POUR OU CONTRE LE CARNET DE GRATITUDE

carnet pinup

La gratitude est l’action de remercier et d’être reconnaissant pour quelque chose. C’est un levier de satisfaction au centre de nombreuses études sur le bonheur. Tenir un carnet de gratitude (ou de kifs), c’est-à-dire noter chaque jour trois faits pour lesquels on est reconnaissant ou content, permet de se forcer à prendre conscience de l’importance que peuvent avoir des petites ou grandes choses, et ainsi à tirer davantage de plaisir du quotidien.

 Est ce que ça marche ? Pour le savoir, j’ai testé, pour vous, pendant 6 mois, le carnet de gratitude. Suspens.

 Jour 1 : je note mes kifs mais je n’y crois pas. Je n’arrive pas du tout à dire « merci la vie » pour des bricoles. Si je gagne à l’Euromillions on en reparlera, mais pour le moment je n’en suis clairement pas là.

 Jour 3 : j’arrive à trouver l’élan pour remercier « la vie » de m’avoir fait connaître un bon ami il y a 7 ans, même si on ne se voit plus depuis 6. Cette rencontre parfaitement platonique a été inspirante et continue à me nourrir. Et j’ai eu cet élan juste après m’être dit que je n’arrivais pas à formuler en moi l’élan de gratitude pour mes kifs quotidiens, comme quoi, on a l’esprit de contradiction, ou on ne l’a pas.

 Jour 4 : rien à signaler, je suis sur un projet et je suis plutôt crispée. J’ai eu dans la soirée un élan de gratitude envers mes parents qui gardent ma fille, ce qui me permet de travailler plus tranquillement.

 Jours 6, 7 et 8 : rien de spécial, sinon que je me sens plus assurée et plus à l’aise dans la vie. Je dis les choses plus facilement aux gens, je suis plus authentique. Mais je ne sais pas si c’est lié aux kifs. Je ne suis toujours pas dans le remerciement. Mais je ne fais peut être pas assez d’efforts.

 Mois 1: J’ai acheté une fougasse pour un SDF qui fouillait les poubelles à côté de la boulangerie. Je ne sais pas si j’aurai fais ça avant. Je ne sais pas si c’est lié aux kifs. J’ai toujours du mal avec la reconnaissance, mais j’arrive à avoir un élan quand cela concerne l’amour des autres humains (famille, amis) et les états de grâce (quand j’écris, que je peins ou que je chante – ce qui je précise n’est un état de grâce que pour moi).

Mois 2 : J’ai de plus en plus l’impression que tout est à nouveau possible, qu’il n’y a plus de limite à mes projets. Je pense à nouveau, mon esprit s’est remis en marche. Il y a quand même des jours où je sens que j’ai moins de force et où je rentre à nouveau la tête dans les épaules.

Mois 3: je pense plus à faire plaisir aux autres… J’ai envie d’avoir des petites attentions raisonnables pour chacun. J’ai toujours du mal avec la gratitude vis à vis de mes kifs, c’est comme une pudeur qui m’empêche d’avoir l’élan nécessaire pour vraiment remercier dans le vide.

 Mois 4 : je pense aller à la salle de sport qui vient d’ouvrir à côté. Les choses me paraissent moins compliquées en général. Je pense que je serai un jour blonde comme Kate Moss. J’ai l’impression d’être en marche.

 Mois 5 : je n’ai plus besoin de repenser à ma journée pour noter mes kifs, je les reconnais dès qu’ils arrivent. Je pense être plus souriante, ouverte, détendue. Le regard des gens sur moi change, je me sens par moment toute puissante, présente, en phase.

Et à d’autres moments plus du tout, j’ai peur que cet état ne soit qu’une imposture de mon esprit. Parfois je suis au top, parfois je n’y crois plus une seconde…

Mois 6 : Je ne note plus mes kifs sur mon agenda maintenant, mais je les note mentalement. Je les remarque, je les distingue dès qu’ils arrivent. Je ne sais pas si c’est lié, mais j’ai le sentiment de recevoir beaucoup d’amour en ce moment, et ça me rend heureuse. J’ai l’impression de nager dans un pot de confiture.

 Conclusion sur 6 moins de gratitude : Même si je ne le formule toujours pas verbalement, je parviens à exprimer une gratitude vis à vis des choses, que j’analyse plutôt comme une bouffée de bien-être et de satisfaction. Dire merci, au fond, c’est être content de ce que l’on a.

 Mais sans se voiler la face sur la réalité, et c’est fondamental. Ce genre de méthode ne doit pas rendre irresponsable. Un arc en ciel et des bons amis ne rajoutent pas des sous sur mon compte (ou alors ce sont VRAIMENT de très bons amis) et ne guérissent pas les malades…Mais leur présence améliore le quotidien, et c’est déjà ça !

Article en collaboration avec Zen&Zolie

POURQUOI TU COURS ?

