POUR OU CONTRE LE CARNET DE GRATITUDE

carnet pinup

La gratitude est l’action de remercier et d’être reconnaissant pour quelque chose. C’est un levier de satisfaction au centre de nombreuses études sur le bonheur. Tenir un carnet de gratitude (ou de kifs), c’est-à-dire noter chaque jour trois faits pour lesquels on est reconnaissant ou content, permet de se forcer à prendre conscience de l’importance que peuvent avoir des petites ou grandes choses, et ainsi à tirer davantage de plaisir du quotidien.

 Est ce que ça marche ? Pour le savoir, j’ai testé, pour vous, pendant 6 mois, le carnet de gratitude. Suspens.

 Jour 1 : je note mes kifs mais je n’y crois pas. Je n’arrive pas du tout à dire « merci la vie » pour des bricoles. Si je gagne à l’Euromillions on en reparlera, mais pour le moment je n’en suis clairement pas là.

 Jour 3 : j’arrive à trouver l’élan pour remercier « la vie » de m’avoir fait connaître un bon ami il y a 7 ans, même si on ne se voit plus depuis 6. Cette rencontre parfaitement platonique a été inspirante et continue à me nourrir. Et j’ai eu cet élan juste après m’être dit que je n’arrivais pas à formuler en moi l’élan de gratitude pour mes kifs quotidiens, comme quoi, on a l’esprit de contradiction, ou on ne l’a pas.

 Jour 4 : rien à signaler, je suis sur un projet et je suis plutôt crispée. J’ai eu dans la soirée un élan de gratitude envers mes parents qui gardent ma fille, ce qui me permet de travailler plus tranquillement.

 Jours 6, 7 et 8 : rien de spécial, sinon que je me sens plus assurée et plus à l’aise dans la vie. Je dis les choses plus facilement aux gens, je suis plus authentique. Mais je ne sais pas si c’est lié aux kifs. Je ne suis toujours pas dans le remerciement. Mais je ne fais peut être pas assez d’efforts.

 Mois 1: J’ai acheté une fougasse pour un SDF qui fouillait les poubelles à côté de la boulangerie. Je ne sais pas si j’aurai fais ça avant. Je ne sais pas si c’est lié aux kifs. J’ai toujours du mal avec la reconnaissance, mais j’arrive à avoir un élan quand cela concerne l’amour des autres humains (famille, amis) et les états de grâce (quand j’écris, que je peins ou que je chante – ce qui je précise n’est un état de grâce que pour moi).

Mois 2 : J’ai de plus en plus l’impression que tout est à nouveau possible, qu’il n’y a plus de limite à mes projets. Je pense à nouveau, mon esprit s’est remis en marche. Il y a quand même des jours où je sens que j’ai moins de force et où je rentre à nouveau la tête dans les épaules.

Mois 3: je pense plus à faire plaisir aux autres… J’ai envie d’avoir des petites attentions raisonnables pour chacun. J’ai toujours du mal avec la gratitude vis à vis de mes kifs, c’est comme une pudeur qui m’empêche d’avoir l’élan nécessaire pour vraiment remercier dans le vide.

 Mois 4 : je pense aller à la salle de sport qui vient d’ouvrir à côté. Les choses me paraissent moins compliquées en général. Je pense que je serai un jour blonde comme Kate Moss. J’ai l’impression d’être en marche.

 Mois 5 : je n’ai plus besoin de repenser à ma journée pour noter mes kifs, je les reconnais dès qu’ils arrivent. Je pense être plus souriante, ouverte, détendue. Le regard des gens sur moi change, je me sens par moment toute puissante, présente, en phase.

Et à d’autres moments plus du tout, j’ai peur que cet état ne soit qu’une imposture de mon esprit. Parfois je suis au top, parfois je n’y crois plus une seconde…

Mois 6 : Je ne note plus mes kifs sur mon agenda maintenant, mais je les note mentalement. Je les remarque, je les distingue dès qu’ils arrivent. Je ne sais pas si c’est lié, mais j’ai le sentiment de recevoir beaucoup d’amour en ce moment, et ça me rend heureuse. J’ai l’impression de nager dans un pot de confiture.

