La méthode Alpha

Aujourd’hui je vous parle d’une technique de « mise en concentration » que j’utilise sans le savoir, spontanément, depuis des années. J’ai découvert le blog de Nicolas Berreti, qui a développé le concept et qui me permet de formaliser ce que j’exploitais naturellement comme une intuition. Il s’agit d’une méthode qu’il a baptisée Alpha, et il a même mis un petit copyright dessus, genre.

Le rythme Alpha du cerveau correspond à une activité cérébrale tranquille. Les ondes dites Alpha sont émises dans certaines situations de relâchement, détente, repos… Elles correspondraient donc un à état de bien-être, loin du stress, angoisses et autres excitations nocives à la concentration.

L’idée de la méthode Alpha consiste simplement à provoquer artificiellement un passage du cerveau en mode Alpha, immédiatement et à chaque fois que je souhaite travailler efficacement. Comment faire ? Utiliser une bonne vieille méthode de derrière les fagots : le conditionnement (Pavlov, les chiens, la salive, la cloche toussa toussa). On associe un stimulus à l’état Alpha du cerveau, pour que le premier provoque le deuxième. Ouaf.

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Comment faire ?

D’abord il faut une musique douce que vous aimez bien, pas trop bruyante, idéalement sans parole. Mon conseil : un morceau de musique classique plutôt calme, un morceau « lounge » ou bien de relaxation – style musique d’ascenseur. C’est à dire un morceau qui se laisse plus entendre qu’écouter. Personnellement j’ai deux albums de prédilection pour cet usage : Chopin et quelques motets baroques.

Ensuite, prenez l’habitude, pendant quelques jours, de vous endormir (le soir ou pendant une sieste) avec ledit morceau en fond sonore, en boucle et pas trop fort. Le volume parfait sera celui où vous pourrez, au bout d’un moment, ne plus prêter attention à la musique. De cette manière, votre cerveau finira par associer d’une manière ou d’une autre ce morceau de musique à un état de détente et de relaxation. Comme Pavlov et ses chiens, votre cloche sera le morceau de musique, tandis que vous remplacerez avantageusement la salivation par un passage en ondes Alpha.

Avec votre petit Pavlov rien qu’à vous, vous êtes maintenant conditionné. Au moment de vous mettre au travail, recréez votre fond sonore personnel, plutôt au avec un casque (pour recréer votre fond sonore pavlovien, mais aussi pour favoriser votre « isolement » auditif).

Et vous serez alors en mesure de réaliser votre travail de réflexion, rédaction, création très facilement, le tout sans avoir même l’impression de travailler.

En me rapprochant d’un état d’hypnose très légère, la méthode Alpha focalise à l’extrême mon attention, en soustrayant de ma conscience immédiate les notions de temps et d’environnement. Et ça fonctionne au top !!! Je dépote !

 Essayez, vous serez épatés !

MEDIOCRE MAIS SATISFAISANT

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Chers poussins, j’ai lu dernièrement un petit livre amusant sur la procrastination intitulé « La procrastination : L’art de reporter au lendemain ». Ecrit par John Perry, un universitaire américain, sa pertinence globale atteignait vite ses limites, dès qu’elle abordait le domaine du travail hors du service public. Néanmoins, quelques éléments sont exploitables pour tous, notamment un d’entre eux, qui a été pour moi, procratinatrice de génie, une véritable révélation.

Revenons à l’origine du problème : le procrastinateur, qui a comme tout le monde des choses urgentes à faire, leur préfère toujours une tâche sans rapport, dont il se persuade qu’elle est plus importante. C’est habituellement le cas de ceux que l’auteur nomme les « procrastinateurs structurés » : ceux qui s’activent sans cesse à mille choses, mais qui rendent toujours leurs productions en retard.

La tâche la plus importante, située en haut de la liste des choses à faire du procrastinateur, permet de placer dessous d’autres tâches moins stressantes, qui vont occuper le temps et retarder le moment de « s’y mettre ». Le procrastinateur structuré n’est donc pas un feignant, loin de là, mais se mettre au travail pour ce qu’on attend de lui lui pose un problème inexplicable.

Plusieurs pistes sont évoquées :

  1. Un refus de la prise de contrôle par autrui : en retardant la mise en œuvre de la mission qu’on lui a confié, le procrastinateur garde une forme de contrôle sur une tâche subalterne
  2. Un perfectionnisme exacerbé : lorsqu’il reçoit sa mission, le procrastinateur fantasme un rendu idéal, un article parfait, un rapport stupéfiant de pertinence, qui restera dans les annales. Et c’est là que démarrent les ennuis ! En tous cas pour moi, qui me retrouve là-dedans à 100 %.