Capture d’écran 2015-04-15 à 12.02.18chacun ses objectifs…

Je n’aime pas courir. Je trouve cela difficile et ennuyeux. Je trouve cela dur, ça me fait perdre mon temps. Ce temps qui déjà me manque tous les jours. Alors courir, et courir pour rien en plus, vous n’y pensez pas !

C’était ma vision ferme et définitive, jusqu’à ce que je lise ce point de vue, qui a fait voler en éclats mon préjugé. Ce témoignage tout simple a enfin donné du sens à cette activité qui m’en paraissait totalement dénudé. Ce texte m’a donné envie de me mettre en marche, moi aussi. De ne pas me laisser faire par l’existence, mais d’en prendre une partie du contrôle. 

« La course et (est ?) la vie.

Lorsque je vois un homme ou une femme courir dans la ville, je me dis qu’il ou elle se bat, qu’ils sont debout. Ils pourraient être couchés, à la maison, enfermés, renfermés, fuyants. Non. Ils ont décidé de mettre leur running fluo et d’y aller. La neige, le froid, la canicule, la pluie battante n’y changeront rien. Leur décision est intérieure, métaphysique. Courir, c’est vivre. C’est passer de la passivité à l’activité, affronter son angoisse, ses pensées encombrantes, sa nervosité, son corps trop lourd, sa possible soumission. Chaque mouvement inscrit le coureur dans une action vers le monde et hors d’un soi figé et plus confortable. C’est courageux. Vaillant. Les coureurs sont des chevaliers modernes qui affrontent leur dragon intérieur. Je les admire en silence quand je les croise sur un pont, une piste, une route, un jardin des Plantes. J’y ai un jour rencontré un écrivain dont les foulées s’accordaient aux miennes « Pourquoi tu cours ? – parce que je bois trop. Et toi pourquoi tu cours ? – Parce que je mange trop. » J’ai adoré. Ses mots, comme ses pas, étaient un noble refus de l’anéantissement. (…) Courir, c’est affronter les nuages et les orages de sa vie. »

Marianne MAIRESSE rédactrice en chef de ELLE, édito du mois de février 2015

J’ai commencé à faire du sport. Pas pour mincir, pas pour la fermeté ni le défouloir, mais pour le contrôle. Vous connaissez probablement cette sensation, tellement de gens sont sportifs ! Mais si comme moi vous étiez définitivement réfractaire, j’espere que ce mot vous donnera un angle supplémentaire de réflexion sur le sujet :)

Le passage des cyclones

cyclones

Sans cesse dans la comparaison, nos vies quotidiennes ne se satisfont plus que du mieux, du prochain, du pas encore là, tout en critiquant l’actuel et dénigrant le connu. Privez-nous un instant de nos cordons d’alimentation (à se demander qui est alimenté, au final, le smartphone ou nous-même ?), et on se retrouve tout penauds et désoeuvrés… Certains participent même à des stages, à des coachings, pour abandonner leurs machines et se reconnecter se retrouver avec eux-mêmes.

PLUS D’EAU NI D’ELECTRICITE

Ici à la Réunion, on a des smartphones (si si), et on a aussi des cyclones. Nous subissons régulièrement, environ une fois par an, ce qu’on appelle un épisode cyclonique. Une grosse tempête avec des vents impressionnants, beaucoup de pluie et pas d’autre possibilité que celle de se préparer le mieux possible, de se mettre à l’abri et d’attendre que ça passe. Et la grosse surprise de l’épisode, c’est la découverte de ce qui va être coupé (comme un cordon) : l’eau ou l’électricité ? Ou les deux ? Et pendant combien de jours ?

Ces périodes sont précieuses. Le danger est réel, et les procédures et les réflexes sont rôdés, côté autorités et côté citoyens. On s’invite les uns chez les autres, on se barricade, on remplit la piscine des enfants, la baignoire et des bouteilles d’eau du robinet (pour se laver), on achète des litres d’eau minérale (pour boire), des piles pour les radios et les lampes de poche, des bougies et des allumettes. On prépare des provisions de trucs qui se cuisinent au gaz (on vérifie la bouteille d’ailleurs). On sort les jeux de société. On vide les réfrigérateurs et les congélateurs pour perdre le moins possible de nourriture. On recharge d’avance des batteries de smartphones au cas où on ne perde pas l’électricité. On élague les arbres trop hauts, on rentre les mobiliers et les autos, on enferme les animaux, et on attend. Les enfants adorent ces longs instants pendant lesquels, coupés des engins électroniques, et attentifs à quelque chose qui nous dépasse, on joue et parle davantage avec eux.

LE TEMPS SUSPENDU

Le passage d’un cyclone dure en général 12 heures. Douze heures de jour ou de nuit pendant lesquelles ça castagne dur ! ça tape et ça secoue, il y a des arbres qui cassent et des choses qui volent. Plus personne ne circule, on regarde par l’entrebâillement des fenêtres, on dort mal. Et on a souvent plus d’eau courante. Même préparé, ce n’est pas évident de faire 3 jours la vaisselle dans une eau qui finit par croupir. C’est dur de ne pas prendre de douche pendant autant de temps (climat tropical), de ne pas se laver les mains autant que d’habitude. C’est dur, en étant enfermés, de ne plus profiter de nos loisirs habituels (Internet, télévision, ventilateur).

