SOURIEZ, ça va MARCHER !

chesshirecat

Le bien-être nous fait sourire, mais l’inverse est-il vrai ? Est-ce que simplement sourire peut nous apaiser et peut nous aider à réduire notre stress ? C’est objet de cette étude publiée en 2012 dans la revue Psychological Science.

Nous sommes capables de sourire de deux façons :

  1. en utilisant uniquement les muscles entourant la bouche, pour un sourire dit standard, utilisé comme une forme de politesse ou de défense.
  2. en engageant les muscles qui entourent la bouche et les yeux. Ces sourires véritables, appelés aussi sourire de Duchenne, sont les sourires sincères et spontanés.

Tara Kraft et Sarah Pressman, toutes deux psychologues et chercheuses à l’Université du Kansas, ont mené une expérience visant à étudier comment différents types de sourire et la conscience de ces différents types de sourire affectent la capacité des personnes à récupérer d’un épisode de stress.

169 étudiants ont été soumis à des situations dites “de stress”, c’est à dire inconfortables, comme reproduire avec la main non dominante un motif présenté dans un miroir, ou plonger une main dans une bassine d’eau froide. Parallèllement, ils devaient, selon le groupe dans lequel ils avaient été répartis au hasard, tenir dans la bouche un bâtonnet de manière à engager les muscles du visage utilisés pour créer une expression neutre, un sourire standard ou un sourire de Duchenne.

La moitié des étudiants seulement recevait la consigne explicite de sourire, alors que l’autre n’avait pas de consigne spécifique, mais tenait un bâtonnet de telle façon qu’ils exprimaient une expression neutre, un sourire standard ou de Duchenne. Le rythme cardiaque des étudiants était mesuré et les participants rapportaient individuellement leur niveau de stress ressenti.

Les conclusions de l’études sont extrêmement intéressantes, car elles tendent à suggérer que le sourire peut effectivement influencer l’état physique.

En effet, les participants qui présentaient des expressions faciales neutres, avaient une fréquence cardiaque plus élevée après les activités stressantes que ceux qui devaient sourire, et la l’écart était encore plus flagrant avec le groupe qui devait produire un sourire de Duchenne,.

Ceux qui devait tenir les bâtonnets d’une manière qui les obligeait à sourire, mais qui n’avaient pas la consigne explicite de le faire, ont aussi rapporté un bien-être moins affecté par les épisodes inconfortables que ceux qui devaient présenter des expressions neutres.

Conclusion : sourire durant de brefs épisodes de stress peut donc aider à réduire l’intensité de la réponse de notre corps à ce stress, indépendamment du fait de se sentir heureux.

Le message est clair ! Essayez au moins une fois aujourd’hui, souriez pour rien, juste pour vous sentir mieux…

Vous allez être bluffé, parce que ça fonctionne !

POURQUOI TU COURS ?

Capture d’écran 2015-04-15 à 12.02.18chacun ses objectifs…

Je n’aime pas courir. Je trouve cela difficile et ennuyeux. Je trouve cela dur, ça me fait perdre mon temps. Ce temps qui déjà me manque tous les jours. Alors courir, et courir pour rien en plus, vous n’y pensez pas !

C’était ma vision ferme et définitive, jusqu’à ce que je lise ce point de vue, qui a fait voler en éclats mon préjugé. Ce témoignage tout simple a enfin donné du sens à cette activité qui m’en paraissait totalement dénudé. Ce texte m’a donné envie de me mettre en marche, moi aussi. De ne pas me laisser faire par l’existence, mais d’en prendre une partie du contrôle. 

« La course et (est ?) la vie.

Lorsque je vois un homme ou une femme courir dans la ville, je me dis qu’il ou elle se bat, qu’ils sont debout. Ils pourraient être couchés, à la maison, enfermés, renfermés, fuyants. Non. Ils ont décidé de mettre leur running fluo et d’y aller. La neige, le froid, la canicule, la pluie battante n’y changeront rien. Leur décision est intérieure, métaphysique. Courir, c’est vivre. C’est passer de la passivité à l’activité, affronter son angoisse, ses pensées encombrantes, sa nervosité, son corps trop lourd, sa possible soumission. Chaque mouvement inscrit le coureur dans une action vers le monde et hors d’un soi figé et plus confortable. C’est courageux. Vaillant. Les coureurs sont des chevaliers modernes qui affrontent leur dragon intérieur. Je les admire en silence quand je les croise sur un pont, une piste, une route, un jardin des Plantes. J’y ai un jour rencontré un écrivain dont les foulées s’accordaient aux miennes « Pourquoi tu cours ? – parce que je bois trop. Et toi pourquoi tu cours ? – Parce que je mange trop. » J’ai adoré. Ses mots, comme ses pas, étaient un noble refus de l’anéantissement. (…) Courir, c’est affronter les nuages et les orages de sa vie. »

Marianne MAIRESSE rédactrice en chef de ELLE, édito du mois de février 2015

J’ai commencé à faire du sport. Pas pour mincir, pas pour la fermeté ni le défouloir, mais pour le contrôle. Vous connaissez probablement cette sensation, tellement de gens sont sportifs ! Mais si comme moi vous étiez définitivement réfractaire, j’espere que ce mot vous donnera un angle supplémentaire de réflexion sur le sujet :)