 Conclusion sur 6 moins de gratitude : Même si je ne le formule toujours pas verbalement, je parviens à exprimer une gratitude vis à vis des choses, que j’analyse plutôt comme une bouffée de bien-être et de satisfaction. Dire merci, au fond, c’est être content de ce que l’on a.

 Mais sans se voiler la face sur la réalité, et c’est fondamental. Ce genre de méthode ne doit pas rendre irresponsable. Un arc en ciel et des bons amis ne rajoutent pas des sous sur mon compte (ou alors ce sont VRAIMENT de très bons amis) et ne guérissent pas les malades…Mais leur présence améliore le quotidien, et c’est déjà ça !

Article en collaboration avec Zen&Zolie

CONNAISSEZ-VOUS VOS FORCES ?

super heros

Bonjour les poussins ! Bienvenue dans le premier article de notre 1ère Working Week ! Une série de thématiques qui a pour ambition de vous rendre plus confortable au travail, plus efficace plus facilement, et surtout plus heureux.

La première étape, et non des moindres, pour démarrer, va consister en la découverte des qualités qui vous caractérisent. Car impossible de bien travailler si nous ne savons pas nous-même comment nous travaillons, c’est-à-dire comment nous fonctionnons et avec quels leviers.

 Pour ce faire, vous allez identifier parmi les 24 forces, qui sont les pièces du puzzle des personnalités de l’humanité entière, lesquelles vous animent et vous guident naturellement.

 Ces forces ont été identifiées dans les années 90 et 2000, sous l’égide des psychologues Seligman, Myers et Peterson, et pas en claquant des doigts. Plus de 40 chercheurs ont parcouru le monde pendant plusieurs années, pour rencontrer les peuples, du plus premier au plus évolué, et examiner leurs habitudes et leurs histoires. Ils ont parlé, écouté, échangé, pour identifier les valeurs positives communes les plus fondamentales à notre espèce. Des concepts bénéfiques importants et précieux selon toutes les cultures. Ces valeurs positives élémentaires ont été synthétisées en 6 catégories, dites « vertues », qui se déclinent chacune en « forces de caractère ». Ces forces, ou qualités, sont au nombre de 24. Vous pouvez les découvrir ici.

 Chacun d’entre nous les possède. Il y a en nous au moins un tout petit peu de ces 24 qualités élémentaires. Cependant, elles existent chez chacun à des niveaux d’expression variés, et cette combinaison unique fait la singularité de nos personnalités, de nos caractères et de nos modes de réaction personnels aux situations que nous rencontrons. Ce cocktail précis est notre arme secrète, puisqu’elle n’appartient qu’à nous.

 Pourquoi est-ce important de connaître ses forces ?

 Pour bien travailler, on a besoin d’être heureux. Et à fortiori que notre tâche nous rende heureux aussi. Fonctionner en exprimant ce que l’on a en soit de plus naturel, de plus évident, nous garantit une place à notre mesure. Une place qui nous va bien, qui nous rend bien, qui nous procure bonheur et satisfaction. Nous sommes dans cette situation quand nous utilisons les forces qui nous caractérisent : elles sont les outils préférés de notre boite, nous les connaissons par cœur et les manions à merveille. Votre gentillesse vous permet de vous sortir de toutes les situations ? Pour un autre, cela sera sa persévérance, et un autre sa créativité, sa curiosité ou son sens de la justice.

L’outil que nous utilisons prioritairement n’est pas le plus adapté à la situation ? Peu importe, son utilisation nous rend heureux d’effectuer la tâche, et le chemin pour atteindre l’objectif nous ravira davantage qu’en nous contraignant à utiliser un outil plus adapté, mais que nous avons moins l’habitude d’utiliser. Nous avons donc plus intérêt à nourrir nos forces, qui sont nos prédispositions, qu’à essayer de lutter contre nos défauts.