Une fois l’alerte terminée, la vie reprend doucement son cours. On évalue les dégâts dans son jardin, on ramasse les branches cassées, on remet le portail sortit de ses rails en place. Un solidarité naturelle se créé entre voisins pour ces travaux. On reprend la route dans ces paysages bousculés, arbres déracinés, poteaux brisés, affichages publicitaires couchés au sol. Et on a toujours ni électricité ni eau. On entend à la radio que les équipes d’EDF et des régies de gestion de l’eau sont à pied d’œuvre, et recablent (toujours cette histoire de fils…) les quartiers et les zones d’habitations les unes après les autres. La radio libre fonctionne à plein régime et donne des nouvelles des quatre coins de l’île. Les gens l’utilisent pour parler du temps qui fait dans leur secteur, pour demander un service, pour retrouver un animal échappé pendant la tempête.

UN QUOTIDIEN SI DOUX

Et puis un jour, l’eau revient. Elle coule à nouveau du robinet qui était devenu inutile. Surprise ! Joie de se laver les mains avec du savon et de rincer généreusement ! Joie d’une douche et d’une vaisselle à grande eau. Et puis c’est l’électricité qui revient, avec son crépitement. Le ventilateur de plafond démarre lentement sa rotation, le grésillement familier du réfrigérateur emplit à nouveau la cuisine. Internet, la télévision et le téléphone sont à nouveau effectifs.

Et là, avec l’eau potable à profusion pour boire et se laver, avec de l’électricité à foison pour nous éclairer, conserver nos aliments, nous rafraichir et communiquer, on a pour une heure ou deux le sentiment délicieux de vivre dans un confort et un luxe infini.

Ce qui est fondamentalement vrai. C’est bien de s’en rappeler une fois par an.

La photo d’illustration a été prise pendant Béjisa (et oui, les cyclones ont leur petit nom) le 2 janvier 2014.

33 trucs pour être créatif – Partie 2

pinup creative 2

Si vous avez raté le début de la liste, découvrez-le ici !

Si non, c’est partit pour 16 nouvelles astuces pour booster votre créativité !

18. Octroyez-vous le droit de faire des erreurs. En France, l’apprentissage par l’échec est systématiquement présenté (et vécu) comme une erreur. Aux Etats-Unis par exemple, une erreur ne constitue pas un drame, tant qu’il s’agit d’être créatif.

19. Allez dans un endroit où vous n’avez jamais été. Idéalement on parle ici d’un pays étranger, pour garder à l’esprit que le monde et la pensée sont multiples. Mais visiter une région de votre pays ou un quartier inconnu fait aussi très bien l’affaire. L’important est de voir du neuf.

20. Regardez des films étrangers. En VO. Pour améliorer votre niveau de langue, d’une part (mais si !) et pour regarder par la fenêtre du cinéma comment vivent, réagissent et interagissent les autres…Et comment se forment leurs idées.

21. Comptez vos kifs quotidiens. C’est-à-dire soyez conscients des mini petits trucs qui vous font plaisir chaque jour, et comptez-les. Pour réaliser que votre vie est pleine de petits rien charmants qui vous enchantent et vous inspirent.

22. Dormez beaucoup, reposez-vous. C’est la source. Quand on est pas en forme, tout est NUL, rien ne vient.

23. Prenez des risques. En anglais, ça se dit « take a chance » (saisis ta chance). Tous est dit.

24. Brisez les lois. Ok, mais en vous souvenant toujours que votre liberté s’arrête là où commence celle des autres. Je pense qu’on peut être créatif en « restant dans la boîte », sans briser les murs (ni les règles)

25. Faites plus des choses qui vous rendent heureux. Laissez de côté de temps en temps les impératifs (laver par terre, aller courir, lire un livre qui ne vous intéresse pas, travailler,…). Faites ce qui vous plaît maintenant, de temps en temps, car demain, c’est aussi bien

26. Ne forcez pas les choses. Si quelque chose ne se déroule pas comme prévu, ne forcez pas le passage… Observez à nouveau, recommencez, mais toujours en douceur.

27. Lisez une page du dictionnaire. Ou de Wikipédia.

28. Créez un cadre. Maîtrisez votre espace (physique et intellectuel). Aménagez votre lieu de vie, votre penderie, vos objectifs personnels. Cessez de subir les cadres des autres, créez le vôtre et installez-vous dedans. A son bord, c’est vous le maître de vos idées.

29. Arrêtez d’être le parfait de quelqu’un d’autre. Vivez pour vous, et faites les choses qui comptent pour vous avant tout. Si la personne dont vous êtes le parfait vient à disparaître, que serez-vous ? Le parfait de rien ? Soyez donc toujours votre propre parfait.

