MANGER LE COEUR DE SON ENNEMI

coeur

Aujourd’hui je vais vous parler d’une expérience amusante, qui n’a rien à voir avec Ko-Lanta et qui va vous changer pour toujours. Il faut être deux (c’est toujours mieux) ou tout seul, mais alors parfaitement honnête et objectif. Car il va s’agir de critiquer les gens qu’on n’aime pas !

Ah ! Mais ce n’est pas POSSIBLE, MOI j’aime TOUT LE MONDE ! Et bien tant pis pour vous alors, car vous allez vous priver d’une possibilité de vous améliorer… un peu. Allez, vous allez bien trouver quelqu’un à critiquer, non? Même pas votre mère ? Ou votre BELLE-mère ? De toutes façons, comme nous sommes ici dans une rubrique de psychologie positive, il va nous falloir être hyper constructif, même en matière de critique.

Je vais donc tester, en direct, sous vos yeux ébahis et dégoûtés, ce qu’on appelle « Manger le cœur de son ennemi ». Tout cru ! Miam ! Mais pourquoi ? Explication. Il y a forcément autour de vous des gens qui vous impressionnent, qui vous font sentir tout petit, vulnérable, intellectuellement ou émotionnellement. En essayant de verbaliser le pourquoi de cet inconfort dans l’oreille charitable (et de confiance si possible, choisissez bien) d’une amie, ou en les rapportant par écrit (c’est plus sûr, mais moins convivial), nous devons essayer d’identifier les conséquences positives (oui, po-si-tives !) du comportement de ces personnes qui nous stressent à mourir.

Pour ma part, je suis souvent impressionnée par les femmes ultra féminines, très maquillées, bijoutées, parfumées, les talons au menton, qui en dépit de ces artifices visibles respirent quand même la confiance en elles (appelons-les les Paonnes). Je suis parallèlement aussi très perturbée par les gens qui ne font aucun effort pour être appréciés (appelons-les les Ours). Qu’en déduis-je, mon cher Watson ? L’audace et le détachement, voilà deux traits de caractères qui semblent clairement me déranger chez les gens. Ceux qui en font trop m’ennuient et m’agacent, et ceux qui n’en font pas assez m’énervent tout autant. Mais moi, qu’est ce que je fais alors ? Bonne question, car souvent, ce qui nous inquiète chez les autres est ce que nous ne maitrisons pas. Alors qu’est ce que manger le cœur de mes ennemis Les Paonnes et Les Ours pourrait bien m’apporter ? Toutes ces personnes, je les sens capables de toujours avancer sans douter, et je les envie !

J’aimerais tellement ne pas tout prendre autant à cœur, me poser moins de questions, et ne pas me préoccuper de ce qu’on pensera de moi, si je me maquille trop, si je me mets trop en avant, si j’ai l’air de me la raconter, si je ne prends pas assez soin des gens, si je suis trop sûre de moi, même quand je maîtrise parfaitement un sujet ! Je n’ai pas leur assurance (liée à leur culot ou leur égoïsme), et pourtant j’en vois bien les bénéfices. Et si je pouvais faire pareil ? Audace et détachement ! Paonne et Ours à la fois… au moins de temps en temps ?

Curieuse de savoir si cet exercice vous aura aidé, et quels cœurs vous aurez dévoré… Au pire, vous aurez passé une bonne soirée ! A bientôt dans l’Oeuf !

Demain, c’est aussi bien… 3 trucs antiprocrastination

pinup procrastination

La procrastination, cet art de tout remettre à plus tard, est fêté aujourd’hui 25 mars (le 20 mars, c’était le bonheur) à l’initiative de David d’Equainville, un jeune éditeur qui a trouvé un remède définitif contre la procrastination : l’accepter. Contre la folie qui voudrait que l’on devienne tous des gens hyper organisés, rigoureux et jamais en retard, il prône même une « procrastination active », comme une forme de résistance à l’esprit du temps. Car il s’agit bien d’une attitude banale et courante que tout le monde pratique plus ou moins. À part peut-être quelques incroyables et merveilleuses de notre entourage, à l’efficacité jamais prise en défaut, qui font avouons-le envie et peur à la fois.

Sans entrer dans le pathos, voici néanmoins quelques astuces antiprocrastination ; faites-en ce que vous voudrez !

 Savoir vraiment ce que l’on veut

Avant d’entreprendre tout changement, il faut s’assurer de ce que l’on veut vraiment. Il est des objectifs que l’on repousse toujours peut-être parce qu’au fond de soi, l’on n’a pas vraiment envie de changer : changer de travail ? Suis-je prêt à me lancer dans une nouvelle carrière ? Il faut faire un examen de conscience. Et là, il vaut mieux renoncer plutôt que de repousser sans fin, afin d’éviter la culpabilité, beaucoup plus consommatrice d’énergie et de créativité qu’un deuil sain. Cela invite à définir de nouvelles priorités et de nouveaux objectifs.

Repérer ses moments de faiblesse

Etre conscient du phénomène. Plus exactement, il faut repérer les moments précis où l’on flanche, ainsi que les idées qui les accompagnent. Le propre de la procrastination est d’être une non-décision. C’est-à-dire qu’au moment où l’on devrait agir, on se trouve subitement et comme par hasard placé devant une autre attraction. Et c’est à ce moment que l’idée furtive du report s’insinue… (vous voyez bien ce que je veux dire…) C’est à ce moment précis, où l’on va basculer dans l’autre activité que celle prévue, qu’il faut mettre en place un système d’alarme intérieure.

 Se fixer des objectifs précis et limités

Procrastination rime souvent avec perfectionnisme. Le propre du procrastinateur est non seulement de remettre à demain mais de se fixer des objectifs irréalistes : d’autant plus ambitieux que l’on s’accorde un sursis et que l’on ne s’engage donc à rien pour l’immédiat. «Je reprends une part de tarte, mais demain, régime strict.» . Et le jour venu de changer vraiment, la barre est fixée si haut que l’échec est pratiquement assuré. Avec ses conséquences psychologiques : l’autodénigrement, la honte, la culpabilité et le découragement. Puis, une fois l’échec digéré, une nouvelle vague d’illusions s’amorce.

 Quoi faire alors ?

 Ce qui est difficile, c’est de renoncer à un plaisir immédiat pour une activité qui paraît ennuyeuse. La bonne méthode consiste à surmonter la difficulté, en réduisant l’effort au minimum. Il vaut mieux se fixer un petit objectif immédiat et facile plutôt qu’un gros obstacle. Si j’ai décidé de ranger mon bureau et classer mes papiers, je vais donc commencer par un exercice simple et immédiat. «Cinq minutes de rangement pas plus, mais tout de suite.» On se surprend alors à dépasser l’objectif que l’on s’était fixé. Le petit changement du jour aura produit une gratification morale : la routine a été cassée, c’est une première petite victoire sur soi. C’est la première récompense : le plaisir d’avoir réalisé quelque chose.

Les spécialistes de la procrastination suggèrent donc de repérer ses pensées récurrentes, ses mauvaises routines et ses moments de faiblesse. Puis il faut établir un plan de changement avec un programme précis (« à partir de demain, je vais améliorer mon anglais » n’est pas un programme précis : combien de temps par jour, à quel rythme, pour quel objectif ?).

Il faut ensuite définir les étapes intermédiaires, les petites étapes quotidiennes. Ensuite, il ne faut pas oublier la stratégie de récompense. À chaque succès, il faut s’accorder un plaisir : un loisir attendu.

Comme la lecture d’un article de l’œuf du neuf !

Bonne Journée Mondiale de la Procrastination !