La connaissance de nos forces nous permet aussi de nous connaître en toute objectivité, sans risque de vantardise ; tout le monde possède des forces, chacun sa combinaison secrète ! On gagne ainsi le droit de se bichonner et de s’encourager, de croire en soi et d’apprécier sa propre façon d’être… On a pas encore trouvé mieux pour la confiance en soi !

 Toutes les combinaisons de forces sont valables pour obtenir un résultat !

Pour connaître votre combinaison personnelle, votre boite à outils, votre trousseau de clés, réalisez ce test en ligne, en français. Il est piloté par les scientifiques de l’institut VIAME de Minneapolis. Il est gratuit et accessible à tous. Il vous prendra une 12aine de minutes. Répondez le plus spontanément possible, en évitant les réponses neutres. L’adresse email que vous communiquez pour faire le test vous permet de recevoir par email la fiche récapitulative des résultats de votre test. Ne cliquez pas sur les options qui proposent des versions commentées à 20 ou 40 dollars, vous n’en avez pas besoin.

 Votre résultat ne va pas vous donner de pourcentages, mais une liste des 24 forces dans l’ordre où elles s’expriment chez vous. Les 5 premières seront votre trousseau magique. Les 5 dernières ne seront pas des défauts, elles restent des forces à part entière, mais simplement leur position signifie que vous avez moins l’habitude de les utiliser. Mettez-les en perspective à la lumière de votre activité, et elles vous donneront aussi des informations sur vous.

 Il est intéressant de refaire ce test régulièrement, car vous remarquerez alors qu’on peut gagner des forces ou en abandonner au profit d’autres, en fonction des événements et du cours de la vie.

 Par exemple, mon premier test montrait 5 qualités qui semblaient bien me convenir :

Prudence, Appréciation de la beauté et de l’excellence, Discernement, Amour de l’apprentissage, Créativité. Intello droite dans mes bottes, j’avais un petit moral à ce moment. La prudence me caractérise tellement qu’elle me bloque parfois (souvent). Mon cœur bat pour la beauté sous toutes ses formes, je suis assez lucide globalement et rien ne me rend plus heureuse que d’apprendre de nouvelles choses. J’étais très fière de ces qualités toutes neuves qui pourtant faisaient partie de moi depuis toujours. Je me suis sentie confortée, voir légitimée dans un caractère un peu introverti et des façons de faire jugées parfois inadéquates.

 Mes 5 dernières forces étaient : courage, persévérance, auto-discipline, spiritualité et pardon. OK, c’est vrai, je suis une franche rancunière ultra-cartésienne : la mer est pleine de poissons, je ne vois pas pourquoi je donnerai une seconde chance à ceux qui m’ont déçu alors que tant d’autres qui ne m’ont rien fait restent à découvrir. Je n’ai pas de spiritualité, c’est une réalité, et le groupe « auto-discipline/persévérance/courage » prouve bien que je ne suis pas la reine de l’effort. Effectivement, je ne peux fournir un travail de qualité que s’il a du sens pour moi. Ce trousseau de «queue » m’a permis d’accepter ma façon de travailler. Je travaille extrêmement vite quand je le décide, je qui me laisse le loisirs de ne le faire que lorsque cela devient nécessaire. En ayant intégré ce principe, j’ai arrêté d’essayer de me forcer à des plages de travail stériles et ennuyeuses. Si ce n’est pas le moment, ce n’est pas le moment. J’organise depuis mon temps différemment et de façon beaucoup plus efficace et satisfaisante.

 Connaître mes forces m’a aussi affranchi de la culpabilité de les nourrir : je m’accorde une demi-heure minimum de surf sur les sites de mes abonnements à des magazines qui me permettent d’apprendre des choses chaque jour. Et j’ai décoré récemment mon bureau avec des objets qui réjouissent mon regard. Et ces actions ne sont plus de la procrastination, mais de l’enrichissement du moi qui donnera ainsi le meilleur au moment opportun.