30. Ecrivez TOUTES vos idées. Car certaines se réalisent ;o)

31. Rangez et nettoyez votre espace de travail. A votre façon bien sûr. Mais faire le ménage d’un endroit permet aussi le ménage des idées. C’est une activité qui participe à la créativité car elle éloigne l’esprit conscient du problème à solutionner pour lui permettre d’y revenir un instant après avec un regard neuf.

32. Eclatez-vous. Life is fun ! Allez au bout du potentiel de vos idées, vibrez pour elles, parlez-en sur le net, en vrai à vos amis, saoulez-les, clignotez !!!

33. Terminez quelque chose. Et rangez-le. Et dites que c’est terminé. Ca, c’est fait ! Cela fait de la place pour les idées à venir.

Retrouvez les 16 premières astuces de la liste ici !

Demain, c’est aussi bien… 3 trucs antiprocrastination

pinup procrastination

La procrastination, cet art de tout remettre à plus tard, est fêté aujourd’hui 25 mars (le 20 mars, c’était le bonheur) à l’initiative de David d’Equainville, un jeune éditeur qui a trouvé un remède définitif contre la procrastination : l’accepter. Contre la folie qui voudrait que l’on devienne tous des gens hyper organisés, rigoureux et jamais en retard, il prône même une « procrastination active », comme une forme de résistance à l’esprit du temps. Car il s’agit bien d’une attitude banale et courante que tout le monde pratique plus ou moins. À part peut-être quelques incroyables et merveilleuses de notre entourage, à l’efficacité jamais prise en défaut, qui font avouons-le envie et peur à la fois.

Sans entrer dans le pathos, voici néanmoins quelques astuces antiprocrastination ; faites-en ce que vous voudrez !

 Savoir vraiment ce que l’on veut

Avant d’entreprendre tout changement, il faut s’assurer de ce que l’on veut vraiment. Il est des objectifs que l’on repousse toujours peut-être parce qu’au fond de soi, l’on n’a pas vraiment envie de changer : changer de travail ? Suis-je prêt à me lancer dans une nouvelle carrière ? Il faut faire un examen de conscience. Et là, il vaut mieux renoncer plutôt que de repousser sans fin, afin d’éviter la culpabilité, beaucoup plus consommatrice d’énergie et de créativité qu’un deuil sain. Cela invite à définir de nouvelles priorités et de nouveaux objectifs.

Repérer ses moments de faiblesse

Etre conscient du phénomène. Plus exactement, il faut repérer les moments précis où l’on flanche, ainsi que les idées qui les accompagnent. Le propre de la procrastination est d’être une non-décision. C’est-à-dire qu’au moment où l’on devrait agir, on se trouve subitement et comme par hasard placé devant une autre attraction. Et c’est à ce moment que l’idée furtive du report s’insinue… (vous voyez bien ce que je veux dire…) C’est à ce moment précis, où l’on va basculer dans l’autre activité que celle prévue, qu’il faut mettre en place un système d’alarme intérieure.

 Se fixer des objectifs précis et limités

Procrastination rime souvent avec perfectionnisme. Le propre du procrastinateur est non seulement de remettre à demain mais de se fixer des objectifs irréalistes : d’autant plus ambitieux que l’on s’accorde un sursis et que l’on ne s’engage donc à rien pour l’immédiat. «Je reprends une part de tarte, mais demain, régime strict.» . Et le jour venu de changer vraiment, la barre est fixée si haut que l’échec est pratiquement assuré. Avec ses conséquences psychologiques : l’autodénigrement, la honte, la culpabilité et le découragement. Puis, une fois l’échec digéré, une nouvelle vague d’illusions s’amorce.

 Quoi faire alors ?

 Ce qui est difficile, c’est de renoncer à un plaisir immédiat pour une activité qui paraît ennuyeuse. La bonne méthode consiste à surmonter la difficulté, en réduisant l’effort au minimum. Il vaut mieux se fixer un petit objectif immédiat et facile plutôt qu’un gros obstacle. Si j’ai décidé de ranger mon bureau et classer mes papiers, je vais donc commencer par un exercice simple et immédiat. «Cinq minutes de rangement pas plus, mais tout de suite.» On se surprend alors à dépasser l’objectif que l’on s’était fixé. Le petit changement du jour aura produit une gratification morale : la routine a été cassée, c’est une première petite victoire sur soi. C’est la première récompense : le plaisir d’avoir réalisé quelque chose.

Les spécialistes de la procrastination suggèrent donc de repérer ses pensées récurrentes, ses mauvaises routines et ses moments de faiblesse. Puis il faut établir un plan de changement avec un programme précis (« à partir de demain, je vais améliorer mon anglais » n’est pas un programme précis : combien de temps par jour, à quel rythme, pour quel objectif ?).

Il faut ensuite définir les étapes intermédiaires, les petites étapes quotidiennes. Ensuite, il ne faut pas oublier la stratégie de récompense. À chaque succès, il faut s’accorder un plaisir : un loisir attendu.

