romans d’amour, mais un livre de Barbara Fredrickson, sur l’amour vrai dans toutes les bêtes situations de nos journées, avec tout le monde…Vous allez voir, c’est très intéressant tout cet amour…

Dans l’introduction, Matthieu Ricard (on parle beaucoup de lui en ce moment pour son Plaidoyer pour les animaux, mais il a aussi publié Plaidoyer pour le bonheur ou Plaidoyer pour l’altruisme) distingue la psychologie positive, « domaine de recherche scientifique qui s’est donné pour but d’étudier et de renforcer les émotions positives, celles qui nous permettent de devenir de meilleurs êtres humains, tout en éprouvant une plus grande joie de vivre », de la « pensée positive », qu’il décrit comme une espèce de baguette magique à la limite du charlatanisme. Donc, la psychologie positive n’est pas seulement une manière de voir le verre à moitié plein, mais de se mettre plus en interaction avec les autres et de penser et d’agir pour un bonheur commun. Il y a d’ailleurs un Top 10 établi par Barbara Fredrickson des émotions positives : la plupart se vivent à plusieurs, comme la gratitude, l’intérêt, l’amusement… ou l’amour.

 Car le but de Love 2, sous-titré « Ces micro-moments d’amour vont transformer votre vie », c’est justement de nous aider… à aimer. Pas dans un sens romantique, évidemment, puisque ça, on sait déjà… Mais dans un sens de bienveillance, d’altruisme, d’empathie, d’entraide… Ce qui est parfois plus compliqué ! « Le fait est que tous les gens connaissent des bonheurs et des malheurs toute l’année, si ce n’est tous les jours » écrit-elle. « Quand vous regardez les autres, même si vous ne leur adressez pas la parole et vous ne savez pas grand-chose d’eux, vous pouvez être sûr qu’ils connaissent à la fois des bonheurs, petits ou grands, et des revers, là encore petits ou grands. Chaque individu que nous croisons mérite donc à la fois notre compassion et notre réjouissance aimantes. » Pas uniquement pour être sympa et aider le monde aller mieux (encore que c’est déjà pas mal). Mais parce que cette positivité des rapports, ce plan relance de la communication, de l’humanité et de la bienveillance, se traduit, oui, dans sa petite vie personnelle, par plus d’émotions positives (y compris un petit peu égoïstes) comme la sérénité, la joie, la fierté…

 A part ça, dans le livre, il y a du discours théorique, il y a des exemples pratiques, et il y a des exercices. Souvent assez rigolos à faire, si tant est qu’on aime un peu l’introspection. Par exemple : « Examinez votre travail en lui-même, vos habitudes de travail, vos attitudes au travail. Quelle part de travail effectuez-vous avec les autres ou en leur présence ? Combien de temps, pendant ces moments-là, vous efforcez-vous consciemment d’être en relation avec les autres ? Prenez-vous le temps de les écouter et de croiser leur regard ? (…) Comment consacrer plus d’énergie à cultiver la relation aux autres ? Quels rituels ou quelles habitudes pouvez- vous créer pour introduire plus d’amour dans votre journée de travail ? Quels indicateurs vous aideraient à mesurer, vous et vos collègues, si cet investissement porte ses fruits ? »

 Pour celles qui restent perplexes, je terminerai avec cette petite liste de moments d’amour qui est en réalité au début du livre et qui m’a mieux fait comprendre de quoi il était question :

 « En réglant ses courses, on rit avec le caissier à la vue d’une tomate à la forme étrange qui nous fixe dans le panier.
En allant chercher le courrier, on tombe sur un voisin que l’on n’a pas vu depuis un moment et on s’arrête pour bavarder avec lui. En quelques minutes, on se retrouve à discuter allègrement de passions communes.
Au bureau, on célèbre une réussite collective en se tapant dans la main et en s’embrassant.
En faisant son jogging matinal, on sourit et on salue d’un signe de tête les autres coureurs en leur souhaitant intérieurement une bonne journée.
On serre longuement dans ses bras un parent au retour d’un voyage qui nous a séparés durant trop longtemps. »

Cette chronique est tirée du blog des paresseuses, et comme j’en fais partie et que je l’ai trouvé bien fait, il inaugure ma rubrique littéraire… Je vous souhaite beaucoup d’amour aujourd’hui !