 4 mois plus tard, après avoir expérimenté dans le cadre de mes réflexions un exercice de psychologie positive appelé «  le journal de gratitude », et avoir malgré moi job-crafté (on en parle demain) mon activité, mon résultat avait légèrement changé. Seules les 5 forces de queue étaient identiques. En revanche, la prudence était passée à la 7ème place et avait été remplacée dans mon trousseau de tête par la capacité à aimer et être aimé, auparavant en 9ème position.

 Cette détermination de vos forces doit vous permettre de vous sentir vous-même à tout moment, et en pleine conscience. Ce que vous êtes est beau et bien, ce que vous êtes fonctionne.

Comme dirait Oscar Wilde : « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris ! ».

Faites le test, réfléchissez-y et partagez votre trousseau de tête ! Et préparez-vous pour demain, on parlera de job crafting, ou alors de chapeaux, ça sera la surprise !

Théorie de l’élargissement

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Barbara Fredrickson, l’une des figures de proue de la recherche en émotions positives, a établi la « théorie de l’élargissement et de la construction des émotions positives », selon laquelle les émotions positives élargiraient nos capacités attentionnelles, nous permettant de voir les situations de manière plus globale, tandis que nos émotions négatives nous focaliseraient sur ce qui ne va pas, ou qui nous fait peur, nous éloignant ainsi des solutions possibles.

Les émotions positives élargissent notre perception, nous permettant ainsi de percevoir ce qui n’était pas visible auparavant, et de rassembler des idées et des informations dans de nouveaux moyens créatifs et utiles. En revanche, les émotions négatives restreignent nos perceptions et notre manière de penser, principalement en concentrant l’attention sur le stimulus qui a déclenché l’émotion : le chien menaçant, l’ennemi détesté, l’examinateur, le client, le N+1 ou simplement les conséquences négatives de l’échec.

Ces manières de percevoir et de penser sont utiles, car toutes deux sont le fruit de la sélection naturelle. Quand nous ne sommes pas confrontés à des menaces immédiates pour notre survie, nous mettons à profit notre esprit pour nous construire et faire prospérer notre communauté, c’est-à-dire apprendre, créer, trouver de nouvelles manières pour faire les choses, aider les autres, se réaliser, s’améliorer.

En revanche, quand nous sommes confrontés à des dangers immédiats, notre esprit cherche, naturellement, à faire face à cette menace. Si un tigre vous pourchasse, le mieux à faire est d’utiliser des méthodes connues et habituelles pour échapper au tigre, plutôt que d’innover. En utilisant des moyens créatifs, nous courrons le risque d’échouer. Nous sommes donc biologiquement construits pour mettre en veille notre créativité quand l’échec peut engendrer de graves conséquences.

Un élargissement nécessaire au bien-être

Aujourd’hui, dans nos vies quotidiennes, le poids du jugement constant d’autrui, la comparaison omniprésente, l’obligation de la course au succès, ont remplacé le tigre menaçant. Le plus souvent, pour répondre à ces sollicitations sociétales de plus en plus pressantes, nous enclenchons naturellement le mode survie. C’est ce qu’on appelle « avoir le nez dans le guidon ». Nous ne focalisons que sur les problèmes à résoudre, sans avoir une vision globale sur ce qui fonctionne bien ou ce qui est déjà réalisé.

Ceci serait pourtant encourageant et installerait de meilleures conditions pour la résolution du problème en cours. Cette théorie de l’élargissement propose donc le moyen de prendre du recul, de relativiser les obstacles et de prendre un élan positif vis à vis des situations, pour optimiser notre capacité à les appréhender de la meilleure manière possible.

Hypersensibles = Hyperhumains ?