Comme la lecture d’un article de l’œuf du neuf !

Bonne Journée Mondiale de la Procrastination !

Journée du bonheur

pinup jaune

Il semblerait d’après les réseaux sociaux que le 20 mars soit la Journée Internationale du Bonheur. Je ne peux pas ne pas en parler, mais c’est un peu le même problème que pour la Journée (des droits) de la Femme, ou la Journée contre le cancer… Cela permet d’attirer l’attention sur un thème, mais au fond, cela concerne toujours des sujets auxquels il faut penser tous les jours.

Le bonheur, c’est par défaut, le silence des soucis, et c’est déjà un bon point. Le cran au-dessus, c’est d’éprouver des satisfactions, des émotions positives, d’avancer un petit pas plus loin vers les choses qui nous tiennent à coeur. Le bonheur, c’est activer notre intelligence pour être plus présent, plus créatifs, plu pertinents, plus en contrôle.

Aujourd’hui n’est donc pas le jour des citations débiles mais le jour d’une réflexion un peu consciente sur ce qui nous fait nous sentir vraiment bien, apaisé, serein, enlevé, joyeux, avec l’envie de faire des blagues ou des câlins. Chez moi, c’est le vin (ok, facile) et les belles images de pin-up. En voici une avec une robe jaune, un jour d’été, appuyée à une auto du temps d’avant. Je trouve que ça sent l’amour et la citronnade, les Etats-Unis de la conquête spatiale et les vacances.

Alors je vous souhaite dans cette ambiance oldies une belle journée du bonheur !

Pensez-y !

 

LOVE 2.0 : Everybody gonna love today

love2.0

Aujourd’hui on ne lit pas des romans d’amour, mais un livre de Barbara Fredrickson, sur l’amour vrai dans toutes les bêtes situations de nos journées, avec tout le monde…Vous allez voir, c’est très intéressant tout cet amour…

Dans l’introduction, Matthieu Ricard (on parle beaucoup de lui en ce moment pour son Plaidoyer pour les animaux, mais il a aussi publié Plaidoyer pour le bonheur ou Plaidoyer pour l’altruisme) distingue la psychologie positive, « domaine de recherche scientifique qui s’est donné pour but d’étudier et de renforcer les émotions positives, celles qui nous permettent de devenir de meilleurs êtres humains, tout en éprouvant une plus grande joie de vivre », de la « pensée positive », qu’il décrit comme une espèce de baguette magique à la limite du charlatanisme. Donc, la psychologie positive n’est pas seulement une manière de voir le verre à moitié plein, mais de se mettre plus en interaction avec les autres et de penser et d’agir pour un bonheur commun. Il y a d’ailleurs un Top 10 établi par Barbara Fredrickson des émotions positives : la plupart se vivent à plusieurs, comme la gratitude, l’intérêt, l’amusement… ou l’amour.

 Car le but de Love 2, sous-titré « Ces micro-moments d’amour vont transformer votre vie », c’est justement de nous aider… à aimer. Pas dans un sens romantique, évidemment, puisque ça, on sait déjà… Mais dans un sens de bienveillance, d’altruisme, d’empathie, d’entraide… Ce qui est parfois plus compliqué ! « Le fait est que tous les gens connaissent des bonheurs et des malheurs toute l’année, si ce n’est tous les jours » écrit-elle. « Quand vous regardez les autres, même si vous ne leur adressez pas la parole et vous ne savez pas grand-chose d’eux, vous pouvez être sûr qu’ils connaissent à la fois des bonheurs, petits ou grands, et des revers, là encore petits ou grands. Chaque individu que nous croisons mérite donc à la fois notre compassion et notre réjouissance aimantes. » Pas uniquement pour être sympa et aider le monde aller mieux (encore que c’est déjà pas mal). Mais parce que cette positivité des rapports, ce plan relance de la communication, de l’humanité et de la bienveillance, se traduit, oui, dans sa petite vie personnelle, par plus d’émotions positives (y compris un petit peu égoïstes) comme la sérénité, la joie, la fierté…

 A part ça, dans le livre, il y a du discours théorique, il y a des exemples pratiques, et il y a des exercices. Souvent assez rigolos à faire, si tant est qu’on aime un peu l’introspection. Par exemple : « Examinez votre travail en lui-même, vos habitudes de travail, vos attitudes au travail. Quelle part de travail effectuez-vous avec les autres ou en leur présence ? Combien de temps, pendant ces moments-là, vous efforcez-vous consciemment d’être en relation avec les autres ? Prenez-vous le temps de les écouter et de croiser leur regard ? (…) Comment consacrer plus d’énergie à cultiver la relation aux autres ? Quels rituels ou quelles habitudes pouvez- vous créer pour introduire plus d’amour dans votre journée de travail ? Quels indicateurs vous aideraient à mesurer, vous et vos collègues, si cet investissement porte ses fruits ? »