Enthousiaste, je me mets toute seule une folle pression pour élaborer un travail titanesque, au-delà des attentes. Tout d’un coup, forcément, il m’écrase et me terrifie. Résultat : je ne parviens même plus à le démarrer, et il devient la corvée tout en haut de ma liste, à côté de laquelle toutes les autres tâches deviennent plus urgentes ou plus intéressantes. Et je deviens en retard. Et le client me presse. Et je stresse. Et je rends finalement un document bâclé, hors délais, agaçant, et je culpabilise atrocement de la croûte livrée à la place de l’œuvre d’art imaginée.

Pour résoudre ce dilemme, John Perry propose une méthode blessante pour les idéalistes, mais fantastique pour la TO-DO list.

« Fournir, dans les temps,

un travail médiocre,

mais satisfaisant ». 

Médiocre ici ne signifie pas mauvais, mais simplement moyen, dans la norme, correspondant aux attentes.

Tout devient alors plus aisé, et le travail se fait plus facilement. « Dans les temps, médiocre, mais satisfaisant », est beaucoup plus efficace au quotidien que « Terrible ! Mais trop tard » ou « Magnifique ! Mais jamais ».

Arrêter de fantasmer, fabriquer du concret, du productif, et à l’heure. Tant pis pour l’excellence (rêvée), finie la culpabilité ! Bonjour les délais respectés, bonjour la confiance en soi ! Voilà la clé de mon efficacité et de ma sérénité aujourd’hui.

Pour finir, suite à ces réflexions, j’en suis arrivée à une dernière méthode, réservée aux cas désespérés ; je vous préviens, elle est de moi ! Elle consiste à se créer une tâche imaginaire plus vaste et ambitieuse (mais aussi plus enthousiasmante) que celle du travail à effectuer au quotidien. Par exemple, écrire un ouvrage de référence sur un thème spécifique, avec un angle innovant validé par une enquête minutieuse, inédite et spectaculaire. Rien que ça. Et c’est précisément à ce moment que la magie du processus naturel de procrastination se met en marche. D’un coup, les tâches du quotidien sont effectuées avec rapidité et efficacité, à la place de votre grand œuvre pourtant en haut de la liste.

Alors, procrastineurs structurés du monde, réveillez-vous !

Quelle méthode choisirez-vous pour booster votre productivité ?

Mind Mapping is hot !

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Il faut que je vous parle d’un truc qui me rend dingue. Mais vraiment, et en même temps, c’est quelque chose qui m’apaise, me permet d’être en contrôle, de me sentir au top et d’être hyper productive. Et c’est quelque chose de parfaitement légal, ni blanc ni poudreux.

Je vais vous parler de ce sujet qui me fascine, et dans lequel je ne peux m’empêcher de me rouler avec complaisance, presque lascivement : le mind mapping.

 BING !

Je sais, j’ai l’air folle, mais c’est vraiment l’effet que ça me fait. Florence Servan-Scheiber parle de super pouvoirs dans son livre Power Patate (magistralement chroniqué ici, en vidéo, vu à la TV), qui nous rendent heureux parce que en pleine possession de nos moyens ? Et bien moi, mon super pouvoir, c’est le « mind mapping thinking » permanent. Mon fantasme d’omniscience enfin réalisé. Ou presque.

Je vous explique : le mind mapping une technique d’organisation de l’information sous forme de schémas heuristiques (c’est le nom français) et illustrés. Cette méthode de gestion de l’information est sensée reproduire le schéma en œuvre dans notre cerveau au moment de l’acquisition d’une connaissance, de son traitement, de son archivage et de son exploitation au bon moment.

Je connaissais cette technique pour l’avoir apprise pendant mes études, mais je ne l’avais jamais concrètement mise en œuvre. Je savais seulement que cela existait, et même (fabuleuse mémoire) que le maître créateur de la discipline était un anglais nommé Tony Buzan. J’ai redécouvert ses idées en lisant « une tête bien faite » en français, que j’ai immédiatement mis en application.

Une mind map est dessinée sur du papier ou un écran, et se construit comme suit : au centre est représenté le thème ou sujet de la Mind Map en image et en mots. Depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en image et mot-clé, etc.

Tout d’un coup, on voit, on pense, on projette « global ». Une vue d’ensemble, qui permet de maitriser d’un coup d’œil tous les enjeux, qui s’enchainent logiquement, d’hier à demain, du concept à son application. La relativité toute entière en 2D, créée par moi. (Cette toute puissance a de quoi rendre fou, je vous assure !). Cette méthode peut s’appliquer à absolument tout, depuis le résumé d’un livre jusqu’à la gestion d’un projet demandant des scénarios complexes de solution et d’aide à la décision. Vie privée, vie professionnelle, tout peut être analysé sous ce spectre. Cet angle a l’énorme avantage de permettre une prise de recul conséquente, et par la magie des associations d’idées, de rendre incroyablement créatif.

Et moi je kiffe. Je me surprends même parfois à map minder sans y penser. Et je peux vous assurer que regarder ses propres idées se faire et se défaire, se projeter, rebondir, éclore, s’auto valider ou se supprimer, c’est presque de la pornographie intellectuelle.

 Je vous explique comment faire dans un prochain article…chaud !