Vous ne supportez pas les pulls en laine qui grattent, vous n’aimez pas la musique forte et les conversations superficielles vous ennuient. Vous avez le sentiment que les gens ne prennent jamais de gants avec vous, que vous faites toujours plus attention aux autres qu’ils ne le font pour vous. Vous ne comprenez pas pourquoi votre entourage n’est pas aussi touché que vous par les faits divers atroces, et comment vos amis peuvent visionner sans ciller des scènes de violence dans les films. Vous êtes probablement un des 15% d’hypersensibles qui composent notre espèce. Et ce n’est pas un défaut, bien au contraire. Bienvenue chez les rois du monde !

PENSEZ-VOUS ETRE HYPER ?

Voici ce qui définit un hypersensible :

bombyx disparate
Ceci n’est pas un lapin-papillon, mais un bombyx disparate. C’est un peu à ça que je me fais penser, parfois.

1- Une hyper réactivité à l’environnement : la foule, le bruit, la lumière, les odeurs, … les stimulis extérieurs sont amplifiés. L’envie primaire de se rentrancher au calme est la conséquence inévitable de ces agressions pourtant très ordinaires.

2- Une grande sensitivité corporelle : la sensibilité n’est pas qu’intellectuelle, elle concerne aussi le corps. L’hyper sensible supporte mal la douleur, et le contact physique est autant un plaisir qu’une agression pour lui. L’hyper sensible est également sensible à la température, à la matière des objets et des vêtements.

3- Une vie émotionnelle intense : l’hyper-développement de l’empathie est un des points les plus difficiles à gérer au quotidien. L’hyper sensible se sens invariablement responsable de l’ambiance émotionnelle de son environnement. Les émotions qu’il ressent, bonnes ou mauvaises, sont très fortes, et le temps ne les atténue que difficilement. (c’est le revers d’une mémoire exceptionnelle).

4- Une grande créativité : un fort sens esthétique, l’amour des arts et le goût intense de la musique sont des traits classiques de l’hyper sensible. La créativité n’est d’ailleurs pas qu’artistique : l’hyper sensible fait preuve d’une grande créativité intellectuelle, a beaucoup d’idées, et une capacité particulière à réfléchir par lui-même en dehors des courants dominants.

5- La quête de sens : pour l’hyper sensible, la vie ne se réduit pas au travail, à la famille, à la construction d’une sécurité matérielle, ou à une simple recherche de plaisirs. La quête de sens, le besoin de s’accomplir et de faire coïncider ses talents et ses envies dans son existence est fondamentale.

 En tant qu’hyper-sensible en chef, je peux témoigner de 35 années d’hyper émotivité, d’hyper réceptivité, d’hyper vigilance, d’hyper mémorisation, d’hyper acuité, et d’hyper fatigue, forcément. Bien sûr, je rêverai de créer une société secrète composée uniquement d’hypersensibles, un hyper club de membres hyper lucides qui réussiraient à créer une hyper connivence hyper agréable et hyper reposante, intellectuellement hyper stimulante et forcement hyper drôle.

 Vous l’avez compris, ce que j’aime dans l’hyper sensibilité, c’est bien le HYPER.

 Car j’ai toujours eu l’intime conviction que c’est cette caractéristique prépondérante de ma personnalité qui fait toute ma force, qui est mon super pouvoir magique qui me rend (presque) absolument tout possible. C’est ma différence, mon éclat, mes bottes de sept lieux.

HYPERS HUMAINS ?

L’hypersensible est à mon sens une sorte d’hyper-humain, à la fois à cause de sa capacité à tout ressentir de façon exacerbée et pointue, amplifiée, mais surtout à cause de son empathie maladive et de son besoin impérieux d’assurer un climat émotionnel de qualité là où il évolue. Une hyper humanité tout aussi philanthropique que sensorielle.

 Bien qu’il soit donc naturellement doué pour le bonheur et les interactions de qualité avec les autres, l’hypersensible ne peut atteindre la félicité que dans des circonstances préservées des désagréments de la vie quotidienne.