 Pour celles qui restent perplexes, je terminerai avec cette petite liste de moments d’amour qui est en réalité au début du livre et qui m’a mieux fait comprendre de quoi il était question :

 « En réglant ses courses, on rit avec le caissier à la vue d’une tomate à la forme étrange qui nous fixe dans le panier.
En allant chercher le courrier, on tombe sur un voisin que l’on n’a pas vu depuis un moment et on s’arrête pour bavarder avec lui. En quelques minutes, on se retrouve à discuter allègrement de passions communes.
Au bureau, on célèbre une réussite collective en se tapant dans la main et en s’embrassant.
En faisant son jogging matinal, on sourit et on salue d’un signe de tête les autres coureurs en leur souhaitant intérieurement une bonne journée.
On serre longuement dans ses bras un parent au retour d’un voyage qui nous a séparés durant trop longtemps. »

Cette chronique est tirée du blog des paresseuses, et comme j’en fais partie et que je l’ai trouvé bien fait, il inaugure ma rubrique littéraire… Je vous souhaite beaucoup d’amour aujourd’hui !

En route pour la joie (en 9 petits pas)

Comme nous sommes en travaux sur le blog et que cela n’avance pas aussi vite que je voudrais, je vous ai fait pour patienter une petite traduction d’un article américain (ouhlala, vilain vilain), mais qui a bien compris que pour que les gens travaillent bien et restent performants, ils ont fondamentalement BESOIN d’être heureux. Cela donne 9 promesses faciles à tenir pour nous mettre sur la bonne piste.

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9 promesses à soi-même pour être bien tous les jours

Par Geoffrey James, traduit de l’anglais par l’Oeuf du neuf.

Pour atteindre à la fois le bonheur et la réussite dans vos projets quotidiens (rien que ça !), faites-vous à vous-même, dès aujourd’hui et pour tous les jours à venir, ces 9 promesses un peu magiques.

  1. Je serai conscient(e) de mon être, mais pas égocentrique

Seuls les perdants sont égocentriques. Ils voient le monde à travers le prisme de leur intérêt personnel. L’éthique ne fait pas partie de leurs motivations lorsqu’ils évaluent une situation. Alors au lieu de me focaliser totalement sur moi, je me promets d’être plus conscient(e) de mon être. Je tâcherai de comprendre ce que je ressens et les pourquoi je le ressens. J’analyserai mes émotions comme mes sentiments, afin de comprendre comment ils peuvent influencer mes décisions.

  1. Je serai ferme mais jamais agressif(ve)

Seule les perdants sont agressifs. Ils pensent devoir contrôler toutes les conversations et imposent leurs arguments en permanence. Au lieu d’être agressif, je serai fort(e) et posé(e). J’aurai assez de confiance en moi pour être ferme dans mes idées sans me sentir attaqué(e), sans pour autant heurter ceux qui ne partagent pas mon opinion.

  1. Je serai empathique mais surtout pas drama queen

Les drama queen (et kings) ont besoin d’attention, raison pour laquelle elles transforment chaque situation en conflit ou en crise (de joie ou de larmes). Toujours trop. Au lieu d’être une drama, je serai le (la) plus empathique et à l’écoute possible, et m’efforcerai sincèrement de comprendre et d’apprécier les idées de mes amis, de mon équipe, de ma famille.

  1. Je serai indépendant(e) mais pas isolé(e)

Ceux qui s’isolent ont tendance à se créer tous seuls des obstacles qui les empêchent de communiquer avec autrui. Au lieu d’être isolé(e), je serai indépendant(e) et autonome. Je serai conscient(e) de mes capacités en mon for intérieur mais je construirai des ponts qui me relient aux autres.

  1. Je serai fier(e) mais pas orgueilleux(se)

Les orgueilleux(ses) se croient supérieur(e)s en tout et ne jugent personne dignes d’eux. Au lieu d’être orgueilleux, je serai fier. J’éprouverai du plaisir et de la fierté pour mes propres réussites et pour celles de mon entourage.

  1. Je serai souple mais jamais passif(ve)

Lorsque leurs plans sont bousculés, les personnes passives se laissent balloter au grès des événements. Au lieu d’être passif, je serai flexible, souple. Je m’adapterai aux circonstances du moment, et je modifierai mes plans au besoin pour atteindre mes objectifs.

  1. Je serai concentré(e) sur mes objectifs mais pas psychorigide

Les psychorigides restent campé(e)s sur leurs positions alors même qu’ils sont dans l’erreur (et qu’ils le savent !). Au lieu de faire preuve de rigidité, je tâcherai de rester moi-même et je laisserai mon intuition et mon sens moral guider mes décisions et mes actions dans la bonne direction.

  1. Je serai optimiste mais pas crédule

Les personnes crédules peuvent croire en l’impossible, alors même lorsque la situation est clairement trop belle pour être vraie. Au lieu d’être crédule, je serai optimiste. Je cultiverai une attitude positive qui m’aidera concrètement dans les bons et les mauvais moments.

