Demain, c’est aussi bien… 3 trucs antiprocrastination

pinup procrastination

La procrastination, cet art de tout remettre à plus tard, est fêté aujourd’hui 25 mars (le 20 mars, c’était le bonheur) à l’initiative de David d’Equainville, un jeune éditeur qui a trouvé un remède définitif contre la procrastination : l’accepter. Contre la folie qui voudrait que l’on devienne tous des gens hyper organisés, rigoureux et jamais en retard, il prône même une « procrastination active », comme une forme de résistance à l’esprit du temps. Car il s’agit bien d’une attitude banale et courante que tout le monde pratique plus ou moins. À part peut-être quelques incroyables et merveilleuses de notre entourage, à l’efficacité jamais prise en défaut, qui font avouons-le envie et peur à la fois.

Sans entrer dans le pathos, voici néanmoins quelques astuces antiprocrastination ; faites-en ce que vous voudrez !

 Savoir vraiment ce que l’on veut

Avant d’entreprendre tout changement, il faut s’assurer de ce que l’on veut vraiment. Il est des objectifs que l’on repousse toujours peut-être parce qu’au fond de soi, l’on n’a pas vraiment envie de changer : changer de travail ? Suis-je prêt à me lancer dans une nouvelle carrière ? Il faut faire un examen de conscience. Et là, il vaut mieux renoncer plutôt que de repousser sans fin, afin d’éviter la culpabilité, beaucoup plus consommatrice d’énergie et de créativité qu’un deuil sain. Cela invite à définir de nouvelles priorités et de nouveaux objectifs.

Repérer ses moments de faiblesse

Etre conscient du phénomène. Plus exactement, il faut repérer les moments précis où l’on flanche, ainsi que les idées qui les accompagnent. Le propre de la procrastination est d’être une non-décision. C’est-à-dire qu’au moment où l’on devrait agir, on se trouve subitement et comme par hasard placé devant une autre attraction. Et c’est à ce moment que l’idée furtive du report s’insinue… (vous voyez bien ce que je veux dire…) C’est à ce moment précis, où l’on va basculer dans l’autre activité que celle prévue, qu’il faut mettre en place un système d’alarme intérieure.

 Se fixer des objectifs précis et limités

Procrastination rime souvent avec perfectionnisme. Le propre du procrastinateur est non seulement de remettre à demain mais de se fixer des objectifs irréalistes : d’autant plus ambitieux que l’on s’accorde un sursis et que l’on ne s’engage donc à rien pour l’immédiat. «Je reprends une part de tarte, mais demain, régime strict.» . Et le jour venu de changer vraiment, la barre est fixée si haut que l’échec est pratiquement assuré. Avec ses conséquences psychologiques : l’autodénigrement, la honte, la culpabilité et le découragement. Puis, une fois l’échec digéré, une nouvelle vague d’illusions s’amorce.

 Quoi faire alors ?

 Ce qui est difficile, c’est de renoncer à un plaisir immédiat pour une activité qui paraît ennuyeuse. La bonne méthode consiste à surmonter la difficulté, en réduisant l’effort au minimum. Il vaut mieux se fixer un petit objectif immédiat et facile plutôt qu’un gros obstacle. Si j’ai décidé de ranger mon bureau et classer mes papiers, je vais donc commencer par un exercice simple et immédiat. «Cinq minutes de rangement pas plus, mais tout de suite.» On se surprend alors à dépasser l’objectif que l’on s’était fixé. Le petit changement du jour aura produit une gratification morale : la routine a été cassée, c’est une première petite victoire sur soi. C’est la première récompense : le plaisir d’avoir réalisé quelque chose.

Les spécialistes de la procrastination suggèrent donc de repérer ses pensées récurrentes, ses mauvaises routines et ses moments de faiblesse. Puis il faut établir un plan de changement avec un programme précis (« à partir de demain, je vais améliorer mon anglais » n’est pas un programme précis : combien de temps par jour, à quel rythme, pour quel objectif ?).

Il faut ensuite définir les étapes intermédiaires, les petites étapes quotidiennes. Ensuite, il ne faut pas oublier la stratégie de récompense. À chaque succès, il faut s’accorder un plaisir : un loisir attendu.

Comme la lecture d’un article de l’œuf du neuf !

Bonne Journée Mondiale de la Procrastination !

Joue-la comme Bowie !

bowie

J’aime David Bowie.

Son œuvre musicale, en partie, mais SURTOUT le personnage, lyrique, étrange, immensément sentimental, humain et surhumain, réservé et timide, perpétuellement avant-gardiste, touche à tout, ultra-créatif, fabuleux.

David Bowie, c’est de la créativité ambulante. Il fait toujours quelque chose, il a toujours une idée novatrice, il est le directeur artistique jamais démodé, tout ce qu’il a fait hier reste neuf aujourd’hui. On en parle beaucoup en ce moment à cause de l’exposition que lui consacre la Philharmonie de Paris, alors moi aussi j’en parle !

David Bowie m’aide à être créative quand il me faut trouver une solution innovante, même pour un problème de plomberie. Certains se demandent ce que ferait leur mentor dans certaines situations, pour ma part je me demande ce que ferait David Bowie. Rock’n’roll suicide, Space Oddity, Heroes, penser Bowie, c’est penser « hors code existant ». C’est forcément innovant, même lorsqu’il s’agit d’être créatif dans une situation qui n’a rien d’artistique.

 Etre créatif sans être artiste

Car nous sommes tous créatifs ! Chacun a la possibilité d’utiliser son imagination pour mettre en œuvre des actions pour atteindre ses objectifs. Il ne s’agit pas d’être « bon en dessin ». Nous sommes tous les jours créatifs, notre vie nous y oblige : faire rentrer toutes nos obligations et nos loisirs dans nos journées, imaginer la solution logistique la plus efficiente pour une sortie entre amis (gestion du site, de la nourriture, des covoiturages, des enfants, etc), tout cela est déjà une montagne de créativité à laquelle nous ne pensons même plus tant elle nous est naturelle. Organiser, c’est créer. Alors organiser différemment, c’est innover ! Et c’est très facile à faire au quotidien. Le bénéfice est garantit pour le bien-être, grâce à l’intérêt nouveau que nous allons alors porter à nos activités habituelles, afin de contrôler que nos nouvelles façons de faire sont bien adaptées à nos objectifs.

Et imaginer des solutions créatives pour notre quotidien nous permet de le renouveller, de nous renouveller par la même occasion, et de voir sans cesse les choses sous un jour nouveau, donc plus attractif.

Vous aussi, jouez-la comme Bowie !

Ou comme Mamie, si c’est elle qui vous inspire !