Si vous vous reconnaissez, voici 4 conseils testés et approuvés pour optimiser cette chance, en faire un super pouvoir effectif, et en être pleinement heureux :

1- Se déculpabiliser : vous n’êtes pas anormal, vous êtes différent ; une sorte d’humain amélioré en quelque sorte. Hors le monde n’est pas du genre amélioré, d’où certains décalages, dont vous n’êtes pas responsable.

2- Se protéger des lieux, personnes, circonstances qui vous touchent. Sans hésitation surtout : en vous protégeant de ce qui vous met systématiquement en pelote, vous préserverez votre énergie et votre moral. Et vous n’aurez plus le sentiment de subir un environnement qui vous agresse et vous ballotte.

3- Arrêter d’interpréter et d’absorber les émotions des autres. Vraiment. Et c’est le plus dur. Ou alors seulement celles des gens qui comptent.

4- Prendre conscience de l’atout que représentent l’hyper vigilance et l’hyper acuité dans la vie personnelle comme professionnelle : c’est toujours une force de réussir à ressentir intuitivement ce que pensent les gens. Cela facilite la prise de position dans un groupe, l’anticipation, la négociation, l’échange. Ne vous voilez pas la face, les situations vous surprennent rarement, vous savez toujours parfaitement ce qui est en train de se passer. Apprenez à réagir en conséquence ! Déployez vos radars, écoutez-vous, faites-vous confiance, et c’est magique ; ça fonctionne !

 Pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette description, sachez que vous êtes doté d’un bagage émotionnel et sensoriel identique à celui des hypersensibles déclarés.

 Il est seulement moins rapide ou plus sage. Néanmoins, les qualités d’hyper-sensibilité peuvent être développées chez chacun, en essayant d’atteindre la pleine conscience dans un maximum de circonstances de la vie.

 Alors au boulot !

Bonheur naturel ou synthétique ?

Pour être parfaitement honnête, je voulais créer et animer un blog de mode.

J’ADORE les blogs de mode. Comme celui de Betty, de Stéphanie, d’Alix, de Marion… J’y passe des heures, à regarder des belles photos filtrées de jeunes femmes élégantes, étonnantes, et stylées sur des fonds urbains ou tropicaux. Je regarde leurs sélections shopping, je clique sur les liens, je remplis des paniers virtuels avec leurs vêtements coûteux et rares, leurs accessoires pointus mais improbables pour ma vie quotidienne. J’aime leurs physiques variés et leur goût pour l’objet, l’image, la mise en scène. Et c’était vraiment cela que j’aurai voulu vous offrir.

 Mais je n’ai ni le budget fringues, ni le physique, ni le photographe, ni le temps, ni les idées, ni rien de ce qu’il faudrait pour tenir un blog de mode inspiré et inspirant. Alors j’ai fais un blog sur la psychologie positive, ma psypopote, qui m’apporte beaucoup.

Pourquoi ? Parce que j’ai intuitivement compté sur « mon système immunitaire psychologique », c’est à dire la capacité de mon cerveau à s’adapter à un événement que je n’ai pas souhaité, ou qui ne s’est pas déroulé comme prévu. Le professeur Daniel Gilbert, de l’université de Harvard, explique ce concept en distinguant le bonheur naturel, que l’on obtient lorsque qu’on atteint un objectif fixé, et le bonheur synthétique, qui découle de notre adaptation positive, notre rebond, à une situation que nous n’avons pas choisie.

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 La question fondamentale sur ce sujet reste tout de même : lequel de ces deux bonheurs est le plus appréciable ?

Spontanément, on aurait tendance à penser que le bonheur synthétique n’est qu’un bonheur de second choix, une adaptation bon gré mal an aux événements qui nous dépassent. Certainement moins épanouissant, donc, que le bonheur naturel, plus évident, plus noble, qui est synonyme à la fois de chance et de reconnaissance des efforts fournis.

 Détrompez-vous ! Cette capacité au bonheur synthétique est une grande force. Notre grande force d’humain.