  1. Je serai réaliste mais pas pessimiste

Les pessimistes ne croient pas que les choses peuvent changer, ou craignent le changement, qui à leur sens ne peut être porteur de mieux. Au lieu d’être pessimiste, je serai réaliste. J’appréhenderai le monde tel qu’il est vraiment, et je travaillerai à mon échelle à le rendre meilleur.

Voilà, j’espère que vous pourrez mettre deux ou trois points en pratique cette semaine… Etant d’une nature plutôt réservée, j’aime particulièrement celui des drama-queen ^

Note de traduction : chaque paragraphe de la version originale commençait par « Only loosers …», c’est-à-dire « seuls les perdants sont ceci ou cela ». Moins agressive, ma traduction conserve les promesses décrites par l’auteur, tout en étant plus tendre dans le ton :o)

Ecrire un avenir qui se réalise : la lettre jaune

boitelettres

J’adore recevoir du courrier.

 Postal, électronique, petit mots sur un post-it, même un texto. J’aime les choses écrites, petites messagères pleines de recul entre mon interlocuteur et moi. Non seulement les écrits restent, alors que les paroles s’envolent, mais en plus ils vous aident bien mieux que vous ne pourriez l’imaginer à réaliser vos projets.

 Je vais vous parler aujourd’hui de la lettre bleue, décrite ainsi par Florence Servan-Schreiber. C’est un nom très poétique, bien qu’un peu triste, pour une méthode pourtant gaie et positive. (Vous êtes bien d’accord qu’être bleu, c’est être mélancolique, et qu’un bleu au cœur ou au genou, ça fait mal !). Du coup dans l’œuf du neuf, cela s’appellera la lettre jaune. Et toc ! En vérité, peu importe la couleur du papier et de l’enveloppe, il s’agit simplement d’écrire quelque chose d’important dessus.

UN AVENIR DE REVE

Ce quelque chose d’important, c’est votre avenir rêvé. Décrivez votre année 2015 idéale. Mais pas une liste de points avec en tête « gagner au loto ». Il s’agit de ce que vous serez, allez faire cette année, et les suivantes si vous souhaitez vous projeter plus loin. Vous commencerez cette lettre par « Bravo, je te félicite pour ce que je t’ai vu réussir cette année… ». Vous allez inscrire des détails, dire ce que vos événements vous ont apporté, quels bénéfices vous en avez tiré. Vous pouvez y écrire également les obstacles ou les difficultés que vous anticipez, et la façon dont vous imaginez les avoir surmontés. Vous pouvez décider d’écrire votre lettre à votre vous-même de dans un an, mais aussi à celui de dans 5 ans. C’est juste plus compliqué, car il faut penser à tous les détails.

 UN GESTE IMPORTANT POUR VOUS

C’est un exercice sérieux qui ne s’improvise pas. Choisissez votre papier, mettez-vous dans un endroit calme où vous ne serez pas dérangés. Et lancez-vous. Tant pis pour les ratures et l’orthographe. Lâchez tout, vos rêves, vos envies de voyages, vos désirs professionnels, les problèmes à régler, les personnes à retrouver ou à exclure, les défis à relever, les envies à concrétiser. N’oubliez rien, ne laissez rien de côté. Tout ce qui est faisable d’ici décembre prochain et qui vous gratifierait doit être consigné.

Vous pouvez revenir sur la lettre avant de la cacheter dans son enveloppe. La relire, la rectifier, la compléter. Puis la poster à mon adresse avec une enveloppe retour timbrée à votre adresse. Ou l’apporter à un ami ou un proche chargé de vous renvoyer la lettre en janvier 2016. Oubliez alors l’existence même de cette lettre, et reprenez le cours de votre vie.

 ECRIRE REND PLUS HEUREUX 

Quel est l’intérêt de cet exercice ? Ecrire, d’abord, car c’est un magistère puissant. Nous tirons de substantiels bénéfices à nous exprimer ainsi. Là où l’expression orale manque à structurer nos propos et peut nous égarer, l’écrit est un dialogue avec nous-même. Nous y faisons inconsciemment les questions et les réponses. La cohérence est assurée par notre besoin de logique, et alors nous apprenons mieux, nous atténuons nos angoisses en les rationnalisant, nous améliorons nos relations sociales et même notre santé.

 Ecrire cette lettre jaune, bleue ou arc-en-ciel, c’est tracer mentalement le chemin de ce que vous désirez vraiment, et il est toujours plus facile de suivre un chemin existant plutôt que de le réinventer à chaque intersection. Vous augmentez vos chances d’atteindre vos objectifs et de vous y réaliser si vous admettez ce que vous souhaitez vraiment pour vous.

 Cette méthode agit comme un tuteur mental, efficace, souple et robuste. Et c’est FACILE à faire. La lettre jaune, qui s’applique aujourd’hui à un sujet positif et tourné vers demain, peut aussi prendre la forme d’une lettre « grise », qui aide à surmonter chocs ou traumatismes passés. Nous en parlerons une prochaine fois, si vous voulez bien.

