33 trucs pour être créatif – Partie 2

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Si vous avez raté le début de la liste, découvrez-le ici !

Si non, c’est partit pour 16 nouvelles astuces pour booster votre créativité !

18. Octroyez-vous le droit de faire des erreurs. En France, l’apprentissage par l’échec est systématiquement présenté (et vécu) comme une erreur. Aux Etats-Unis par exemple, une erreur ne constitue pas un drame, tant qu’il s’agit d’être créatif.

19. Allez dans un endroit où vous n’avez jamais été. Idéalement on parle ici d’un pays étranger, pour garder à l’esprit que le monde et la pensée sont multiples. Mais visiter une région de votre pays ou un quartier inconnu fait aussi très bien l’affaire. L’important est de voir du neuf.

20. Regardez des films étrangers. En VO. Pour améliorer votre niveau de langue, d’une part (mais si !) et pour regarder par la fenêtre du cinéma comment vivent, réagissent et interagissent les autres…Et comment se forment leurs idées.

21. Comptez vos kifs quotidiens. C’est-à-dire soyez conscients des mini petits trucs qui vous font plaisir chaque jour, et comptez-les. Pour réaliser que votre vie est pleine de petits rien charmants qui vous enchantent et vous inspirent.

22. Dormez beaucoup, reposez-vous. C’est la source. Quand on est pas en forme, tout est NUL, rien ne vient.

23. Prenez des risques. En anglais, ça se dit « take a chance » (saisis ta chance). Tous est dit.

24. Brisez les lois. Ok, mais en vous souvenant toujours que votre liberté s’arrête là où commence celle des autres. Je pense qu’on peut être créatif en « restant dans la boîte », sans briser les murs (ni les règles)

25. Faites plus des choses qui vous rendent heureux. Laissez de côté de temps en temps les impératifs (laver par terre, aller courir, lire un livre qui ne vous intéresse pas, travailler,…). Faites ce qui vous plaît maintenant, de temps en temps, car demain, c’est aussi bien

26. Ne forcez pas les choses. Si quelque chose ne se déroule pas comme prévu, ne forcez pas le passage… Observez à nouveau, recommencez, mais toujours en douceur.

27. Lisez une page du dictionnaire. Ou de Wikipédia.

28. Créez un cadre. Maîtrisez votre espace (physique et intellectuel). Aménagez votre lieu de vie, votre penderie, vos objectifs personnels. Cessez de subir les cadres des autres, créez le vôtre et installez-vous dedans. A son bord, c’est vous le maître de vos idées.

29. Arrêtez d’être le parfait de quelqu’un d’autre. Vivez pour vous, et faites les choses qui comptent pour vous avant tout. Si la personne dont vous êtes le parfait vient à disparaître, que serez-vous ? Le parfait de rien ? Soyez donc toujours votre propre parfait.

30. Ecrivez TOUTES vos idées. Car certaines se réalisent ;o)

31. Rangez et nettoyez votre espace de travail. A votre façon bien sûr. Mais faire le ménage d’un endroit permet aussi le ménage des idées. C’est une activité qui participe à la créativité car elle éloigne l’esprit conscient du problème à solutionner pour lui permettre d’y revenir un instant après avec un regard neuf.

32. Eclatez-vous. Life is fun ! Allez au bout du potentiel de vos idées, vibrez pour elles, parlez-en sur le net, en vrai à vos amis, saoulez-les, clignotez !!!

33. Terminez quelque chose. Et rangez-le. Et dites que c’est terminé. Ca, c’est fait ! Cela fait de la place pour les idées à venir.

Retrouvez les 16 premières astuces de la liste ici !

La vie est-elle plus belle en anglais ?

J’ai eu la chance de faire un an d’études à Londres en 2001, grâce au dispositif Erasmus. L’anglais est depuis une langue que je lis couramment, que j’écris moyennement et que je parle avec un accent léger comme une vache normande. C’est pour cette raison que je me limite à la lecture. Et grand bien m’en fait.

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Brian is in the kitchen.

 Avez-vous remarqué à quel point l’anglais est direct, simple, synthétique ? Bien entendu, je ne parle pas de l’anglais littéraire, pointu, délicat, et dont les subtilités m’échappent probablement. Je parle de l’anglais d’Internet, de l’anglais des médias et des blogs, celui qui va droit au but pour être compris le plus vite possible par le plus grand nombre.

 Quand je m’embourbe un peu dans mes préoccupations quotidiennes, j’apprécie particulièrement de prendre l’air en lisant des blogs ou des supports anglophones. Je me surprends même à commenter des articles, à me lancer dans des discussions, à échanger dans cette langue.

 Et c’est souvent là que la magie opère.

 A cause de mon niveau limité, je me débrouille, je copie et m’approprie ce style sans détour, et je change. Je m’échappe de moi-même, de ce moi compliqué et toujours en questionnement, ce moi qui explique comment on fait la montre au lieu de donner l’heure, qui vénère le détail et fustige le global, qui s’emmêle dans ses propres contradictions et ses mille sujets d’intérêts.

CHANGER DE VISION EN CHANGEANT DE LANGUE

En anglais je m’autorise à prendre moins soin de l’interlocuteur, à moins enluminer mes propos. C’est le sens qui prime. Je fais des phrases plus courtes, sans métaphores, factuelles. J’essaye juste de rester drôle, un minimum. Le bénéfice est quantifiable. Changer de langue pour écouter et pour s’exprimer permet aussi de changer l’angle sur les choses et les gens. Voir les choses différemment, prendre de la hauteur, penser plus global.

The big picture, comme ils disent !

 Mais cette constatation n’est pas si nouvelle. J’avais bien appris au lycée que si les grecs et les allemands avaient eu ce temps d’avance dans l’histoire de la philosophie, c’est bien parce que leur langue comprenait dans sa structure les substantifs, outils pour penser les concepts. Pas d’idées sans mots pour les désigner et les manipuler. Changer les mots pour manipuler les idées change aussi la gymnastique qu’on fait avec elles.

Penser en anglais rendrait plus heureux ? Il faudrait comparer avec d’autres langues, interroger des échantillons de personnes variées sur une longue période. La Vie en Rose parisienne, la Gemütlichkeit allemande sont-elles plus douces que la Dolce Vita italienne ? No sé.

Mais ce que je sais en revanche, c’est qu’utiliser une autre langue permet de prendre une distance avec ses habitudes. Cela nous met en équilibre, et nous donne la possibilité de s’observer soi et les autres sous un nouvel angle, ce qui est toujours bénéfique.

Que votre tailor soit rich, ou non. poupoule