Chaque journée, chaque semaine, chaque année a ses déceptions et ses échecs, incontournables dans un monde que nous ne pouvons contrôler. Rester hargneux et regretter éternellement les opportunités ou les buts qui nous échappent nous rendrait simplement la vie impossible. On s’adapte pour rester heureux, en dépit de l’adversité de ce triste monde cruel. Nous sommes tous dotés de ce système immunitaire psychologique, cette faculté de fabriquer le bonheur, mais bien sûr, certains le font mieux que d’autres. Et dans certaines situations seulement ; la fabrication du bonheur synthétique est en effet plus efficiente en cas d’impasse, lorsque nous n’avons pas le choix. La liberté de choix au contraire n’est pas favorable à la fabrication du bonheur synthétique, car la multiplicité des alternatives entraine la possibilité du regret. Dans mon cas, pas de regret d’avoir choisi un blog de psychologie positive à la place d’un blog de mode, car je n’avais pas le physique approprié pour ce projet. L’œuf du neuf me rend en revanche sincèrement heureuse, bien plus qu’un blog de mode tenu par moi ne le ferait. Bonheur synthétique, bonheur à part entière.

 C’est ce processus qui est en œuvre également, à plus grande échelle, lorsque les personnes, après un accident de la vie, relèvent la tête et rebondissent. Une fois la tempête passée, leur inconscient rend acceptable ce qu’ils ont déjà, illumine ce qui reste pour qu’ils puissent reprendre la route. Ils changent de vie, prennent les choses en mains, et remontent sur le canasson du bonheur. Un canasson synthétique, mais qui va les porter vers leurs objectifs et leur permettre une nouvelle vie heureuse.

 De par sa nature « endogène », le bonheur synthétique est donc souvent plus durable que le bonheur naturel ; il est comme un système embarqué, nous le confortons inconsciemment. Le bonheur naturel, « exogène », beaucoup moins contrôlable, reste beaucoup plus aléatoire.

 Et vous, votre bonheur, vous le prendrez naturel ou synthétique ?

Jeter son sac par dessus le mur

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ça y est, ça, c’est fait.

Vous lisez ce billet, c’est donc bien que j’ai jeté mon sac par dessus le mur. Comme lorsque je balançais mon cartable en cuir rouge directement en haut de la petite côte que je gravissais pour rejoindre ma rue quand j’étais en primaire. Je lançais mon cartable haut et loin ; d’une part cela allégeait l’effort de monter, et d’autre part, j’étais bien obligée d’aller le chercher pour poursuivre mon chemin.

Aujourd’hui avec ce blog je refais la même chose. Je me lance, ou plutôt je lance le sac de mon envie d’écrire et de partager mes connaissances par-dessus le mur de ma prudence et du jugement d’autrui. Pelotonnée jusqu’ici dans ma zone de confort, je prends le risque de me connecter à ce que j’ai de plus authentique et de plus vrai. Flippant !

Lisez l’avant-propos ici pour comprendre pourquoi j’en suis arrivée là, puis s’il vous plait, soutenez-moi dans mon entreprise ! Car il m’a fallut du courage pour réussir à oser proposer le travail que vous trouverez dans ces pages.

Et surtout, maintenant que je vous ai dis cela, je suis bien obligée de continuer. Car c’est cela, jeter son sac par dessus le mur : prendre des engagements envers soi-même, mais aussi envers les autres, pour faire le premier pas vers nos objectifs. Parmi ces pas fondamentaux qui mènent à la réalisation,(et qui nous rendent souvent plus heureux que l’objectif lui-même), le premier est le plus fondamental, car sans lui aucun autre derrière.

Vous aussi vous auriez envie de jeter un sac par dessus un mur, puis d’escalader le mur pour aller le chercher ? Postez-le en commentaire, je suis curieuse de connaître la nature de vos sacs et murs personnels !

Pour la suite, je travaille déjà sur le billet de la nouvelle année, vous allez être surpris mais ça va probablement parler des voeux de bonheur et s‘intituler « Bonne année, Bonne santé ».

En attendant, à vos sacs…