En attendant, à vos stylos, claviers, n’hésitez pas à m’envoyez vos courriers par email à loeufduneuf(a)gmail.com (confidentialité garantie), je m’engage à vous les renvoyer dans un an et à recueillir vos impressions.

 Jolie résolution pour 2015, non ?

La pensée positive ne l’est pas tant que ça

Lorsqu’on parle de psychologie positive autour de soi, on s’aperçoit rapidement qu’elle est presque systématiquement confondue avec la pensée positive. Ceci nécessite un éclaircissement.

La psychologie dite positive, lancée en 1998 par le psychologue président de l’association professionnelle la plus importante au monde en ce domaine, Martin Seligman, a pour objet l’étude scientifique des forces, du fonctionnement optimal et des déterminants du bien-être humain. Elle se construit sur des recherches scientifiques concrètes, publiées dans des revues spécialisées, révisées par les pairs, et donc conformes aux pratiques de la communauté scientifique.

La pensée positive est une affaire qui prête plus volontiers à sourire. Un peu magique, elle n’est pas un concept de psychologie, mais repose sur des ouvrages populaires internationaux de type « best-sellers », écrits par des non-psychologues. Ces ouvrages ont eu un immense rayonnement, mais ils n’ont aucun fondement solide en psychologie.

Pourtant, la pensée positive est un concept tellement familier et séduisant que tout le monde le connaît semble l’avoir déjà expérimenté. Pour obtenir quelque chose, il suffit d’y penser très fort.

De nombreux courants se réclament d’ailleurs de la pensée positive depuis le début du 20eme siècle (et vendent beaucoup de livres et de formations). La méthode Coué (de l’abbé Coué) se base sur l’autosuggestion, Norman Vincent Peal (pasteur) prône un positivisme absolu (interdiction d’utiliser la négation), Joseph Murphy recommande la répétition et la visualisation, et Rhonda Byrne (productrice de télévision) avec sa fameuse et surréaliste Loi d’attraction, en est la grande la papesse. Tout cela ne semble pas bien méchant, et on peut se demander en quoi cette discipline pourrait nuire en quoi que ce soit.

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Pourtant, la pensée positive ne l’est pas tant que ça :

1. Culpabilisante : elle stipule que la pensée est une énergie qui attire ce qui vibre à la même fréquence qu’elle : pensez et visualisez argent, sexe et fortune, et tout cela viendra naturellement à vous. (c’est le principe de la Loi d’attraction)
Donc si cela ne vient PAS à vous, c’est que vous avez faillit dans votre contrôle mental. Vous n’avez pas pensé et visualisé assez fort, assez longtemps ou avec assez de conviction. C’est donc de votre faute, et vous culpabilisez. Bien fait.

2. Nie la réalité : la pensée positive renforce le phénomène de dissonance cognitive. Nommé ainsi par le psychologue Léon Festinger en 57, ce phénomène est celui que l’on expérimente lorsque nous formulons deux pensées simultanées contradictoires. Le fumeur qui apprécie de fumer sait en même temps que cela n’est pas bon pour sa santé. Pour réduire cette dissonance cognitive, il va se persuader par auto-suggestion que fumer n’est pas si grave. Ce fonctionnement naturel du cerveau permet de prioriser les pensées contradictoires simultanées et de gérer les tensions associées. Il est donc très facile de glisser de la pensée positive à la réduction de la dissonance cognitive, pouvant aller jusqu’au déni de la réalité. Pour un malade qui doit se soigner par exemple, mauvaise idée.

3. Réduit l’estime de soi : les pensées négatives ont pour objectif, avec les positives, de nous donner un éventail allant du pire au meilleur pour analyser la réalité de notre environnement. En l’absence de son revers négatif, la pensée positive retire aux heureux événements leur saveur. Un compliment hypocrite sur un plat raté n’a pas de sens, un enfant qu’on félicite en permanence ne sait plus quand il réussit vraiment quelque chose. La pratique de la pensée positive peut égarer l’individu dans la perception réelle de son estime de soi, qui va alors, en l’absence de repères, dégringoler. Ambiance.

4. Ethiquement discutable : Pour finir, la vilaine Loi d’attraction qui régit le principe de pensée positive est profondément amorale. Selon l’effet papillon, obtenir quelque chose que l’on désire par la visualisation et la pensée positive pourrait se faire au détriment d’autrui. On choisi de vouloir quelque chose, mais pas la façon dont nous allons l’obtenir. Sympa.

Voilà. J’espère que cet article vous aura définitivement convaincu de la différence fondamentale entre la pensée positive, principe pseudo magique sans fondement scientifique, et la psychologie positive, thème de ce blog, qui est l’étude scientifique des forces, du fonctionnement optimal et des déterminants du bien-être humain.

Ce n’est pas pareil !

Si vous n’êtes pas d’accord, soyez bien sûr libres de commenter !